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scherazade
05/02/2004, 18h16
Bonjour,voila le deuxiéme récit que j'avais promis.

Le bateau c'est bien,mais à la longue c'est ennuyant.Les journées sur un voilier sont outes pareilles: il y a le ciel,en haut,au dessus des voiles; il y a la mer, en bas et tout autour.ET puis entre les deux il y a moi,qui m'ennuie.
Cela fait six mois que mes parents et moi avons commencé cette croisiére.Au début j'étais heureuse,un an sans aller à l'école et puis les copines qui étaient jalouses,j'étais fiére de moi. Elles me disaient:
-Masilva tu en as de la chance,un tour du monde!
-Ptite veinarde va!

Les premiéres semaines j'ai aimé naviguer.Je me suis aménagé une petit cabine toute douillette.Mais trés vite j'ai compris que je serais seul pendant un an avec mes parents,et loin de toute mes amies.

Ce jour là,on étaient au bout du monde,j'était assise à l'avant du bateau avec joy,mon tout petit chien.Le pilote automatique commandé le bateau,pendant que les parents faisaient une sieste.
Soudain,il a fait trés,trés noir,le ciel s'est rempli de nuages.Ils étaient si bas que l'on pouvait presque les toucher. La mer s'est mise à vouloir rejoindre le ciel,avec des vagues géantes. Les parents sont sorties,et à leurs visages j'ai compris que ce n'étais pas une petite averse,mais bel et bien une tempete!
-Rentre dans ta cabine masilva!Vite...
J'ai mis joy contre moi et j'ai courue vers l'arriére. A cet instant,le vent soufflant trés fort a fait penché le bateau comme si il allait chavirer. C'est alors que la vague est apparut,elle était si haute, que l'on ne voyait pas le ciel.J'ai criée:
-Attention!
IL y a eu un choc terrible, la vague s'est écrasé sur le pont comme un avion!NOus étions tous seuls,c'était comme la fin du monde.
Le bateau s'est redréssé courageusement,mais les voiles étaient déchirées.
Cette tempete a duré toute la nuit,ce qui fut pour moi une éternité.

Quand je me suis réveillé, le bateau ne bougeait plus.
Dehors,il faisait beau et chaud.On aurait jamais dit qu'il y avait eu une tempete. Papa a jeté l'encre juste à coté d'une toute petite ile,trés jolie.Elle était si petite qu'elle ne figurées meme pas sur la carte. Alors,mes parents ont décidés de l'appeller Ilebora.Il y avait une montagne recouverte de mousse verte de la foret,et des plages de sables dorés tout autour.
Plus tard,maman et papa se sont occuppées de réparer les voiles,pomper l'eau...
Pendant ce temps,je m'ennuyais,j'ai alors demandé à maman si je pouvais faire une balade dans la foret,bien entendue,elle a répondue non:
-Masilva,c'est trop dangeureux! Tu pourrais te perdre,et peut etre qu'il y a des animeaux sauvages dans cette forets!
MOn pére me regarda,soupira,et il m'a laissé partir,en rouspettant qu'il avait deja assez d'ennuis comme ça!
Au pied de la montagne,il y avait une clairiére magnifique,avec tellement de fleurs,que je n'osé pas marcher dessus de peur de les abimées.Je me suis couchée dans la clairiére,puis j'ai couru dans la foret,en chantant des chansons,accompagné de joy qui aboyé!
J'ai marché un bon moment,puis je suis redescendue vers la mer.Mais je ne reconnaissais pas l'endroit,chaque bouquet d'arbres,chaque rochers,étaient different.Le soleil s'est posé sur l'horizon, et je ne reconnaissais toujours rien. Mon coeur battait la chamade. Pour me réconforter,je dis à joy:
-Tu verras à la prochaine crique,il y aura le bateau.
Mais je ne le voyais pas.J'ai crié,personne ne m'entendais.
Soudain la nuit est tombée,il a fait out noir.Dans la foret,il y a eu un bruit bizarre comme un grognement d'animeaux.Je serais trés fort contre moi joy,puis je l'ai laché sur le sable,prés de l'eau et le temps que je me retourne, une vague m'a surprise et m'a emporté.Je voyais joy,mais je ne pouvais pas l'atteindre.La mer m'aspirait,le courant me poussais.Je ne voyais plus l'ile,j'étais en pleine mer.Je me suis mise à nager à toute vitesse,sans savoir ou j'allais.Soudain,un mur plus noir que le ciel est apparue devant moi,puis il s'est arreté.Dans cette nuit noire,j'ai vu un oeil qui m'observé. Il était gros comme un plat.J'ai poussé un grand cris,puis je ne me souviens plus de rien!

Quand j'ai rouvert les yeux,il faisait encore nuit,j'étais couché sur le sable.Une voix a dit:
-Ne t'inquiéte pas,tout va bien.
J'ai levé les yeux est un garçon était penché sur moi.Il avait la peau mat,et les yeux en formes d'amande.Il me souriait en me frottant le front avec une compresse de palme tréssé.
Je me suis redréssée,et la mémoire m'est revenu.Je commencé a crier:
-Joy,joy!
Il m'a tendu mon chien qui était encore tout mouillé.Pauvre joy,je l'ai serré fort dans mes bras.
-Je l'ai trouvé prés de toi dans la mer.C'est pour lui que tu t'es noyer?
-Une vague l'a emporté.....
IL s'est relevé en regardant loin vers l'horizon.Il n'était vetu que d'une pagne en tissu,comme en porte les habitants des iles. Je lui est demandé comment il s'appeller,et il a répondue:
-Je porte le nom d'un poisson,ceux qui nagent devant les grands requins pour leurs montrer le chemin.
-Heu...,les poissons-pilotes?
-Voila,c'est ça!
IL m'a pris par la main et m'a guidé le long de la plage.J'avais confiance en lui.
-Tu habites ici?
Il a ri
-Non,il n'y a personne ici,rien que toi et tes parents.MOi je m'en vais cette nuit
-Ou ca? Je peus t'accompagner.
Il serra ma main plus fort et regarda vers le large.
-Non je vais trop loin.Voila,tu es arrivé,tes parents ne sont pas là,ils doivent surement etre à ta recherche.
POisson-pilote a fait du feu,je me suis assise prés du feu,avec joy dans mes bras.Et j'ai dit:
-Tu sait quand j'été dans l'eau,j'ai fait un drole de reve.IL y avait un mur noir devant moi,avec un oeil qui me regardais.
-Non,ce n'était pas un reve.Ecoute...tu les entends,ils sont là,ils m'appellent
-Qui ça?
6La bas,regarde!
J'ai tendu mon oreille vers la mer,et j'ai entendu comme un grand souffle,un grand soupir.
Je dois lm'en aller masilva.Je dois les conduire là ou les chaseurs ne les trouverons pas
-Qui,ou?
A bientot masilva!
Il a plongé dans l'eau,je me suis avancée pour mieux voir.Il avait disparu! Mais soudain,la mer s'est soulevé,et dans la lumiére bleu de la lune,Poisson-pilote a réapparut,sur le dos d'un énorme cachalot!Autour de lui,et partout dans l'océan,la surface de l'eau s'était couverte de petites iles brillantes.Poisson-pilote a levé un bras vers moi,et m'a crié:
-On se reverra masilva!
Puis il est partie vers le large,suivant toute la troupe de géant qui lui obéissait. Je suis resté à regarder la mer un long moment.

Maintenant je suis de retour à Paris,mes parent n'ont pas cru à mon histoire,alors j'ai décidée de garder se secret rien que pour moi.Plus tard,quand je serais grande je deviendrais une specialiste des animeaux de la mer.Je voyagerais sur tout les océans,et un jour j'iaris à Ilebora,et Poisson-pilote sera là,debout sur un cachalot.Il me dira:
-Tu vois j'avias raison,on s'est revus.
Et ce jour là,sera un jour formidable....

(Merci à ma soeur,qui a énormément d'imagination!Elle m'a mis sur la piste!)

morjane
05/02/2004, 19h03
:applaudit: Azul Schérazade

C'est magnifique. Tu m'as enchantés je suis heureuse de ce concours sinon je n'aurais pas eu le plaisir de lire toutes ces merveilles que vous écrivez. J'ai adoré ton récit. Sincèrement.

Merci à ta soeur , elle peut écrire aussi si elle veut. C'est pour le plaisir et plus il y aura de participants plus ce sera riche. Mais là vraiment, je suis enchantée.

Merci et bonne soirée Belle Princesse :1039989653:

scherazade
05/02/2004, 19h39
Merci morjane!
C'est vrai que c'est une belle histoire.Ma soeur,elle n'a qua 14 ans et quand elle écrit c'est parcequ'elle est obligé! Quand elle doit rendre une redac à l'école,sinon,la plume elle n'y touche pas!Mais elle me parlais de mers,océan,de croisiére,alors à force de réfléchir ça a donné cela!

bladerunner
14/02/2004, 08h18
Bonjour Lise.

Je participe pour te faire plaisir, je poste ici un de mes anciens textes que j'adore d'ailleurs.
__________________________________________________ ________

Il n’y a pas pire que…..

Ne jamais frapper à la porte quand tu rentres chez toi.
Qu’une sonnerie de téléphone soit le meilleur événement de la journée.
Que la radio ou la télé soient les seules voix humaines qu’on entend chez toi.
Que la salle de bain ne risque jamais d’être prise la matin.
Qu’un chat ou une bestiole quelconque soient parfois les bienvenus chez toi.
Que personne ne me soigne quand tu tombes malade.
Que le dernier mot que tu prononces est à dix huit heures.
Que tu ne déranges personne quand tu augmentes le volume.
Que personne ne t’attendes quand tu rentres le soir.
Que personne ne te réveille le matin.
Que personne ne sourit quand tu rentres heureux.
Que personne ne s’inquiète quand tu rentres triste.
Que ton chez toi est strictement à toi.
Que tu mentes quand tu dis « j’apprécie ma solitude » et tu en es mélancoliquement conscient.

Il n’y a pas pire que vivre seul.

sacov
15/02/2004, 02h58
La télévision, naguère dans son pays, même avec des couleurs ternes et un sens unique du vent de la pensée, lui offrait la possibilité de rouler des yeux au roulement des images venues d’ailleurs. Cela lui épargnait de geler à la vue de la banquise et de fondre sous la chaleur torride des misères éparpillées sous les acacias des déserts lointains.
Cette idée lui vint alors qu’une profonde introspection s’opère en lui. Il s’est surpris, ces derniers temps à faire son bilan et, à un âge qu’il ne contrôle plus, s’ajoute la panique d’avoir vécu à blanc.
Le confort de vivre par l’image, la banquise sans geler et la misère des acacias sans y laisser des lambeaux gluants, lui permettait de transcender le menu besoin en l’expliquant par un inéluctable avenir radieux et brillant. L’inéluctabilité de cet avenir avait, sans qu’il le veuille, son pendant dans des croyances mystiques dont la régénération attend l’arrivée du Messie.
Lui n’est qu’un homme!
Aujourd’hui, son chemin est à l’envers de ses projets d’antan. Ceux-ci, entrés par effraction dans la simplicité et le bonheur de la vie qu’il menait, n’étaient ni planifiés, ni en réalité voulus.
Sa vie se résumait à bien se tenir dans une petite embarcation, sans amarres et sans port d’attache. Sans horizon. Sans lever de soleil, tellement le coucher lui ressemblait.
Vint un jour, accidentellement, s’échouer sur le flanc de sa barque tranquille, du mauvais côté peut-être, une bouée colorée aux rêves les plus fous. Il n’en demandait pas tant! Il n’en rêvait même pas tant les bouées à ses yeux, présentaient le désavantage du gouffre sans fond. Cette idée de gouffre ne l’empêcha pas de s’en habiller et de lui livrer sans trop de questions, puisqu’elle ne pouvait lui répondre, tout ce qu’il avait accumulé comme biens.. C’est-à-dire rien.
Il ne mit pas tout de suite le cap sur l’inconnu. Il avait fort à faire, à expliquer, à payer ses dettes, surtout à s’empêcher de dire ce qu’il lui brûlait la langue. Tenu par des serments de fidélité que d’autres ont prêté pour lui, pour son bien lui dit-on, à bien des forces de la nature et à d’autres forces, il hésita longtemps. Une terrible bataille se livrait en sa conscience entre son statut invisible et le leurre entretenu par ce système qui lui faisait croire qu’il était ce qu’il n’était réellement pas. Tous les artifices qui l’entouraient, les gadgets qui semblaient lui appartenir pour un temps, les membres de sa familles, tous jouaient un rôle dissuasif : le rôle de rabat-joie.
En face de cette valeur rayonnante sur les autres et sur tout, vaguait la vision trouble et éparse d’un voyage dans le néant…L’inconnu.

Il se décida!

:wink:

scherazade
15/02/2004, 08h27
:applaudit: Sacov et Bladerunner.
Tu as bien raison blad,il n'y a pas pire que de vivre seul! :(
Lisebeth va etre heureuse que vous ayez participé.

sheyla
16/02/2004, 01h31
Comme un trésor enfoui au fond d'un océan
Tu t'es oublié depuis combien de temps?
Tout le monde sait ce que contienne les trésors!
Mais toi, le tien, tu l'as oublié ou tu l'as ignoré?
Plusieurs le cherchent n’importe où pour le découvrir
Le tien il est tout près et ne demande qu’à te servir!
Eux,ils l'imaginent déjà trouvé et dans leurs mains
Mais si tu veux l'obtenir, alors saisi la chance aujourd'hui tu verras bien...
Ils ne t'auront que quelques jours entre leurs doigts, toi tu le porteras hier,aujourd'hui , et demain, tu seras fier de toi.
qui sait c'est peut-être a cause d'une tornade qu'il a fait naufrage!
Il n'y a pas que les autres ou les émotions nous chavirent il y a la rage!
En fait quelle rage pourrait nous faire subir un naufrage?
Celle que tu crois le manque de courage!
Comme ces gens qui sont a la recherchent de ce trésor, ils ne calculeront, ni le temps, ni la peur ni les efforts pour obtenir ce cadeau.
Gratuit ne ménage pas tes craintes , peurs , découragements, balai tout ce qui te nuis et vas au plus profond de toi car ce que l’on y trouve , jamais on ne l'oublie!
et n'oublie pas dans chaque trésor on trouve une perle incomparable.
celle qui est en toi une fois découverte sera inestimable.

LeGrandBleu
16/02/2004, 14h33
Jardins de saisons

Pourquoi les choses simples appartiennent-elles toutes au passé?
Pourquoi, lorsqu’il a neigé, le fascine toujours la virginité, l’absence de traces, de marques, les cristaux sous l’air vif qu’aucun désir ne semble concerner? Et puis, pourquoi accepte-t-il d’avoir si froid , lorsqu’aux premières chutes blêmes de neige, il préfère ouvrir tout grand les volets…On peut ouvrir la vie à n’importe quelle page et réfléchir à partir de ce qu’on lit.
Le printemps, tout est rose!
Un jardin rose, pour des roses de tous les roses, pour toutes les fleurs roses de la terre, pour celles des arbres qui osent se colorer, pour des baies folles, pour des nuances à vivre ou à imaginer, de la première jacinthe ferme, pure, au parfum insensé, jusqu’à l’abandon amoureux.
Tout ce qui accepte que se rencontrent la mort blanche et la vie rouge, tout ce qui mêle, traduit, mélange! Toute la rosée des matins de printemps sur l’herbe étonnée et protégée par trois grands érables qui cassent la lumière du ciel.
Un divan, bois de rose sculpté en velours pêche, pour se cacher sous les rosiers grimpants, gâteaux d’amande au sucre rose glacé, lampe de papier au lilas en fleurs pour savoir, même la nuit, la jeunesse du monde!
Qu’avons-nous dit au jardin rose?
Tu as parlé de Mythes…Comment établir des dialogues, des questions mal posées, des synthèses et des approximations comme règle absolue des échanges…
Et je ne t’écoutais pas. Je ne comprenais pas ce que tu disais, j’étais là, dans l’herbe, dans un matin neuf, tu tricotais tranquille, un gros pull de laine mohair rose en mastiquant tes mots, et moi, ivre de cette fraîcheur, du pétillement de l’air et des parfums, heureux à la folie d’être près de toi dans ce jardin dessiné, cultivé, élevé par toi, j’apprenais, dans l’étonnante légèreté de ces nuances roses, un sentiment qui me débordait, qui m’éblouissait, qui me survoltait : l’enthousiasme!
L’été, tout est vert, tout est bleu. Un jardin qui grimpe comme un fou la colline, et travaille ses ocres de secrets et de rêves. Les pierres bleues du bassin qui s’accroche à la source . sont débordées de touffes fleuries, de fleurs d’eau. Il en est de précieuses, d’éphémères, de vigoureuses; il en est de drues, de tombantes, et la plus minuscule s’étend en tapis : myosotis!
Pas d’ombrage. Un jardin sans fruits. Pas assez de parfum pour ne pas sentir la terre et la pierre.. Le bassin découpe un morceau de ciel. Faut-il admettre que le cèdre soit bleu? Sous sa branche, une natte où tu as servi le thé, noir, sans sucre. L’air était frais, on apercevait le lac tout bleu, loin, là, en bas.
Des abeilles rodaient.
Qu’avions-nous dit au jardin bleu, Nedjma?
Nous avons parlé de l’indigo, de pays bleus, de ciel appuyé sur le sable, de pays entièrement fabriqués de ciel déposé sur les dunes et les pierres! Les villages bleus des Aurès, et le bleu des mirages des routes sans virages…Les cernes qui fardent les yeux des enfants, la fatigue, les coups toujours injustes, les nuits d’étude, la mer, découverte marine un jour d’orage, les fins tissages tunisiens…les turquoises d’Amérique du Nord, et le vocabulaire des gens du village qui n’ont qu’un seul mot pour dire le vert et le bleu…
Il me semble avoir pris ton poignet pour lire ton vieux tatouage, qui sur une peau blanche aurait dû être bleu.

scherazade
16/02/2004, 15h39
Bonjour GB!

L'inspiration t'es revenue! Bravo en tous cas,c'est un trés joli récit,plein de couleurs,de saisons...Sincérement il me plait.
Bonne apres-midi (heu,devrais-je plutot dire bonne journée,non?!,c'est le matin à Montreal?)

Néris
16/02/2004, 17h28
Je parle pour moi mais je suis sure que vous redonnez espoir et sourire a beaucoup d'entre nous

Merci

scherazade
16/02/2004, 18h10
Azul neris

Pourquoi ne participerais-tu pas? Aller lance toi! :wink:

morjane
16/02/2004, 18h27
Merci à Sacov que j'ai adoré retrouver et A Bladerunner, c'est rigolo le même jour j'avais le même thème en poème, et le GrandBleu, C'est magique.
Oui Néris, lance toi ce serait sympa, en plus je suis sur que ce serait géniale.
J'espère que Fantomette reviendra nous mettre un texte et tous ceux qui veulent sont les bienvenus.
bonne soirée à tous

sacov
16/02/2004, 19h17
Mais, l’avantage de l’inconnu, aux yeux de cet homme seul devant l’adversité qui ne cessa de le coller, maquillant sa présence de la tranquillité la plus innocente qui soit, présentait l’avantage d’une prière qu’on fait en prenant l’habitude de ne pas attendre de résultat. L’inconnu pour lui, révèle la force d’un espoir qui n’est pas tout à fait mort. L’espoir hibernait. Le paysage coutumier de l’homme ne l’encourageait pas à larguer les amarres, tout au plus, la sédimentation des différentes couches de sa vie sans relief particulier, l’aidait à en supporter le poids en espérant à la fin, constituer une aire assez solide pour l’envol de sa lignée. Il y tenait, considérant cela comme le minimum requis pour mourir en paix.
Mourir en paix!
L’homme s’est toujours étonné de l’importance accordée à la mort dans un pays ou les trois quarts de la population venaient de sauter par-dessus la puberté…la resquiller.
Tout se passa très vite dans sa tête en regardant la bouée. Sa couleur se confondait admirablement avec le paysage qui entourait la paisible embarcation, elle ne présentait rien de mal, au contraire. En la regardant, il ne décela aucune agressivité, encore moins de décalage avec ce qu’il considérait être un parcours naturel d’une vie sans histoires. Elle se fondait dans le décor et effaçait toutes les suspicions qui émaillaient son intense questionnement. Il n’était pas préparé à des dilemmes aussi inconnus. Il décida alors de ne s’en servir qu’en dernier recours, au cas ou sa petite embarcation tranquille et paisible prendrait de l’eau. Prévoyant, forcement calculateur malgré lui, il prit soin de hisser à bord la bouée. Il l’a dégonfla, la plia soigneusement et la rangea dans le coin le plus alerte de sa mémoire. Au moment ou il fit cela, tous les autres coins de sa mémoire étaient habités par d’autres bouées, aussi bien dégonflées et aussi soigneusement pliées. Tout était dans l’ordre des plis et dans les soins requis.
La bouée, en squattant un coin de la mémoire de cet homme particulièrement, loin d’être dupe, présentait surtout, pour ceux qui l’ont lancée en mer, l’avantage d’éviter de s’ancrer dans la stérilité d’innombrables autres mémoires, pourtant cibles faciles. La sienne était loin d’être facile, tourmentée qu’elle était par un immense flot de questionnements, finissant par l’aiguiser au point de la rendre alerte, surtout insensible au récurrent.
Quel est finalement le port d’attache d’origine de la bouée en question? Les matériaux la constituant, la finesse de sa glisse sur les vagues des horreurs qui nourrissent les mémoires stériles et innombrables, aidée en cela par des vents à la violence adoucie par la prosternation qu’ils rencontrent, tribut de lâcheté et de compromission des princes.

:wink:

Néris
17/02/2004, 14h15
je vais me lancer trés prochainement :oops:

merci a tous d'etre indulgents :green:

Bizouche :dude:

scherazade
17/02/2004, 21h16
Super neris!!
Je suis impatiente de te lire,je suis sure que se sera génial! :D

Diden94
24/02/2004, 06h31
Bonjour a tous

J'aimerai vous faire partager deux textes de mon fils.


Composition de français N°1

Sujet
La chaleur était lourde et j'avais fini par m'endormir au fond de cette vielle barque attachée au bord de la Marne. Lorsque je m'éveillais la nuit approchait et ma barque avait dérivé pour venir buter contre une île au milieu de la rivière.

L'embarcation s'était maintenant stabilisée sur les eaux boueuses. Je lançais un vif regard sur le milieu qui m'entourait, apparemment très hostile. Comment avais-je fais pour accoster sur un endroit aussi sinistre ? Je tentais d'appeler au secours, mais le vent balayait ces quelques cris comme il rejetait les feuilles mortes. Puis l'or du ciel finit par tomber. Je compris alors que je devais me contraindre à passer la nuit sur cet effroyable endroit.
Je n'arrivais pas à m'endormir, c'est alors que je vins à explorer cet endroit visiblement désert. Les ronces et les orties envahissaient ce lieu pratiquement imperméable. Le vent s'engouffrait dans les feuillus, et laissait échapper des volatiles et des silhouettes inconnues, me donnant la chaire de poule. Je finis par reprendre mes esprits, et finalement, je trouvais un endroit où passer la nuit.
Au petit matin, la brume envahissait cet endroit angoissant. L'humidité, avait finit par me glacer le sang et la faim, le froid amplifiaient mon inquiétude. Promprement, je percevais le bruit d'un pataugement, qui attirait mon attention.
C'était un homme sur une barque, qui semblait venir à ma rencontre. Je compris alors que mes inquiétudes prenaient fin.
Aujourd'hui je compatis envers les sans abris, qui n'ont ni logis ni couverts.


Classe de 5A collèges Paul Eluard

Daoudi


Professeur de français monsieur André Julien




Composition de Français N° 2

Sujet
A l'automne de votre vie dans le grenier aux souvenirs.

J'avais besoin de monter un carton au grenier. Une tâche que je trouvais aisée avant que je me rende compte que la vieillesse avait accumulée sur ma personne rhumatismes et contusions me rendant l'action bien difficile. Je parvins tout de même au grenier, et là….
Quand j'ouvris la porte, je me trouvais au cœur d'un entassement d'objets poussiéreux. J'observais cet endroit envahit par les araignées, quand mon regard se posa sur une photo au cadre abîmé et ne mesurait pas plus de dix centimètres. C'était une photo de moi en tenue sportive. Cette photographie me fait revivre tous les bons moments passés j'étais jeune rapide, vigoureux, et à ce moment un sentiment de jeunesse m'envahit l'esprit. Tout à coup une souris qui grimpait ma distrait et celle ci vint s'installer prés d'une laisse. Cette laisse appartenait à Snoupi, mon dernier compagnon avant qu'un automobiliste imprudent ne lui ôte la vie. A sa mort se fut le début de la solitude et de la tristesse. Je me souviens, il m'accompagnait toujours dans mes promenades. Quand je rentrais à la maison, il me sautait au cou et je savais qu'il attendait sa caresse. Entre nous, ce n'était que des échanges de gestes affectueux. Je croyais avoir oublier mon fidèle labrador mais mon grenier l'a fait revivre dans mes pensés.
Je ne pensais pas qu'un grenier puisse faire revivre des souvenirs que je croyais oublier.




Classe de 5A collège Paul Eluard

Daoudi


Professeur de français monsieur André Julien


Amitié diden94

scherazade
24/02/2004, 08h21
Bonjour diden

Ton fils ecrit trés bien! En plus il est en 5°,il a de l'avenir dans l'ecriture.

Diden94
24/02/2004, 18h05
Bonjour scherazade
Merci pour lui , il t'offre ce texte

COMPOSITION DE FRANÇAIS N°3**

Sujet*:*

Cette nuit là, je ne parvenais pas à trouver le sommeil. Je me levai pour prendre un verre d’eau dans la cuisine. En traversant le salon je fus éclairé par une lumière qui parvenait de dehors. J’ouvris les rideaux, et là…. Stupeur*! Un O.V.N. I se tenait au-dessus de la cité.*

Racontez la suite.**


Il faisait nuit, mais je parvins à distinguer une forme vague et mouvante qui se détachait du ciel étoilé. L’appareil finit par s’immobiliser à une centaine de mètres de ma fenêtre. A ce moment, je pus observer cet O.V.N.I.*La soucoupe volante avait une forme cylindrique d’une couleur métallique.Celle-ci dégageait une lumière aveuglante et tourbillonnait sur elle-même telle une toupie en folie éclaboussant de sa lumière toute la cité. Soudain, elle se stabilisa et se posa sur le sol à l’aide de quatre pieds qui s’entendirent de son grand plateau circulaire.La lumière s’éteignit et j’aperçus deux lucarnes et une antenne en orbite au sommet du vaisseau qui mesurait au moins vingt mètres d*‘envergure.*La cité était si calme que j’avais l’impression d’être seul témoin de ce phénomène paranormal. Un sentiment d’émerveillement et d’inquiétude me glaçais le dos.Quelle pouvait être la raison de cette venue, dans un quartier sans intérêt apparent*?Peut être la découverte d’un urbanisme nouveau*? Promptement, O.V.N.I s’envola tel une étoile filante tout en gardant le silence le plus profond me laissant seul avec mes interrogations.*Aujourd’hui, J’en garde les image mystérieuses, sans même les avoir dévoilés à quelqu’un de peur de passer pour un fou.**
*
Classe de 5A collèges Paul Eluard Daoudi *
*
Professeur de français monsieur André Julien

Amitié Diden94 :D

Diden94
24/02/2004, 18h17
Bonsoir à tous

voici un poème de ma composition que j'aimerai vous faire partager .
vous pouvez découvrir d'autre textes sur mon site internet
http://******************/diden01/index.htm

M'endormir

C'est tout ce que je voudrais en ce moment
Pour enfin pouvoir penser a toi librement
Pour m'imaginer, moi, dans tes bras
Notre amour nous suivant pas à pas

M'endormir
Pour être au paradis
Ce paradis qui se trouve parmis
Les sentiments que j'éprouve pour toi
Et ceux que tu aurais envers moi

M'endormir
Pour m'évader de cette vie
Celle qui m'ennuie
Et qui ne m'a jamais fait connaître
Le bonheur de sentir l'amour renaître

*Je veux m'endormir
Pour être avec toi.

Amitié Diden94 :D

scherazade
24/02/2004, 21h04
Bonsoir diden
Merci à ton fils pour son joli récit! Il écrit vraiment trés bien,bravo!!

Et merci à toi pour ton joli poéme,je vais aller jeté un coup d'oeil sur ton site.