PDA

Voir la version complète : L'ARPT préconise l'identification des puces en Algérie


nassim
27/02/2008, 23h16
Plus de trois millions de puces GSM seront résiliées en Algérie à partir de fin avril prochain si les trois opérateurs de la téléphonie mobile ne prennent pas leurs dispositions pour régulariser la situation des propriétaires de ces lignes contractées sans contrat. “Nous leur donnons encore un autre ultimatum, à savoir jusqu’à la fin du mois d’avril pour assainir l’annuaire téléphonique de leurs abonnés qui ont acheté des puces sans contrat, et qui n’ont pas encore régularisé leur situation. Faute de quoi, nous sommes obligés de le faire nous-mêmes”, a martelé, hier, le président du conseil de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPT), Mohamed Belfodhil, lors de son intervention au Forum d’El Moudjahid. Évoquant les raisons sécuritaires, notamment le vol des téléphones portables, un phénomène, par ailleurs, qui a pris de l’ampleur, et autres raisons économiques qui ont jusque-là retardé cette opération d’assainissement, le responsable de l’ARPT a estimé que le nombre de puces vendues de manière informelle avoisine les 15% des abonnés de la téléphonie mobile en Algérie qui a récemment atteint les 28 millions d’usagers, puces sans contrats comprises.

collaboration pour identification
L’objectif étant d’arriver à identifier tous les numéros de téléphone et les millions de puces GSM qui circulent sur le marché, cette autorité a mis un important dispositif pour freiner ce phénomène qui ne profite ni à l’économie nationale, encore moins à la sécurité des biens et des personnes. Partant du fait que “tout numéro de téléphone est le patrimoine de l’abonné quel que soit l’opérateur auquel il est affilié”, l’Autorité de régulation veut, du coup, placer les usagers devant leur entière responsabilité au même titre que les opérateurs de la téléphonie mobile qui n’arrivent pas à maîtriser un marché en exponentielle expansion. “Nous avons mis un dispositif qui réglera le maximum de problèmes. Mais à partir de fin avril prochain, même si l’abonné a contracté une ligne GSM chez un opérateur avec ses papiers d’identité, sa ligne sera tout de même coupée si cette dernière n’est pas officiellement déclarée”, a ajouté M. Belfodhil qui a relevé les efforts consentis par l’ensemble des opérateurs en ce sens. C’est ainsi que la collaboration des trois opérateurs, à savoir Algérie Télécom, Orascom Télécom Algérie (Djezzy) et Wataniya Télécom Algérie (Nedjma), est plus que souhaitée par l’ARPT qui menace sérieusement de prendre les choses en main avant que le phénomène ne prenne une autre tournure dans les années à venir.

En ce sens, et même si cela ne relève pas de ses prérogatives, l’ARPT encourage la création de l’association des consommateurs en Algérie, car, estime M. Belfodhil, “mieux vaut avoir affaire à une association pour les réclamations et doléances qu’à 28 millions d’abonnés !” Le Consortium algérien des télécommunications (CAT), Lacom, propriétaire de la seconde licence de téléphonie fixe en Algérie, qui a introduit des services à valeur ajoutée, notamment l’accès data et Internet jusqu’à 153 kbps et le triple play (technologie NGN), va bientôt reprendre du service après une tempête qui aura duré plusieurs mois. Sur un autre plan, le conférencier a annoncé que l’ouverture des plis, concernant le développement du service universel en Algérie, aura lieu au courant du mois de mars 2008. Cette opération touchera, entre autres, les zones peuplées de 800 à 2 000 habitants et les zones de moins de 800 habitants, dans un premier temps. Cela s’ajoute, dira encore M. Belfodhil, au développement des ressources rares, dont un plan national de numérotation.

source : Liberté

Cookies