PDA

Voir la version complète : Que connaissez-vous du soufisme?


Page : 1 [2] 3

mene
12/04/2005, 03h21
Irija a dit:

Mohammed est le premier maillon de la chaîne spirituelle du soufisme, et son ascension à travers les cieux pour être dans la présence de Dieu.

Il faudrait peut-etre developper cette idee, ar je ne vois vraiment pas comment le prohete fut le premier maillon de cette chaine. Au fait de quelle chaine parles-tu, pace que jusque la, on a afaire a plusieurs courants soufies.

Irija a dit:

Selon la tradition, la sagesse ésotérique fut transmise de Mohammed à son cousin et gendre Ali ibn Abi Taleb, le quatième des califes.

De quele tradition paerles-tu et quelles sont tes references?\

Je ne vois pas le prophete initier un disciple, tel un maitre spitrituel dans une secte. L`islam est connu par sont aspect universel. Il n`ya rien de cache ou de secret. Il ne reserve pas quelques savoirs a certaines personnes.

Je crois que tu confond soufisme et chiisme.
Ou bine tu insinues que le soufisme est une ramification du chiisme. Ou bien je ne comprens rien.

irijda
12/04/2005, 23h54
Mene,je te remercie pour l'intérêt accordé à ma modeste contribution pour essayer d'expliquer ce qu'est le soufisme.

Je vais essayer de répondre à tes questionnement dans ls limites de mes modestes connaissances, cela va de soi.

1- Le soufisme n'est pas une secte mais une façon mystique de vivre la religion par le musulman.Il constitue un complèment des pratiques canoniques.

2- Le musulman qui s'engage dans la voie du soufisme recherche la proximité de Dieu, c'est-à-dire qu'il essaie de se rapprocher de lui. Cette dynamique d'élévation spirituelle du musulman est comparée au fameux voyage nocturne entrepris par notre Prophéte lors de l'ascension "EL ISRA UOIL MI3RAJ"

Dans l'Islam, il est rapporté que le Prophète Muhammad a, lors de son voyage à travers les sept cieux, rassemblé dans son coeur, toutes les connaissances et les sciences qui avaient été données à l'humanité avant lui, depuis Adam.

3- La chaine dont il est question dans mon propos est celle formée par les personnes successives qui ont assuré la transmission de connaissances spirituelles à travers les différentes époques jusqu'à nos jours.

Chaque "TARIKA" ou voie soufie possède sa propore chaine de transmission composée d'un certain nombre de personnes.Toutes ces filiations remontent en dernier au Prophète.

voilà ce que dit Cheikh Hamza Boubaker dans son traité moderne de théologie isalmique" Le soufisme n'est en lui-même ni une école théologico-juridique( MADHHAB), ni un schisme( INSHIQAQ), ni une secte(SHI'A), car il se palce au-dessus de toute obédience.
Il est avant tout une méthode islamique de perfectionnement intérieur, d'équilibre, une source de ferveur profondément vécue et graduellement ascendante... Il est avant tout une marcherésolued'une catégorie d'âmes éprises, assoifées de Dieumues par la secousse de Sa grâce pour ne vivre que par et pour Lui dans le cadre de Sa loi méditée, intériorisée, expériemntée."

Le soufisme apparait comme une forme de dévotion islamique comportant assurément l'observance des obligations ordinaires mais axée sur le mépris du monde ,une surabondance de ferveur et l'amour de Dieu.


Voici quelques titres d'ouvrages pour les personnes qui souhaitent approfondir leurs connaissances du soufisme:
-Traité de théologie moderne islamique de Cheikh Hamza Boubaker,
ème édition 1993.
Editions MAISONNEUVE & LAROSE.
- Le soufisme ou les dimensions mystiques de l'Islam, de Annemarie Schimmel.
Editions du CERF,1996

Harrachi78
13/04/2005, 13h19
On ne vas pas trop s'étaler sur cette histoire de filiation prophètique que tu accorde au courant de pensée soufi car il va de soit que ce n'est pas vrai ou alors on l'aurait su et on se serais tous faits soufis mon ami.
Néomoin j'aimerais te poser une question assez simple. Tu dis qu'en gros l'un des point fort qui font du soufisme une forme d'islam positif -voire en quelque sorte supérieur- c'est le fit qu'il pernd "une forme de dévotion comportant assurément l'observance des obligations ordinaires mais axée sur le mépris du monde ,une surabondance de ferveur et l'amour de Dieu." ma question est donc la suivante :
Selon les traditions islamiques (sunnites chiites ou autres) le Prophète as-il été un jour ascète ? As-il méprisé la chaire ou la joie de vivre et de profiter de la vie. Personellement, l'islam que l'on m'a enseigné (dans ma famille, dans mon école et partout) appellait toujours a profiter des bienfaits de Dieu, avec modération et selon des règles certes, mais toujours est-il qu'il nous encouragent a croquer la vie et c'est ni les versets ni les hadiths qui manquent sur cette question.
Alors dans ce cas j'aimerais bien savoire si les ascètes dis soufis se croient plus proches de Dieu que son Prophète et si leurs disciples se croient plus fidèles au méssage de Dieu que ne le furent les compagnons de l'Envoyé de Dieu, qui rappelons le, eux non plus ne se firent pas soufis ? C'est là la question pour moi et non dans le bien fondé ou non de l'idéal soufi, qui de manière générale, ne me pose pas vraiment de problème de "dogme".

angelof975
16/05/2005, 01h52
courant mystique de l'Islam, le soufisme a toujours eu ses détracteurs au sein de l'islam.
L'émir Abd el-Kader était lui même soufi et lorsque je lis que le soufisme est lié aux confréries, je fais le lien avec son acceuil en France par des francs maçons liés aux... confréries! ;)
Le soufisme constitue la doctrine ésotérique (tasawwouf) de l'islam, par opposition à sa partie exotérique, la chariya.
source:

http://www.onelittleangel.com/sagesse/art/religieux_net.asp?mc=18

http://www.soufisme.org/site/article.php3?id_article=39

http://**********/article.php3?id_article=53

http://www.***************/batin/soufisme.htm

Qu'en pensez-vous? êtes vous adeptes de ce courant? :pray:

amarimaa
16/05/2005, 10h57
je ne suis pas adepte mais j'ai été toujours attirée par ce courant, je me documente , j'aimerais passer le cap un jour...

Thirga.ounevdhou
16/05/2005, 12h11
Bonjour Angel,

Je me suis permise de fusionner votre sujet « le soufisme « avec celui déjà ouvert et abordé par mene.

merci.

angelof975
16/05/2005, 14h14
merci Thirga de faire le lien avec cet autre topic sur le même sujet

angelof975
16/05/2005, 14h33
@irijda, merci pour ton intervention très éclairante
la triple attitude définie par les termes: ISLAM, IMAN , IHSAN.
Le Coran parle d'ISLAM et d'IMAN; ISLAM est l'abondan complet et exclusif du fidéle à la volonté de Dieu et sa parfaite acceptation des injonctions telles que contenues dans le Coran, tandis que IMAN "foi", constitue l'aspect intérieur de l'ISLAM
et que représente IHSAN?

Gironimoo
16/05/2005, 15h19
voici quelques lien qui j'éspere vous apprenderont un peu plus sur le soufisme
http://www.islamophile.org/spip/article510.html
http://www.1000questions.net/fr/religions/religions3.html
http://www.soufi-inayat-khan.org/present/qu_est/qu_tdm.htm
http://www.sufismus.ch/francais/soufisme_fr.html

angelof975
16/05/2005, 15h58
merci Gironimoo pour les liens, j'ai rencontré Pir Vilayat Inayat Khan il y a quelques années et je crois qu'il est décédé depuis. Je trouve étrange que sur son site internet, il n'est nullement mentionné l'islam.

"Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux" Michel Malherbes
Je crois que c'est cela qui me touche dans le soufisme moi qui suis chétien, c'est à dire que cela rejoint ma conception de Dieu, comme je peux la retrouver dans certains courants de pensée chrétienne, ou dans le bouddisme, l'hindouisme.

irijda
16/05/2005, 23h25
angelof975.

Le soufisme correspond à une triple attitude définie par les trois termes: ISLAM, IMAN IHSAN.

Le Coran parle d'islam et d'iman; l'islam est l'abandon complet et exclusif du fidèle à la volonté de Dieu et sa parfaite acceptation des injonctions telles qu'elles étaient préchées dans le Coran, tandis que Iman " foi " constitue l'aspect intérieur de l'Islam.

Ainsi, un muslim n'a pas besoin d'être un mou'min alors que un mou'min est dans tous les cas un muslim.

Quand au terme IHSAN , objet de ta question, il a été ajouté, selon la plupart des traditions, par le Prophète lui-même- avec cette signification:" pour que tu adores Dieu comme si tu Le voyais " car, même si l'Homme ne voit pas Dieu, Dieu voit l'Homme.

Avec l'addition de ce troisième élément commence la complète intériorisation de l'Islam; car le croyant doit sentir qu'il se tient à chaque moment en la présence de Dieu, qu'il doit se conduire avec vénération et respect, et ne doit jamais retomber dans le sommeil de l'insouciance et oublier la présence divine qui embrasse toute chose et tout être

angelof975
17/05/2005, 02h03
merci irijda de ta réponse.
C'est bien de l'omniprésence qu'il s'agit, IHSAN, et est-ce lié uniquement au soufisme?

Dieu imprègne tout. Il est en vous. Sans lui vous ne pouvez pas parler. Alors méditez et réalisez-Le. Paramahansa Hariharananda, Hindouïsme

Je suis la lumière qui est sur eux tous. Je suis le Tout. Le Tout est sorti de moi et le Tout est venu à moi. Fendez du bois, je suis là ; soulevez la pierre, vous me trouverez là. Jesus Christ

Fado
17/05/2005, 03h21
al ‘Arabi ad-Darqawi
S’abstenir des choses, c’est surestimer leur puissance et cela vient du voile qui vous cache Dieu; car si vous Le contempliez dans les choses, ou avant, ou après les choses, elles ne vous Le cacheraient pas. Si vous pouviez voir leur existence comme émanant de Lui, leur existence ne vous Le cacherait pas. La seule chose qui s’interpose entre vous et Celui que vous adorez, c’est la joie pour ce que vous possédez et le regret pour ce que vous ne possédez pas.


fado

irijda
17/05/2005, 22h34
En toute religion, il existe un élément intellectuel ou dogme, un élément moteur comportant des rites avec leurs modalités et un troisième élément, l'élément affectif qui lie la sensibilité du croyant à l'objet de sa foi.

Ces trois éléments sont interdépendants, cohérents, concourants.

Mais dans le soufisme, l'élément affectif prédomine et surpasse l'élément intellectuel et l'élément actif; le soufisme apparaît ainsi comme le fruit des règles et des rites de l'islam enrichis d'un ensemble d'expériences individuelles qui relèvent de cet élément affectif lequel se manifeste par un amour divin transformant une recheche poussée de l'intimité de l'âme du croyant avec Dieu.

La loi et la pratique sont intériorisées; le don et l'abandon de soi à Dieu qu'implique l'islam sont conçus comme un témoignage d'amour et non plus simplement comme acte de soumission. Peu à peu, cet amour finit par englober non seulement les pratiques religieuses, mais encore toutes les manifestations de la vie, laquelle acquiert un sens tout nouveau quant à sa vocation, ses responsabilités et ses perspectives.

La compréhension du monde ne découle plus du rationnel, mais d'une logique affective moins attachée au formalisme, plus pénétrante, plus plus efficiente quant à l'appréhension du sens profond des choses dans leur incohérence extérieure, leurs contradictions apparents et le mystère de leurs rapports

angelof975
18/05/2005, 01h08
@irijda
En toute religion, il existe un élément intellectuel ou dogme, un élément moteur comportant des rites avec leurs modalités et un troisième élément, l'élément affectif qui lie la sensibilité du croyant à l'objet de sa foi.
J'ai un peu de mal à comprendre ta vision sur ces 3 éléments, sutout quand à l'élément affectif. Je tente de faire de parallèle avec ma vision, pour moi, les 3 éléments sont le corporel, le psychisme et le spirituel, chez l'homme. Et la religion les reprend.

ALGERIANA
24/06/2005, 21h15
Selon les sources le mot soufi s’apparente étymologiquement à la pureté (Assafaa : Safa yasfou en Arabe) c’est à dire celui qui aspire à purifier son âme de ses vices cachés, et son cœur des penchants et des attachements matériels (Assiwa). La beauté ou la clarté de son cœur (Safaa Albatine) jaillira ainsi vers l’extérieur par la beauté de son comportement et ses bonnes actions. Mais, selon l’habitude médiévale islamique, qui consiste à citer toutes les opinions jugées recevables sur une question, d’autres interprétations ont été proposées par d’autres auteurs.

Elles se caractérisent par la mise en évidence d’une filiation, entre le soufisme d’époque classique et l’âge prophétique islamique, modèle et période de référence par excellence. Le traité de l’Iranien de Transoxiane, Al-Kalabadhi, mort en 994, présente les différents aspects de cette question (traduction A. J. Arberry, The Doctrine of the Sufis, 5). Certains orientalistes ont émis l’idée que le mot sufi ou soufi pourrait avoir été calqué sur le grec sofov, le sage. Cela paraît très peu vraisemblable. En effet, la sagesse, au sens ancien du terme, a pour traduction, en arabe, hikma. D’autre part, le terme grec est passé en arabe dans l’emprunt faylasuf, le philosophe, sans qu’aucun lien ait jamais été établi avec sufi.

Au soufisme se rattache un autre terme francisé, celui de marabout, dérivé de l’arabe murabit , qui signifiait, à l’origine, celui qui tient garnison dans une forteresse frontalière, ribat (identique au nom de la ville marocaine de Rabat). De pieux musulmans des premiers siècles avaient l’habitude d’y effectuer des séjours temporaires aux côtés des soldats. Le terme désigne aussi certains relais d’étape isolés faisant office d’hostellerie.

Au 8ème siècle, des ribats ont pu servir de refuge à des mystiques solitaires ou à des groupes, à l’instar d’autres lieux excentrés, d’établissements désaffectés ou en ruine (mosquées de quartier, masdjid, dans les villes; ruines diverses en beaucoup d’endroits, khirba). Le ribat d’Abbadan en Susiane fut occupé par le mystique Abd Al-Wahid b. Zayd et ses disciples. Enfin, des établissements portant ce nom furent édifiés dans les villes, au 11ème siècle, probablement selon un modèle iranien, le khanqah. Alors qu’ils étaient destinés d’abord à abriter différents spécialistes des sciences religieuses, tout comme les medersas/madrasa, il devint de règle générale, au 11ème siècle, de réserver ces établissements aux soufis (principaux termes synonymes : khanqah/khanagah, terme persan, utilisé dans le monde indo-iranien et au Proche-Orient jusqu’en Egypte; zawiya, terme arabe, employé au Proche-Orient, en Turquie et dans le monde islamique occidental; tekkeh, terme turc, en usage dans le domaine ottoman, etc.) étant donné la multiplicité de ces termes, qui recouvrent souvent des réalités différentes, il est hasardeux de les traduire par un terme unique tel que couvent. Le mot marabout/murabit, issu de cette longue évolution et ayant perdu toute connotation militaire, est utilisé dans l’ouest du monde islamique pour désigner un personnage vénéré localement ou un maître de confrérie mystique.

Hassan Elbasri : premier mystique de l’islam

C’est en Irak, centre du pouvoir Califal à partir du milieu du 8ème siècle, creuset intellectuel et carrefour d’influences diverses, dans les cercles mystiques de métropoles comme Bassora (Al-Basra) et surtout Bagdad, la capitale abbasside, que le soufisme historique (en tant qu’école et discipline portant ce nom) prend naissance au 8ème siècle.

Les soufis, auparavant dispersés dans l’ensemble du Proche-Orient et notamment sur les marches byzantines, commencent à former des écoles autour de quelques maîtres réputés : Al-Djunayd à Bagdad, Al-Tustari à Bassora. Alors sont développés publiquement, puis consignés en des traités les thèmes qui relèvent de l’expérience mystique: introspection, éducation de l’âme qui doit se débarrasser de ses mauvais penchants, amour de Dieu et surtout ascension vers Dieu à travers une série d’étapes ou de stations (maqam) progressives et des états (hal), qui sont, eux, donnés en grâce.

Ces écoles soufies se présentaient comme la réaction des réformateurs contre la disparition des valeurs et des mœurs dans l’environnement de l’époque marquée par une prospérité matérielle qui a détruit partiellement la vie spirituelle.

Hassan Elbasri (de Bassora) est considéré comme le premier mystique de l’Islam. « Rabia Al adawiya » est connue surtout par son amour et sa passion pour Dieu. « Al Hallaj » est célèbre par son ivresse spirituelle et par sa mort en martyr. Quant à « Aljouneid », c’est le premier théoricien du soufisme. Il a disserté notamment du « Fanaa et baqaa », « l’état où l’extinction de la conscience dans la présence divine est accompagné d’une grande lucidité envers le monde des phénomènes ».

En plus de ces noms célèbres, Soulami cite dans son livre « Tabaqat » plus de cent Cheikh (maîtres spirituels) de cette époque. Il a classé les soufis de cette période en cinq parties composées chacune de vingt noms. Les plus célèbres sont Foudail Bnou Ayad, Dou Noun Almisri, Ibrahim Bnou Adham, Sari Saqti, Al Harith Al Mouhassibi, Abou Yazid Al-Bastami. Marouf Khalkhi, Ibrahim Al-Khawass, etc.

Abou Abderrahman Soulami est un savant et soufi d’origine arabe, élevé à Naysabour, une des plus importantes villes de Khorassan (l’actuel Iran). De père et mère soufis, il écrit des biographies des maîtres de son époque. Il part ensuite vers l’Irak, Hamadane, Hijaz et d’autres régions du moyen orient dans une quête à laquelle il consacre toute sa vie : chercher des livres du « Hadith », et rencontrer des maîtres soufis.
Cette période se caractérisait essentiellement par la mise en place des premières bases d’un enseignement qui place l’apprenti mystique (murid) sous la direction spirituelle d’un maître (shaykh, plus tard pir, dans le domaine iranien) en s’inspirant du même modèle prophétique (l’initiation par le modèle vivant que représente le maître, héritier du secret de la science du prophète).

Cette révolution du soufisme de la pensée religieuse du temps ne va pas sans susciter des réactions. Certaines attitudes étant jugées peu orthodoxes, des procès sont intentés. La crise culmine avec le célèbre Halladj, qui avait eu le tort de rendre publics certains propos prononcés sous l’empire de l’enivrement spirituel (sukr), telle la fameuse locution théopathique (shath) : « Ana al-Haqq » (« Je suis Vérité, c’est-à-dire Dieu »). Mais on lui reprochait, sans doute, plus encore d’ameuter le populaire et de rechercher le prosélytisme. Accusé d’avoir partie liée avec les chiites extrémistes, adversaires acharnés du pouvoir de l’époque, dont il partageait, il est vrai, en partie, le vocabulaire, il fut emprisonné une dizaine d’années avant d’être finalement jugé puis exécuté en 909.

Le soufisme influence de grands penseurs dont Kant

La fin tragique d’Al-Halladj mettait un point final à la mystique de la rupture. Le soufisme est reconnu et surtout compris grâce aux hautes valeurs spirituelles qu’il propage et aux efforts intellectuels des grands penseurs de cette époque. Tout en se cantonnant dans une discrétion qui consiste notamment à ne tenir de propos d’une haute spiritualité qu’à ceux qui sont préparés à les entendre, en respectant, donc, les hiérarchies sociales et culturelles et le degré de compréhension de chacun

....la source et la suite repéres méditéranéens (http://www.cap-med.info/FR/index.php?pg=thema&type=repere&id=18)

amarimaa
23/08/2005, 15h33
y en a -t-il parmi vous qui sont soufis ou s'y intéressent?j'y pense de plus en plus et je ne sais trop comment m'en approcher...

ALGERIANA
23/08/2005, 15h55
Salam,

Oui moi je m´interesse.
Je trouve en Soufisme pleins de pensées et idées qui sont aussi les miennes.

amarimaa
23/08/2005, 16h21
en fait je trouve que ma pratique religieuse, ma prière ne sont pas assez ardentes, j'ai besoin de plus, et de quelque chose de plus personnel...je devrai peut être penser aux retraites spirituelles

sesmoi
24/08/2005, 00h19
je suis en accord avec angelo lorsqu'il mentionne que le soufisme est relativement proche de la foie chretienne. Je crois, de la facon que j'ai compri, que le soufisme n'est pas une secte...seulement si on fait cette pratique adequatement. sinon, il peut facilement le devenir avec les trucs de poils de barbes. je trouves cependant que harrachi a tres bien repondu a l'interrogation. si mohamed (pbsl) ne faisait pas sa alors qu'il etait LE prophete, alors pourquoi devrions-nous en faire autrement? C'est lui qui savait comment agir avec dieu. En 1 sens, l'adoption de ces pratiques amenent une nouvelle branche, des interpretations differentes. Et c'est en ce mêlant dans des trucs comme sa que les sectes peuvent s'installer...Bref je suis du point de vue de monsieur Harrachi. SI on a a être musulman, pourquoi se melanger les idées alors que l'ideal réside dans les pratiques délivrées par mohamed?