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Voir la version complète : A propos de la –Shura-


Jallal-a-bad
18/03/2008, 21h43
[S : 3 / Vrst : 159]

C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.


[S : 42 / Vrst : 38]

qui répondent à l'appel de leur Seigneur, accomplissent la Salâ, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons,

Les acceptions du terme –shura- sont «consultation, concertation, délibération ». Dans les deux versets ou il est employé dans sa forme plurielle : « Consultes-les » et « délibère entre eux » équivalent du démos grec signifiant : la masse, le peuple, les membres de la communauté sans distinction de race ni de religion. Leurs affaires est la chose publique, Res publica, en tout ce qui concerne le bien commun.

Pensez-vous que cette notion de shura invite clairement le pouvoir politique à se démocratiser ?

Jallal-a-bad
23/03/2008, 05h34
Il n’y a rien de surprenant à ce que les réformateurs du XIXe se sont appuyés sur cette notion de consultation –Shura- pour justifier l’adoption et la création du régime parlementaire. Et historiquement en remontant au source de l’Islam et de l’avènement de la révélation coranique celle ci marque une rupture avec les pratiques usuelles de l’époque en matière de domination des classes sociales ; à savoir celles des castes des « prêtres » ou des « sorciers » aux pratiques magico-religieuses ou celle des guerrier usant de la force. Elle ouvre l’espace au dialogue entre les membres de la communauté.

Selon le principe de divergence, l’expression l’avis contraire est la bienvenue, qu’il soit de nature religieuse, sociale ou politique. « La pluralité des points de vue est une bénédiction » dit ce hadîth on peut plus clair.


Pour ceux qui veulent apparenter l’époque des khalifes à une théocratie, comment expliquer cette sentence du second khalife de l’Islam Umar ibn al-Khattâb : « Du vivant de l’Envoyé de Dieu les hommes étaient jugé selon la révélation. Mais la révélation a prit fin et nous vous jugeons désormais selon votre comportement ».

Interpellé par un de ses étudiants sur les conditions de la meilleure société, le philosophe Averoes répondit : « Elle est celle ou chaque femme, chaque enfant, chaque homme reçoit tout les moyen de develloper toutes le possibilités que Dieu lui a données. »

Un étudiant renchéri : « Quel pouvoir l’établira ? »

Le philosophe répondit : « Il ne s’agit pas d’une théocratie comme chez les chrétiens d’Europe, d’un pouvoir religieux qui serait complice des tyrans. Dieu, dit le Coran, a insufflé en l’homme de Son esprit. Ce souffle faisons-le vivre en chaque homme ! »

Il n’y a aucune dichotomie radicale entre le temporel et le spirituel en Islam, mais faut-il encore le situer à sa juste place et il n’y a aucune ambiguïté du point de vue du Coran et du Prophète ; Cette unité se situe au niveau de la conscience de l’être, l’invitant à concevoir et à réaliser le principe unitaire de la création. Elle ne peut être ni le produit ni le résultat d’une quelconque contrainte sociale ou politique institutionnalisée. Il serait vain de vouloir ériger la théocratie en model étatique, mais cela constituerait en outre une contradiction avec l’esprit même de la religion musulmane.


Sourate - 2 / 18
Verset - 256 / 29

Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement.

Et dis: "Le vrai n’émane que de votre Seigneur. Que croie celui qui veut, et que dénie celui qui veut ".

tamerlan
25/03/2008, 16h21
et la femmes ont le droit de vote !!!!

Al-Mumtahana - 60.12. ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance, [et en jurent] qu'elles n'associeront rien à Allah, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d'allégeance, et implore d'Allah le pardon pour elles. Allah est certes, Pardonneur et Très Miséricordieux.

Jallal-a-bad
25/03/2008, 16h32
et la femmes ont le droit de vote !!!!

Je crois que tu te trompe de sujet ? :rolleyes:

tamerlan
25/03/2008, 16h50
non je ne me trompe pas de sujet c'etait juste une parenthese..c'est le fait qu'au 7 eme siecle le coran etait clairement contre toute dictature..il y'avait obligation de dissertation avec les autres croyants pour les decideurs..et la parenthse etait(la mienne) et qu'il y'avait obligation de considerer l'avis de la moitié de la societé que sont les femmes..

la realité de l'islam est bien au dessus du clichet que certains veulent promouvoir

Jallal-a-bad
25/03/2008, 16h57
S'il n'y avait pas de sujet concernant les droits de la femme ta requête aurait été accepté, mais là la parenthèse est hors sujet... :confused:

tamerlan
25/03/2008, 17h03
DOIS JE FAIRE DIX POMPE???:lol:
desolé si tu consideres mon intervention comme etant de la pollution

Jallal-a-bad
25/03/2008, 17h06
desolé si tu consideres mon intervention comme etant de la pollution
Absolument.

Jallal-a-bad
29/03/2008, 18h36
Pour répondre à la vision d’un état théocratique énoncé par Shirkless (http://www.algerie-dz.com/forums/showpost.php?p=1386361&postcount=53) (dont on peut dire que cette approche relève du mythe), nous savons qu’à l’époque du Prophète et de la constitution du premier état institué à Médine, la umma s’appuie sur la justice et l’égalité, musulman ou non et ont sans distinctions les même devoirs et droits.

Selon Abdou Filaly Ansary dans -l’islam est-il hostile à la laïcité- il décrit l'innovation de la façon suivante « si l’on peut admettre que l’Islam est Din wa dunya (religion et vie temporelle), c’est que son essence est de soumettre l’ordre social aux principes éthiques. Il n’est toutefois pas din wa dawla (religion et état) affirmation qui revient à lui prêter un système politique qui n’y figure pas, il est un outil à la disposition des despotes et des intégristes », Déviation religieuse qui n’est pas spécifique à l’islam. Notons au passage que le premier état théocratique ne date que des années 70 avec la venue de la république islamique d’Iran et ce n’est certainement pas un hasard, car la doctrine chiite est très proche du catholicisme, puisque fondé sur un clergé, et par extension à la personnification d’un gouvernement « divin », qui selon les musulmans sunnites le guide suprême « Faguih (gouvernement du jurisconsulte) » n’a aucune légitimité divine.

J'ajoute qu'un État théologique entraine une vision du monde divisé en deux, dâr al-islam, terre de possession musulmane et dâr al-harb ou le monde de la guerre permanente, qui en plus d'être manichéenne serait belliqueuse...

Un argument suffit pour contredire cette vision reductrice et qui nous ouvre au monde de la complexité [Sourate II // Verset 115].

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