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Voir la version complète : George Bush n'a aucun regret sur l'Irak


mendz
19/03/2008, 19h10
WASHINGTON (Reuters) - Le président George Bush affirme ne regretter nullement d'avoir lancé il y a cinq ans jour pour jour l'invasion de l'Irak, malgré son "coût humain et financier élevé" - près de 4.000 soldats américains tués et 500 milliards de dollars dépensés.

Alors que la question d'un retrait éventuel des forces américaines d'Irak est au centre de la bataille électorale entre les candidats à sa succession, Bush a estimé "compréhensible" le débat sur l'opportunité de cette aventure militaire et ses chances de succès.

Mais, a-t-il déclaré lors d'un discours au Pentagone, "la réponse est claire pour moi: renverser Saddam Hussein était la bonne décision à prendre, et c'est un combat que l'Amérique peut et doit gagner".

"Les succès que nous constatons en Irak sont indéniables", a-t-il souligné, retrouvant les accents triomphalistes - mis en sourdine depuis - qui lui avaient fait annoncer prématurément le 1er mai 2003, après la chute de Bagdad, "la fin des opérations majeures de combat en Irak".

A onze mois de son départ de la Maison blanche, le président américain a voulu présenter sous son meilleur jour une aventure militaire dont on ne voit pas la fin, qui a sérieusement écorné l'image des Etats-Unis à l'étranger, qui lui a valu une impopularité record et qui marquera pour l'Histoire son passage à la Maison blanche.

Invitant ses concitoyens à la patience, Bush a vanté les succès en matière de stabilisation de la situation obtenus depuis sa décision d'envoyer il y a un an 30.000 hommes en renfort des 130.000 déjà sur place qui peinaient à rétablir la sécurité et empêcher l'ex-Mésopotamie de basculer dans la guerre civile.

LES AMÉRICAINS EN DÉSACCORD? "ET ALORS?", DIT CHENEY

Cet effort supplémentaire décidé contre l'avis d'une commission d'experts dirigée par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker et l'ex-représentant Lee Hamilton a permis, selon lui, de "renverser la situation en Irak" et d'"ouvrir la porte à une victoire stratégique majeure dans la guerre plus large contre la terreur".

Se retirer d'Irak maintenant, a affirmé le président américain, reviendrait à encourager l'Iran chiite, accusé d'entretenir l'insécurité chez son voisin, notamment dans le Sud, et la guérilla sunnite d'Al Qaïda, qui donne du fil à retordre à l'US Army dans nord et l'ouest.

La prétention du président Bush à avoir plus que retourné la situation risque de lui revenir comme un boomerang politique au cas où la situation en Irak se détériorerait de nouveau - la nette amélioration constatée au second semestre 2007 semble remise en cause depuis janvier par une recrudescence de la violence et des attentats.

"Personne ne prétendra que cette guerre n'a pas été très coûteuse humainement et financièrement, mais ces coûts étaient nécessaires si l'on considère le coût d'une victoire stratégique de nos ennemis en Irak", a-t-il encore martelé.

Près des deux tiers des Américains sont en désaccord sur cette évaluation, estimant que le jeu n'en valait pas la chandelle, selon un sondage Washington Post-ABC.

Interrogé sur ce chiffre par ABC News, le vice-président Dick Cheney, un des artisans de l'invasion de l'Irak, a répondu sèchement: "Et alors? On ne va pas se laisser détourner de notre cap par les fluctuations des sondages."

mendz
19/03/2008, 19h13
"Personne ne prétendra que cette guerre n'a pas été très coûteuse humainement et financièrement, mais ces coûts étaient nécessaires si l'on considère le coût d'une victoire stratégique de nos ennemis en Irak", a-t-il encore martelé.


Voilà dans une démocratie aussi gangrenée et pourrie que celle des Etats-Unis d'Amérique, un grand criminel de guerre dont sa place est au TPI, se vante sans honte aucune et le plus officiellement du monde de ses crimes et les considère comme une victoire, et son "grand" peuple applaudit ou se tait.

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