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Voir la version complète : Les aléas de la météo influencent la santé


morjane
27/03/2008, 18h35
Canicule ou grand froid, changement brutal de température, pollens ou pollution... ont un impact non négligeable sur notre organisme. C'est ce que confirme un colloque « Météo et santé » que vient d'organiser la Société météorologique de France.

Ainsi, selon une étude menée en Côte-d'Or par Jean-Pierre Besancenot, directeur de recherches au CNRS, le froid multiplie-t-il très significativement les risques d'infarctus du myocarde. Une température de - 4 °C durant vingt-quatre heures augmente de 115 % les cas d'infarctus du myocarde. Les changements brutaux de température - que ce soit vers la hausse ou vers la baisse - sont également lourds de conséquences.

Un écart de cinq degrés par rapport à la température de la veille entraîne une augmentation de 40,4 % des cas d'infarctus du myocarde. Et ces derniers grimpent de 43 % lors des orages dits frontaux, violents et durables. « En dehors des épisodes de canicule, explique Jean-Pierre Besancenot, la plus forte mortalité, toutes causes confondues, intervient durant les mois de janvier et de février. Peut-être parce que les grands froids favorisent la viscosité du sang et la formation de caillots, qui vont obstruer les artères et déclencher un infarctus du myocarde ou un accident cérébral. De leur côté, les changements brusques de température peuvent influer sur l'élasticité des vaisseaux. »

Les forts pics de pollution ont des effets similaires. Lorsque l'on dépasse l'indice ATMO 7 (sur une échelle de 1 à 10), les risques d'infarctus augmentent de 161 %. Les fines particules en sont responsables. Plus elles sont concentrées, plus le nombre d'infarctus est important. A noter : les risques se multiplient pour certaines catégories de population. Les fumeurs sont plus sensibles à la pollution, et les hypertendus, au froid.

Michel Thibaudon, directeur national de la surveillance aérobiologique, a étudié les effets du réchauffement du climat sur les pollinoses. Les risques allergiques se développent du fait d'une pollinisation de certains arbres - bouleaux, frênes, platanes - plus précoce, soit dix à vingt jours plus tôt que la normale.

L'objectif de ces études est d'améliorer la prévention en modulant le traitement d'un malade, par exemple à l'annonce d'une intempérie ou d'une pollution, ou en alertant les services d'urgences des hôpitaux.

Par Le Figaro