morjane
02/04/2008, 17h05
Il est possible de réparer un cerveau lésé après un traumatisme en créant des connexions neuronales nouvelles, en petit nombre mais bien ciblées, plutôt que plus nombreuses mais non spécifiques. L'équipe franco-australienne de Rachel Sherrard (université Paris-VI et CNRS) en a fait la démonstration sur des rats et la décrit dans un article publié, mardi 1er avril, dans la revue Brain.
En devenant adulte, notre cerveau perd la capacité, spontanée chez le très jeune enfant, de créer de nouvelles connexions de neurones et de récupérer ainsi des fonctions motrices et spatiales après une lésion cérébrale. L'équipe franco-australienne avait déjà montré sur un modèle animal qu'il était possible d'obtenir ce type de réparation chez le jeune adulte après avoir lésé la voie nerveuse reliant le tronc cérébral et le cervelet. Ils avaient pour cela utilisé un peptide naturellement présent dans le cerveau, où il favorise le développement des neurones, le Brain derived neurotrophic factor (BDNF).
Avec cette étude, elle apporte la preuve que les nouvelles connexions obtenues interagissent bien avec les cellules nerveuses intactes. Les rats traités avec le BDNF après lésion accomplissaient des tâches de déplacement dans l'espace, de mouvement synchronisé et de mémorisation aussi bien que des rats normaux. La reconnexion nerveuse, même limitée mais bien adaptée, permet donc de compenser les déficits dans des comportements moteurs et spatiaux complexes, concluent les chercheurs. Le BDNF pourrait ainsi se révéler une voie prometteuse pour traiter des maladies neurodégénératives.
Par Le Monde
En devenant adulte, notre cerveau perd la capacité, spontanée chez le très jeune enfant, de créer de nouvelles connexions de neurones et de récupérer ainsi des fonctions motrices et spatiales après une lésion cérébrale. L'équipe franco-australienne avait déjà montré sur un modèle animal qu'il était possible d'obtenir ce type de réparation chez le jeune adulte après avoir lésé la voie nerveuse reliant le tronc cérébral et le cervelet. Ils avaient pour cela utilisé un peptide naturellement présent dans le cerveau, où il favorise le développement des neurones, le Brain derived neurotrophic factor (BDNF).
Avec cette étude, elle apporte la preuve que les nouvelles connexions obtenues interagissent bien avec les cellules nerveuses intactes. Les rats traités avec le BDNF après lésion accomplissaient des tâches de déplacement dans l'espace, de mouvement synchronisé et de mémorisation aussi bien que des rats normaux. La reconnexion nerveuse, même limitée mais bien adaptée, permet donc de compenser les déficits dans des comportements moteurs et spatiaux complexes, concluent les chercheurs. Le BDNF pourrait ainsi se révéler une voie prometteuse pour traiter des maladies neurodégénératives.
Par Le Monde