Thirga.ounevdhou
10/04/2008, 10h43
Ce qui pourrait entraîner à long terme un risque accru de maladies chroniques, selon des chercheurs.
Une carence en magnésium accélère le vieillissement des cellules du corps humain, ce qui expliquerait le lien entre un manque de ce micronutriment sur le long terme et un risque plus élevé de maladies liées à l'âge, selon une étude publiée lundi.
Le magnésium joue un rôle essentiel dans des centaines de réactions biochimiques du corps. Il contribue à l'entretien des fonctions musculaires et nerveuses, stabilise le rythme cardiaque et fortifie le squelette. Cette nouvelle recherche montre qu'aux Etats-Unis tout du moins, plus de la moitié de la population manque de magnésium en raison de déséquilibres dans son régime alimentaire, ce qui augmente potentiellement le risque de maladies cardiovasculaires, d'hypertension, de diabète, d'ostéoporose et de certains cancers.
Pour essayer de comprendre de quelle manière une carence en magnésium prédispose à ces maladies, Bruce Ames et son équipe de l'Institut de recherche de l'hôpital pour enfants d'Oakland, en Californie, ont étudié les effets à long terme d'une déficience modérée en magnésium sur les fibroblastes, des cellules qui sécrètent la structure de nombreux tissus du corps humain. Ils ont mis en culture ces cellules pendant tout leur cycle de vie, soit trois à quatre mois, pour les besoins de leur étude parue dans le journal "Proceedings of the National Academy of Sciences" (Compte rendu de l'Académie nationale des sciences). Ils ont découvert que modérément privées de magnésium, ces cellules survivaient et se divisaient normalement, mais vieillissaient plus vite que des cellules bénéficiant d'une concentration normale de cet oligo-élément.
Des maladies chroniques à long terme
"Une carence en magnésium affecte le vieillissement des cellules. Un vieillissement cellulaire accéléré affecte la manière dont les tissus fonctionnent", résume David Killilea, un scientifique associé à ces recherches, spécialiste de la nutrition et du métabolisme. "Nous pensons désormais que les conséquences sur les cellules d'un manque de magnésium peuvent entraîner à long terme des maladies chroniques", explique-t-il. Bruce Ames et David Killilea estiment que, au vu des marqueurs du vieillissement accéléré des cellules déficientes en magnésium, celles-ci se mettent en mode "triage", économisant leurs ressources pour les processus métaboliques indispensables au détriment de leur fonctionnement à long terme. Or la détection et donc le diagnostic et le traitement de ce type de carence sont difficiles, soulignent ces chercheurs. "Vous pouvez être modérément carencé (en magnésium) depuis longtemps sans le savoir", souligne David Killilea.
Parmi les aliments riches en magnésium, on trouve des légumes verts comme les épinards, des légumes secs comme les haricots blancs, ainsi que les céréales complètes et les noix.
- AFP
Une carence en magnésium accélère le vieillissement des cellules du corps humain, ce qui expliquerait le lien entre un manque de ce micronutriment sur le long terme et un risque plus élevé de maladies liées à l'âge, selon une étude publiée lundi.
Le magnésium joue un rôle essentiel dans des centaines de réactions biochimiques du corps. Il contribue à l'entretien des fonctions musculaires et nerveuses, stabilise le rythme cardiaque et fortifie le squelette. Cette nouvelle recherche montre qu'aux Etats-Unis tout du moins, plus de la moitié de la population manque de magnésium en raison de déséquilibres dans son régime alimentaire, ce qui augmente potentiellement le risque de maladies cardiovasculaires, d'hypertension, de diabète, d'ostéoporose et de certains cancers.
Pour essayer de comprendre de quelle manière une carence en magnésium prédispose à ces maladies, Bruce Ames et son équipe de l'Institut de recherche de l'hôpital pour enfants d'Oakland, en Californie, ont étudié les effets à long terme d'une déficience modérée en magnésium sur les fibroblastes, des cellules qui sécrètent la structure de nombreux tissus du corps humain. Ils ont mis en culture ces cellules pendant tout leur cycle de vie, soit trois à quatre mois, pour les besoins de leur étude parue dans le journal "Proceedings of the National Academy of Sciences" (Compte rendu de l'Académie nationale des sciences). Ils ont découvert que modérément privées de magnésium, ces cellules survivaient et se divisaient normalement, mais vieillissaient plus vite que des cellules bénéficiant d'une concentration normale de cet oligo-élément.
Des maladies chroniques à long terme
"Une carence en magnésium affecte le vieillissement des cellules. Un vieillissement cellulaire accéléré affecte la manière dont les tissus fonctionnent", résume David Killilea, un scientifique associé à ces recherches, spécialiste de la nutrition et du métabolisme. "Nous pensons désormais que les conséquences sur les cellules d'un manque de magnésium peuvent entraîner à long terme des maladies chroniques", explique-t-il. Bruce Ames et David Killilea estiment que, au vu des marqueurs du vieillissement accéléré des cellules déficientes en magnésium, celles-ci se mettent en mode "triage", économisant leurs ressources pour les processus métaboliques indispensables au détriment de leur fonctionnement à long terme. Or la détection et donc le diagnostic et le traitement de ce type de carence sont difficiles, soulignent ces chercheurs. "Vous pouvez être modérément carencé (en magnésium) depuis longtemps sans le savoir", souligne David Killilea.
Parmi les aliments riches en magnésium, on trouve des légumes verts comme les épinards, des légumes secs comme les haricots blancs, ainsi que les céréales complètes et les noix.
- AFP