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ALGERIANA
08/07/2005, 18h00
('ala wa 'inna fi l-jaçadi moudghah 'idha salahat salaha l-jaçadou koullouh wa 'idha façadat façada l-jaçadou koullouhou 'ala wa hiya l-qalb) [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie :

« Certes, il y a dans le corps un morceau de chair. S'il est sain, tout le corps est sain, et s'il est corrompu, tout le corps est corrompu ; certes c'est le cœur ».

Allah sait la réalité de ce monde de ses parties et de ses détails rien de ce monde ne Lui échappe. Il sait soubhanahou la réalité des gens ce qu'il y a dans leurs cœur comme intentions et comme pensées dons ils ne parlent pas. ( de ce qui est visible et ce qui est secrêt, caché dans leurs coeurs et qu´on ne le voit pas, nous les etre humains)

«... Dieu vous punira pour ce que vos coeurs ont accompli». (Sourate 2, verset 225)

- Salam Alikoum -

tamerlan
08/07/2005, 18h15
il parait qu'un roi avait demandé a un sage de lui egorger un mouton et de le considerer comme un humain et d'oter ce qu'il y'a de plus perfide ..il lui emmena le mouton en lui otant uniquement deux choses:la langue et le coeur.........
quelque jours apres le roi lui demanda d'egorger un mouton et de lui emmener ce qu'il y'a de plus bon..il lui emmena la langue et le coeur

ALGERIANA
09/07/2005, 19h51
La bonté et le bonheur

Le but ultime de la Purification de l'âme et de l'acquisition d'un caractère moral et éthique est d'atteindre la félicité et le bonheur. La plus parfaite félicité et le bonheur le plus complet pour l'homme est l'incarnation et la manifestation des attributs et des caractéristiques Divins.

L'âme d'un homme vraiment heureux se développe avec la connaissance et l'amour d'Allah elle est illuminée par l'éclat émanant d'Allah Lorsque cela arrive, rien d'autre que la beauté ne viendra de LUI, puisque la beauté n'émane que de ce qui est beau.

On doit garder présent à l'esprit que la vraie félicité ne peut être atteinte ou conservée sans que tous les pouvoirs et facultés de l'âme soient purifiés et réformés. La réforme de quelques facultés ou de toutes les facultés de l'âme, pendant une courte période, ne suffirait pas à atteindre le bonheur.

On ne peut dire d'un corps qu'il est sain que lorsque tous ses organes le sont. Donc, la personne qui cherche à atteindre le bonheur parfait et ultime doit se libérer des griffes des forces et des tendances démoniaques et bestiales et poser le pied sur l'échelle de l'ascension vers des royaumes plus sublimes.

- Salam Alikoum -

tamerlan
09/07/2005, 20h36
Mu'adh ibn Jabal (Asl) a dit: O Envoyé d'Allah (PbAsl), indique moi une action qui me conduise au Paradis et m'éloigne de l'enfer.

Il répondit:

"Tu m'interroges sur une chose considérable, mais elle sera facilitée à qui Allah la rendra facile. Adore Allah sans rien Lui associer, observe la prière rituelle, acquitte toi de l'impôt légal, jeune en Ramadan et accomplis le pèlerinage à la Maison d'Allah."


Puis il ajouta:

"Veux tu que je te montre les portes du bien? Le jeune est une protection, l'aumône efface les fautes comme l'eau éteint le feu, et la prière de l'homme au coeur de la nuit".

Puis il récita ces versets:

32.16. Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir; et ils font largesse de ce que Nous Leur attribuons.

32.17. Aucun être ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils oeuvraient !

"Veux tu que je t'indique la partie principale de la religion et son sommet ultime?"

Oui, O Envoyé d'Allah (pbAsl), répondis je. Il dit:

"Sa partie principale est la soumission à la volonté divine (al-Islam), sa colonne est la prière rituelle et son sommet ultime est la guerre sainte Al-jihad."

Il dit encore:

"Veux tu que je t'indique comment avoir la maîtrise de tout cela?"

Oui, O Envoyé d'Allah (pbAsl), répondis je. Il saisit alors sa langue et dit:

"Retiens celle ci"

je lui demandai: O Prophète d'Allah (PbAsl), serons nous donc puni pour le mal que nous aurons dit? Il répondit:

"Que ta mère pleure sur toi, O Mu'adh! Les hommes ne seront ils pas précipités en Enfer, face en avant, pour le seul fait d'avoir proféré des calomnies?".

ALGERIANA
09/07/2005, 22h15
Perplexité et le doute:
Une autre maladie qui affecte le pouvoir de l'intellect est le vice du doute et de la perplexité, qui rend celui qui s'en trouve atteint incapable de distinguer le bien du mal, le Droit Chemin de l'erreur. Cette maladie est normalement provoquée par l'apparition d'un certain nombre d'éléments de conviction contradictoires, ce qui sème la confusion dans son esprit et l'empêche de parvenir à une conclusion définitive.

Pour guérir de cette maladie, l'individu doit tout d'abord considérer les principes axiomatiques de la logique, tels la loi de la contradiction, le principe selon lequel le tout est toujours plus grand que n'importe laquelle des parties qui le composent, la loi de l'identité, etc. et fonder tout son raisonnement par la suite sur ces principes, ce qui devrait l'amener à réaliser que la Vérité est une, et qu'excepté cette unique Vérité toutes les autres conclusions sont fausses. De cette manière, il pourra éliminer du tissu des pensées contradictoires celles qui le désorientent.

- La Certitude:
A l'opposé de l'ignorance, de la perplexité et du doute, il y a la Certitude, laquelle n'est rien d'autre qu'une conviction certaine et éternelle qui, étant en conformité avec la réalité, ne peut être ébranlée par aucun doute, si fort soit-il. Cela est particulièrement important en ce qui concerne la éologie et ses différentes branches. En d'autres mots, la Croyance en l'Existence d'Allah, en Ses Attributs négatifs et positifs, en la Prophétie et la Résurrection, et en tout ce qui s'y rapporte, doit être si forte qu'elle ne saurait être ébranlée par aucun doute. L'état de Certitude est l'un des états les plus hauts possibles pour l'homme, et il n'est atteint que par fort peu d'êtres humains.

- Salam Alikoum -

ALGERIANA
11/07/2005, 01h46
La jalousie (hasad - al ghira)

Le hasad consiste en un désir de voir quelqu'un qui possède un avantage ou un bienfait en être séparé. Si quelqu'un aspire seulement à avoir le même avantage dont jouit quelqu'un d'autre, cela s'appelle "ghibtah" (envie), et si quelqu'un désire voir quelqu'un d'autre continuer à jouir d'un avantage ou d'un bienfait qu'il mérite, cela s'appelle "naçîhah".

Parmi tous ces états, seul le hasad constitue un vice qui mérite un châtiment aussi bien dans ce monde que dans l'Autre. La personne jalouse ne connaît pas la paix, et elle brûle toujours dans le feu de la jalousie. De plus, sa jalousie efface le mérite de toutes ses bonnes actions, comme en témoigne ce hadith du Prophète alih salat we salam :

- "La jalousie consume les vertus tout comme le feu consume le bois."

Toutefois, aussi bien la ghibtah que la naçîhah sont des vertus qui doivent être nourries par le nettoyage de l'âme du vice de hasad. La maladie fatale de hasad peut émaner soit du pouvoir de passion, soit du pouvoir de colère, soit des deux à la fois, selon ce qui la motive.

Donc, pour en guérir, nous devons concentrer notre attention sur ces deux pouvoirs, et ce que nous avons déjà dit à propos de ces deux pouvoirs s'applique également à la maladie de jalousie.

Ce qui peut le mieux aider l'individu à se guérir de cette maladie est de méditer sur les effets négatifs, psychologiques et spirituels, de la jalousie, qui nuisent au jaloux lui-même seulement.

En outre, le jaloux doit essayer de créer en lui-même la vertu de la naçîhah (en souhaitant le bien-être des autres), qui est à l'opposé de la jalousie. Au début, il se peut qu'il soit nécessaire pour lui de s'imposer l'attitude nécessitée par cette vertu -malgré son inclination innée à éprouver le contraire- jusqu'à ce que la jalousie soit vaincue et que la naçîhah devienne un trait établi de son caractère.

- Salam Alikoum -

ALGERIANA
11/07/2005, 01h50
La trahison (khiyânah)

La trahison est un autre type de vice appartenant au pouvoir de passion. La trahison peut se faire avec l'argent ou comme la violation d'un dépôt. Elle peut concerne l'honneur, le pouvoir ou la position.
L'opposé de la trahison est l'honnêteté ou la loyauté (amânah), qui s'applique elle aussi à tout ce qui vient d'être mentionné concernant la trahison, c'est -à-dire la propriété et les biens de quelqu'un -lesquels sont des Dépôts Divins-, la famille et la position, l'autorité et le pouvoir qu'on exerce. On doit toujours se rappeler que ce qui vient d'être énuméré constitue des Bénédictions d'Allah, impliquant une responsabilité spécifique, et dont la violation équivaut à une trahison. Luqmân le Sage a dit:

- "J'ai acquis ma position de Sagesse uniquement grâce à la véracité et au respect du dépôt."

- Salam Alikoum -

ALGERIANA
11/07/2005, 02h30
[85]
To the Madyan people We sent Shu'aib, one of their own brethren: he said: "O my people! worship Allah; ye have no other god but Him. Now hath come unto you a Clear (Sign) from your Lord! give just measure and weight, nor withhold from the people the things that are their due; and do no mischief on the earth after it has been set in order: that will be best for you, if ye have Faith.

ALGERIANA
13/07/2005, 15h21
Le zohd, à l'opposé du fait de chérir ce monde, est l'abstinence des affaires du monde d'ici-bas, intérieurement et extérieurement, mis à part ce qui est nécessaire pour atteindre aux Bienfaits de l'Au-delà et la proximité d'Allah. Le zâhid (celui qui pratique le zohd) est très loué dans des Versets coraniques et des ahadith qui considèrent le zohd comme l'un des traits des Prophètes et des Saints.

Le zohd est de différents degrés:

1) l'abstinence des péchés

2) l'abstinence même de ce qui est "muchtabah" (douteux), c'est-à-dire de ce qui n'est pas considéré comme interdit mais sur lequel on a des doutes

3) l'abstinence de ce qui dépasse les limites du strict nécessaire

4) l'abstinence des désirs égoïstes

5) l'abstinence de tout, excepté Allah ; ce qui veut dire concentrer toute notre attention sur le Créateur, nous contenter du strict minimum pour satisfaire non besoins physiques, et faire cadeau du reste de nos biens pour l'amour d'Allah.

Les gens pratiquent normalement le zohd pour trois raisons:

1) Pour échapper au Feu de l'Enfer. Cette sorte de zohd s'appelle "zohd al-khâ'ifîne" (l'abstinence des craintifs).

2) Pour obtenir la Satisfaction d'Allah et atteindre à la Joie du Paradis. Cette sorte de zohd s'appelle "zohd al-râjîne" (l'abstinence de ceux qui espèrent).

3) Pour obtenir la Communion Divine. C'est là le but le plus sublime et la forme la plus méritoire du zohd. Elle ne se pratique ni par crainte de l'Enfer, ni par désir du Paradis.


- Salam Alikoum -

Madjidrn
13/07/2005, 18h12
Salam alikoum
Je suis trés impréssionné par votre culture .
Je tire chapeau
Bravo et merci pour votre colaboration a l'enrichissement de notre Forum Algérie.
Bravo .
Madjid A.

hakkimm
14/07/2005, 20h40
Bonsoir,
La jalousie n'est pas forcement un vice, en islam, et peut tout à fait être louable si elle est justifiée. Pour prouve voici quelques hadiths:

‏عن المغيرة بن شعبة ‏ ‏قال ‏:‏قال ‏ ‏سعد بن عبادة ‏ ‏لو رأيت رجلا مع امرأتي لضربته بالسيف غير مصفح عنه فبلغ ذلك رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏فقال ‏ ‏أتعجبون من غيرة ‏ ‏سعد ‏ ‏فوالله لأنا أغير منه والله أغير مني من أجل غيرة الله حرم الفواحش ما ظهر منها وما بطن ولا شخص أغير من الله ولا شخص أحب إليه العذر من الله من أجل ذلك بعث الله المرسلين مبشرين ومنذرين ولا شخص أحب إليه المدحة من الله من أجل ذلك وعد الله الجنة ‏
‏و حدثناه ‏ ‏أبو بكر بن أبي شيبة ‏ ‏حدثنا ‏ ‏حسين بن علي ‏ ‏عن ‏ ‏زائدة ‏ ‏عن ‏ ‏عبد الملك بن عمير ‏ ‏بهذا الإسناد ‏ ‏مثله
رواه البخاري ومسلم

Traduction:
D’après Al-Mughîra ibn Chu`ba (qu'Allah soit satisfait de lui),
Sa`d ibn `Ubâda a dit: "Si je trouvais un homme avec ma femme, je le frapperais de mon sabre et pas avec le plat de la lame". L'Envoyé d'Allah (pbAsl), ayant eu connaissance de ces propos, dit: "Vous êtes étonnés de la jalousie de Sa`d? Par Dieu, je suis plus jaloux que lui et Allah est encore plus Jaloux que moi. C'est à cause de Sa jalousie qu'Allah a interdit les turpitudes aussi manifestes que secrètes. Nul être n'est plus jaloux qu'Allah. Personne n'aime autant qu'Allah l'excuse et c'est à cause de cela qu'Il a envoyé des prophètes pour promettre des récompenses et menacer de châtiments. Personne n'aime plus que Lui la louange et c'est pour cela qu'Allah a promis le Paradis".

Et il a ( paix et bénédiction sont sur lui) dit aussi :
‏حدثنا ‏ ‏يعقوب ‏ ‏حدثنا ‏ ‏أبي ‏ ‏عن ‏ ‏الوليد بن كثير ‏ ‏عن ‏ ‏قطن بن وهب بن عويمر بن الأجدع
‏ ‏عمن ‏ ‏حدثه عن ‏ ‏سالم بن عبد الله بن عمر ‏ ‏أنه سمعه يقول حدثني ‏ ‏عبد الله بن عمر ‏
‏أن رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏قال: "‏ ‏ثلاثة قد حرم الله تبارك وتعالى عليهم الجنة مدمن الخمر ‏ ‏والعاق ‏‏ والديوث ‏ ‏الذي ‏ ‏يقر ‏ ‏في أهله ‏ ‏الخبث "‏
مسند أحمد
Traduction:
"trois genres de personne sont defendu par Allah de se rendre au paradis: l’alcoolique (ivrogne), celui qui delaisse et n’obeit pas à ses parents et enfin le (Dayouth) celui qui approuve le mal fait par ses proche".
Mesnad Ahmed.

Sinon voici des extraits du livres: Vertus du mariage de l'imam el Ghazali:

En matière de jalousie, on recommande à l'homme d'observer une juste mesure : il ne doit ni négliger les signes avant-coureurs de ce qu'il convient de redouter, ni soupçonner exagérément son épouse, il est interdit à l'homme de chercher à surprendre sa femme dans une situation compromettante.

- Le prophète (pbsl) dit:
"il est une sorte de jalousie que dieu a en horreur, est celle de l'homme qui sans aucune raison valable est jaloux de son épouse".

- Le prophète (pbsl) dit:
"Il est une jalousie que dieu apprécie comme il en est une autre qu'il déteste"

- Hassan el basri a dit :
"Laisserez-vous vos épouses aller sur les marchés, y côtoyer le vulgaire au coude à coude ? que dieu fasse honte à celui qui est dépourvu de jalousie".

ALGERIANA
15/07/2005, 03h04
Les savants musulmans rappellent souvent dans leurs écrits l'importance fondamentale de "al ikhlâs" dans les actes du musulman.

L'Imâm An Nawawi r.a. rapporte dans un de ses ouvrages (intitulé "boustân oul 'ârifîn") les dires d'un certain nombre de savants et ascètes pour définir clairement le sens de al ikhlâs (la sincérité) en Islam:

Al Oustâdh Al Imâm Aboul Qâsim Al Qouchaïri r.a. a dit: "al ikhlâs, c'est de diriger l'intention et la volonté motivant un acte de soumission exclusivement vers Allah, en cherchant uniquement par cet intermédiaire à se rapprocher de Lui, et (en s'éloignant de toute) autre motivation, comme le désir de se faire remarquer, de bien se faire voir des gens ou de recevoir des compliments de leur part, ou de n'importe quelle aspiration autre que celle de se rapprocher d'Allah."

Il ajoute: Et il est possible de dire que "al ikhlâs" consiste à purifier l'action de la présence (d'intérêts liés à) des créatures et que "al ikhlâs", c'est (aussi) de se mettre à l'abri des considération des gens.

(...)Abou Outhmân Al Magrabiy r.a. affirme pour sa part que: "Al ikhlâs, c'est l'oubli du regard des créatures par le regard constant vers le Créateur."

Houdheïfah Al Mar'achiy r.a. dit: "al ikhlâs consiste à ce que (la nature) des actes du serviteur soit la même à l'extérieur qu'à à l'intérieur."

Il est rapporté de As Sayyid Al Djalîl Foudhaïl Ibnou Ayâdh r.a.: "Délaisser une action à cause des gens constitue du riyâ (ostentation). Et agir à cause des gens, c'est du chirk (association à Allah). Et al ikhlâs, c'est qu'Allah te protège de ces deux calamités."


- Salam Alikoum -

ALGERIANA
15/07/2005, 03h22
La préférence du pardon à l'esprit de revanche et l'attitude belliqueuse, et, dans une mesure plus générale, l'effort de la maîtrise de soi plutôt que la réaction violente:


Le Qour'aane énonce: وَلَا تَسْتَوِي الْحَسَنَةُ وَلَا السَّيِّئَةُ ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِيٌّ حَمِيمٌ

La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. (Sourate 41 / Verset 34)


L'attitude et le comportement que nous adoptons avec autrui peuvent avoir bien plus d'effet sur la nature de nos relations avec lui que les propos et les discours que nous lui tenons.


Quand on revient à nouveau vers la vie du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), on constate que c'est justement le choix du pardon qu'il fait en l'an 8 de l'Hégire, en entrant à Makkah:

Il proclame une amnistie pour la quasi-totalité de la population mecquoise, au sein de laquelle trouvent ceux qui l'avaient tant persécuté…

Que se passe-t-il ensuite ? Ceux là même qui avaient refusé l'Islam et avait combattu le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) sans relâche pendant toutes ces années changent radicalement d'attitude:

Face à la noble réaction du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), ils acceptent enfin de lui ouvrir leur cœur et leur esprit, et le résultat ne se fait pas attendre: Ils se convertissent en masse à l'Islam, en un laps de temps très court…


Et cette maîtrise de soi, on constate qu'elle faisait partie intégrante de la pédagogie du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), le meilleur des mouallim (enseignant) que la terre ait porté:

Ainsi, à deux occasions, lorsque des musulmans de passage à Médine vont adopter, par ignorance, des attitudes inappropriées dans la mosquée (l'un va parler durant la prière (Mouslim), l'autre va carrément y uriner (Mouslim…)) , certains Compagnons (radhia Allâhou anhoum) réagiront assez violemment… Mais le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), pour sa part, va les interpeller avec beaucoup de douceur et de compréhension. L'un d'entre eux affirmera d'ailleurs pas la suite qu'il n'a jamais vu de meilleur enseignant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).

- Salam Alikoum -

ALGERIANA
16/07/2005, 03h32
Je vous propose un rappel de deux évidences:

La première, c'est que chaque être humain commet des erreurs et personne ne peut prétendre être à l'abri des fautes et des péchés. Il s'agit là d'une réalité indiscutable. Les seuls êtres humains infaillibles qui n'aient jamais existé sur terre ont été les Prophètes et les Messagers d'Allah (alayhimous salâm).
La seconde évidence est que chaque personne possède une certaine force de persuasion et elle en fait usage continuellement dans sa vie de tous les jours, soit de façon explicite, en essayant de faire valoir son opinion lorsqu'elle discute, soit de façon implicite, en manifestant son intérêt ou sa désapprobation par rapport à une chose déterminée.

Allah, par Sagesse Infinie, a orienté cette force sociale de persuasion afin d'en faire un moyen permettant de palier aux défaillances et aux faiblesses qui font partie intégrante de la nature humaine, et ce, en instituant un devoir de première importance: Le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " (recommander le bien et empêcher le mal). Dans les lignes qui vont suivre, il ya une etude briève de cette obligation:

Nous rappellerons dans un premier temps ce en quoi il consiste exactement. Ensuite nous essaierons de comprendre le statut qu’il tient en Islam, ainsi que l’apport positif qu’il peut avoir, s’il est fait correctement, sur la société entière.

Le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " consiste donc à utiliser sa force de persuasion, et par extension, tous les moyens et les facultés dont on dispose, afin de promouvoir le bien parmi ses semblables, les rappeler vers la droiture, mais aussi afin de lutter contre le mal et tout ce qui est blâmable en général. C'est ce devoir qui est connu sous l'appellation du "Amr bil Ma'rouf wan Nahyi anil Mounkar". Il est à noter que les mots arabes employés pour faire référence au bien et au mal sont " al Ma’rouf " et " al Mounkar " . Ces termes possèdent chacun un sens très vaste:

Ainsi, " al Ma’rouf " regroupe toute forme de bien et de vertu. Il recouvre bien sûr la foi et tout ce qui s’y rapporte, mais aussi les pratiques rituelles et la perfection du caractère et des mœurs. " al Mounkar " pour sa part désigne le mal et le vice sous toutes ses formes.

En d’autres mots, cela signifie que:
Celui qui invite les gens vers la reconnaissance du Véritable Créateur et le rejet du matérialisme pur et dur est en train de faire le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar ".

Celui qui rappelle à un frère musulman ou à une sœur musulmane l’obligation de la Salât et évoque avec lui ou avec elle la gravité de délaisser la prière, fait aussi le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " .

Celui qui enseigne à ses enfants les nobles valeurs morales prêchées par l’Islam et les protège contre les vices et les péchés, ne fait rien d’autre que le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " .

Bref, ce devoir primordial peut revêtir différentes formes, l’objectif ultime restant bien sûr la propagation du bien et la lutte contre le mal. Chaque musulman et chaque musulmane se doit donc de le faire, en fonction de ses capacités.

Venons-en à présent à la question du statut du " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " en Islam.

A ce sujet, la première chose à se rappeler est que ce devoir a constitué la responsabilité première et fondamentale de tous les Prophètes et Messagers d’Allah sans exception. En effet, même si la forme des pratiques rituelles qu’ils ont présenté à l’Humanité à travers les temps a connu des modifications, il reste néanmoins un fait établi qu’une de leurs missions fondamentales n’a jamais changé : celle d’inviter les hommes à reconnaître l’Unicité de Dieu ( Tawhîd ). Comme vu précédemment, l’appel vers Allah n’est rien d’autre qu’une forme de " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " .

Ensuite, à partir du texte coranique, il apparaît clairement que l’accomplissement de ce devoir est une caractéristique du croyant. Allah dit en effet:

" Les croyants et les croyantes sont les alliés les uns des autres. Il se recommandent mutuellement le bien et s’interdisent le mal…. "

Le Prophète Mouhammad alih salat wa salam dit pour sa part:
" Celui d’entre vous qui voit un mal qui est fait, qu’il l’empêche de ses mains, s’il ne peut le faire, qu’il l’empêche par sa bouche, s’il ne peut aussi faire cela, alors qu’il le fasse de son cœur (c’est à dire qu’il condamne ce péché dans son cœur). Et cela constitue le plus faible degré de foi. "

Le sens de ce Hadith ne laisse place à aucune ambiguïté: Si on ne déteste plus le mal, c’est à dire que si cette forme ultime de " Nahyi anil Mounkar " disparaît, alors c’est notre foi qui est remise en question…

Mais ce n’est pas tout… Dans un verset du Qour'aane, Allah, quand il évoque le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " dit:

" Vous êtes la meilleure communauté qui ait été envoyée pour les gens. Vous ordonnez le bien, vous empêchez le mal et vous avez foi en Allah… "

En prenant connaissance de ce passage, la première question qui se pose est la suivante: Pourquoi donc le devoir de recommander le bien et d'empêcher le mal y est d'abord mentionné, avant la foi en Allah, alors que ce dernier est le fondement même de l'Islam ?

Les oulémas répondent à cette question en disant que cette tournure démontre que le "Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar" joue un rôle protecteur pour la foi, c'est donc pour cette raison qu'il se trouve à cette position dans le texte, à l'instar du bouclier qui se place lui aussi devant l'objet qu'il est censé protéger.

Passons enfin à l'influence positive que peut avoir ce devoir au niveau de la société. A ce sujet, les savants nous apprennent que le "Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar" constitue un système d'auto protection pour la "Oummah" contre la perdition et l'égarement.
Il y a en effet un trait du caractère humain que nous connaissons tous: il s'agit de l'oubli. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'oubli n'est pas toujours un défaut.
Dans certains cas, il peut même se révéler indispensable: imaginez un instant ce qui se passerait si Allah faisait en sorte que les femmes n'oubliaient pas les douleurs et les souffrances de l'accouchement ?
On se retrouverait très rapidement dans une situation où aucune femme ne serait plus prête d’avoir d'enfants à nouveau, après en avoir mis un au monde…

Mais par rapport à Allah, l'oubli est mortel ! Le Prophète Mouhammad (saw) a en effet comparé celui qui se rappelle de Son créateur et celui qui ne s'en rappelle pas à un être vivant et un cadavre. Si l'oubli est si dangereux lorsqu'il touche la foi, c'est tout simplement parce qu'il conduit l'homme vers les péchés et la désobéissance, qui sont toutes deux des formes de rébellion envers Allah.

D'où l'importance de se rappeler mutuellement le bien et de lutter ensemble contre le mal, afin de palier à cette faiblesse inhérente à notre nature. Par ce moyen, Incha Allah, c'est toute la communauté qui sera protégée. En effet, il faut savoir qu'à partir du moment où on vit en société, on se trouve soumis à une règle qui nous a été maintes fois rappelée par le Qour'aane et les Hadiths:
Si on ne fait rien pour lutter contre le mal qui se propage au sein de la société, lorsque le châtiment d'Allah arrivera, il touchera non seulement les coupables, mais aussi ceux qui, par leur complaisance et leur silence, ne faisaient rien d'autre que les cautionner dans leurs méfaits.

- A suivre......

ALGERIANA
16/07/2005, 03h34
Le Prophète Mouhammad (saw) nous fait comprendre ceci par un exemple. Il nous dit, en ce sens, que la situation dans laquelle se trouvent ceux qui respectent les ordres divins et ceux qui ne les respectent pas est comparable à celle de gens qui sont montés dans un bateau. Les places étant limitées, il a fallu procéder à un tirage au sort pour déterminer ceux qui resteront sur le pont supérieur et ceux qui devront se contenter de la cale du bateau. Le problème, c'est que la réserve d'eau potable se trouve en haut. Ceux du bas sont donc très dépendants sur ce point.

Pour résoudre ce problème, ils se mettent à penser à une solution qui leur éviterait de déranger à chaque fois ceux du haut. C'est alors qu'ils se mettent à dire que le meilleur moyen consiste à faire un trou dans la coque du bateau et à prendre l'eau directement de la mer.
Le Prophète Mouhammad (saw) avertit que si les gens situés sur le pont ne font rien pour empêcher cette folie, ils seront tous perdus: ceux qui ont fait l'erreur, bien sûr, mais aussi ceux qui ne les ont pas empêché.

Par ces propos, le Prophète nous rappelle clairement que, pour le musulman, la pratique religieuse au niveau individuel ne suffit pas… Il doit aussi veiller au respect des injonctions divines de la part des autres membres de la communauté.

Avant de conclure, je voudrai juste attirer votre attention sur deux éléments:

Tout d’abord, le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " ne se fait pas de n’importe quelle façon. En effet, la condition primordiale pour son efficacité réside dans la sagesse avec laquelle il est fait. C’est encore une fois dans l’exemple donné par le Prophète (saw) que l’on doit s’inspirer.

Il est rapporté qu’une fois, un bédouin vint visiter le Prophète à Madinah. Tout à coup, alors qu’il était présent dans la mosquée, il eut une pressante envie d’uriner. Il se mit alors à satisfaire son besoin, debout, dans la mosquée! Les Compagnons qui étaient présents s’élancèrent pour l’arrêter, mais le Prophète (saw) leur demanda de le laisser terminer son besoin. Ensuite, il leur ordonna de verser un peu d’eau à l’endroit où il avait uriné, et fit appeler le bédouin.

Il s’adressa à lui, et avec beaucoup de calme et de sagesse, lui expliqua que la mosquée n’était pas faite pour ce genre de choses. La personne elle même racontait par la suite , qu’il n’avait jamais rencontré de meilleur professeur que le Prophète … Telle était la façon d’éduquer du meilleur des hommes.
Ensuite, pour que le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " soit efficace, il est aussi nécessaire que chaque musulman et musulmane réapprenne à accepter les bons conseils. En effet, il est de plus en plus courant de nos jours lorsqu’on conseille ou on déconseille à un frère ou à une sœur musulmane quelque chose, avec la sincère intention de l’aider, de s’entendre dire que " je n’ai pas de leçons à recevoir de qui que ce soit, et encore moins de ta part ! " … A vrai dire, ce genre de réaction n’exprime ni plus ni moins qu’une certaine forme d’orgueil, qu’il faut absolument faire disparaître de notre cœur. Méditons tous sur cette réaction de Oumar (ra).

Il est rapporté qu’une fois, lors de son Califat, alors qu’il était en train de faire un sermon dans la Masdjid, il exprima son opinion sur une question donnée. Une femme qui était présente dans l’assemblée se leva immédiatement et manifesta son désaccord avec l’avis de Oumar (ra), trouvant que celui-ci était contredit par un verset du Qour'aane. Oumar (ra) se rétracta alors et dit: " Oumar s’est trompé et une femme a vu juste. " ! (Il est à noter que l'authenticité de ce récit n'est pas fermement établie: Sa chaîne de transmission a fait l'objet de certaines critiques.)


- Salam Alikoum -

hakkimm
16/07/2005, 05h53
Salam/Bonjour,
@ALGERIANA, il y a déjà un topic qui traite l'objet de tes deux derniers messages: El Amr bil maârouf wa nahi an al-mounkar (http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=3850)!

Tout d’abord, le " Amr bil Ma’rouf wan Nahyi anil Mounkar " ne se fait pas de n’importe quelle façon. En effet, la condition primordiale pour son efficacité réside dans la sagesse avec laquelle il est fait.

Voici un trés bon texte (paroles de sage) qui va dans le même sens; c'est un extrait du livre "La vérité Amère" de l'auteur el-Cheikh Mohammed Al-Ghazali:

Je n’appréciai guère sa façon de s’habiller lorsqu’elle entra dans mon bureau. Toutefois, son regard était chargé d’une tristesse et d’un embarras qui appelaient à la compassion. Elle s’assit et commença à m’exposer ses soucis dans l’espoir de trouver une réponse chez moi. Je l’écoutai pendant un bon moment. J’appris que c’était une jeune femme arabe qui avait reçu son éducation en France. Il était également clair qu’elle connaissait à peine l’islam. Je commençai à lui expliquer des choses élémentaires, en écartant les soupçons qu’elle pouvait avoir ; je répondis à ses questions et je réfutai les mensonges que les missionnaires et les orientalistes propagent à l’égard de l’islam. Je n’oubliai pas de faire allusion à la civilisation contemporaine qui use du corps de la femme pour séduire les regards concupiscents, et qui ignore la chasteté, la beauté et la sérénité au sein de l’environnement familial. La jeune femme demanda un second rendez-vous puis s’en alla.

Peu après son départ, un jeune homme, dont l’apparence montrait un attachement religieux, entra brusquement dans mon bureau et me dit violemment : "Comment se fait-il qu’une personne aussi perverse soit reçue en ce lieu ?". "Le médecin reçoit les personnes malades avant les personnes saines. C’est son métier.", lui dis-je.
La suite...à la source (http://www.islamophile.org/spip/article112.html)

ALGERIANA
16/07/2005, 12h22
Salam Hakim,

Je suis contente que tu suives toujours les pas, je ne suis pas la seule fidele à moi meme et mes amis :)

Je ne savais pas que le sujet etait deja traité, il ya tant de sujets et des fois je n´arrive pas à decouvrire certains en faisant la recherche.

Mais je crois ce n´est pas aussi grave, neya salima :)

Merci à toi!
La verité amére m´interesse, je crois je vais acheter le livre.

ALGERIANA
18/07/2005, 03h34
Toutes les paroles de louange et de gloire adressées à Dieu qui célèbrent Ses attributs parfaits de puissance et de majesté, de beauté et d’exaltation, qu’elles soient prononcées par la langue ou dites en silence dans le coeur, sont appelées dhikr ou rappel de Dieu. Il nous a ordonné de nous souvenir de Lui en permanence et toujours.

Dieu dit:
Vous qui croyez, rappelez Dieu d’un rappel incessant proclamez Sa transcendance du petit matin au crépuscule. (33:41-42)

Si quelqu’un se souvient de Dieu, Lui se souvient de cette personne:
Aussi, souvenez-vous de Moi, et Je Me souviendrai de vous. (2:152)

Le rappel de Dieu est le fondement des bonnes actions. Quiconque parvient à le pratiquer reçoit la bénédiction et l’amitié étroite de Dieu. C’est pourquoi le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avait coutume de pratiquer le rappel de Dieu en permanence.

Quand un homme se plaignit: " Les lois de l’islam sont trop lourdes pour moi, aussi indique-moi quelque chose que je puisse pratiquer aisément ", le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui dit : " Fais en sorte que ta langue soit toujours occupée au rappel de Dieu ! "
(hadith rapporté par ahmad avec deux chaînes de transmission solides, par tirmidhi et ibn majah à travers d’autres chaînes, et par ibn hibbam qui le déclare sahih de même que al-hakim).

Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) disait souvent à ses Compagnons: " Faut-il que je vous rappelle la meilleure des actions, la plus pure aux yeux de Dieu, celle qui a le statut le plus haut bien au dessus de la dépense d’or et d’argent au service de Dieu, ou du combat contre vos ennemis où vous les frappez au cou et où ils vous frappent au cou ? " Les Compagnons lui dirent : " Oui, ô Messager de Dieu ! " Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) leur dit : " C’est le dhikr de Dieu ".
(rapporté par tirmidhi, ahmad et hakim qui ont déclaré la chaîne de transmission solide).

Le rappel de Dieu est aussi un moyen d’échapper au feu de l’enfer. mu`adh raconte (rapporté par ahmad):
Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit: " Il n’est aucun moyen d’échapper au châtiment de Dieu plus efficace que le rappel de Dieu ".

ahmad rapporte également que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit:
Tout ce que vous dites pour célébrer la gloire de Dieu, Sa majesté et Son unicité, et toutes vos paroles qui chantent Sa louange, se rassemblent autour du Trône de Dieu. Ces mots résonnent comme le bourdonnement des abeilles, et attirent l’attention sur la personne qui les adressent à Dieu. Ne souhaitez-vous pas que quelqu’un, là-bas dans la présence de Dieu, attire l’attention sur vous ?

- Salam Alikoum -

ALGERIANA
21/07/2005, 01h17
Nombreux sont ceux qui aujourd'hui discourent sur la licité de l'usage du chapelet (subha). Certaines personnes, qui se considèrent doctes, ont émis un avis défavorable à son utilisation, la qualifiant d'innovation blâmable (bid'a) en argumentant de la faiblesse des ahadîths utilisés.

En premier lieu, il est bon de rappeler que, par consensus des savants, une tradition, même faible, permet de classer une pratique dans la catégorie des pratiques recommandées (mustahabb).

L'imâm Jalal-al-dîn al-Suyûtî dans son livre "al-Minha fî as-sabha" ("Les bienfaits du chapelet") a réuni beaucoup d'informations et de réflexions sur ce sujet. Il cite notamment un hadîth marfu' rapporté par 'Alî: « Quel excellent moyen de se souvenir de Dieu que le chapelet! »

'Abd-Allah, le fils de Ibn Hanbal, rapporte dans les "Zawâyid az-zuhd" que Abû Hurayra « avait un fil qui contenait mille nœuds, il ne dormait pas avant de glorifier Dieu autant de fois qu'il y avait de nœuds ». Selon d'autres sources, Abû l-Dardâ' faisait de même. On rapporte que Jâbir a dit qu’une femme a vu Fâtima, fille d’al-Husayn, petit fils du Prophète –que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui -, en train d’invoquer en utilisant un fil composé de plusieurs nœuds.

Abû Dawûd, Tirmidhi, Nasaï et al-Hâkim dans leur compilation de ahadîth ("Sunan") rapportent d’après une chaîne de garants authentiques que Sa’d Ibn Abî Waqqâs et l’Envoyé de Dieu - que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui- s’étaient rendu chez une femme qui utilisait des noyaux de dattes ou des petits cailloux qui lui servaient de chapelet.
Le Prophète lui a dit:« Je vais t ‘apprendre quelque chose de meilleur pour toi. Dis: "Gloire à Dieu autant de fois que le nombre de Ses créatures. Gloire à Dieu autant de fois qu’Il est satisfait de Lui-même. Gloire à Dieu autant de fois nécessaire pour transcrire Ses paroles. " »

Ibn ‘Abidin, le savant hanafite, considère que ce hadîth légitime l’usage du chapelet, puisque le Prophète (S) ne l’a pas interdit, mais il lui a juste conseillé d’effectuer des pratiques qui seraient pour elle plus facile à exécuter. Si le chapelet était illicite, il le lui aurait interdit.
On rapporte que le Prophète a dit : « Quiconque dit 70000 fois : "Pas de divinité si ce n’est Dieu", Dieu interdit qu’il aille en enfer. » Or, comment compter 70000 fois une invocation sur ses doigts, sans utiliser un instrument qui permet de ne pas se tromper.

Une règle juridique bien connue considère que les moyens utilisés pour effectuer une pratique recommandée sont aussi conseillés. En conséquence, le dhikr (invocations) est légitimé par un très grand nombre d’ahadîth, donc les méthodes qui facilitent cette pratique (le chapelet par exemple) sont recommandées également.

Les savants de la communauté sont unanimes à préconiser l’utilisation du subha.
Ibn al-Jawzî, le célèbre théologien, a dit: « Le chapelet est recommandé (mustahabb) en se référant au hadîth de Sâfiyya qui "glorifiait Dieu" en utilisant des noyaux de dattes ou de petits cailloux. Le Prophète a approuvé son procédé. Encore faut-il que son but ne contredise pas son objet. »

Shaykh Mohammed Ibn 'Allan, dans "Al-Futuhât ar-rabbâniya 'alâ al-adhkar an-nawâwiyya" écrit: « L'emploi du chapelet se justifie davantage quand il s'agit de compter de nombreuses invocations. En comptant avec les doigts ou avec autre chose, l'esprit, absorbé par cette comptabilité, peut être distrait du contenu du dhikr. »

Le shaykh Abdel-Kader Aïssa, dans son livre "Les Vertus du Dhikr", observe que « le serviteur invoque Son Maître (…) [en] utilisant un chapelet qui lui permet de compter ce qu'il veut atteindre comme nombre désiré sans se fatiguer par un comptage mental .»

- Salam Alikoum -

ALGERIANA
27/07/2005, 21h23
La compassion et la pitié comptent parmis les vertus du musulman. La pitié a pour racine la clarté et la pureté de l'âme.

Ce qui fonde la pitié

Le musulman doit pratiquer la pitié, prendre part au malheur des autres et recommander d'en faire preuve, ainsi que Dieu l'a prescris dans le Coran:

"[...] Ceux qui rachètent les captifs, nourrissent en temps de disette un parent orphelin ou un pauvre réduit au dénuement, tout en étant du nombre de ceux qui ont la foi, qui s'incitent mutuellement à la constance et à la commisération. ceux-là seront les gens de la droite !" (Coran, sourate 90 - Le Pays - versets 17-18)

Plusieurs hadiths du Prophète Mohammed (sur lui la prière et la paix) abordent la pitié et la bonté du coeur en soulignant l'importance de ces vertus:

"Dieu est miséricordieux envers ceux qui ont bon coeur."

"Ayez pitié de ceux qui vivent sur terre, le ciel aura pitié de vous."
(Source : Tabarani et Hakim)

"Celui qui n'a pas pitié des autres, est indigne de la pitié."

"La tendresse ne fait défaut que dans le coeur d'un damné"

"Les croyants, dans leur affection et leur sympathie réciproques sont comparables au corps. Si l'un de ses organes est atteint d'un mal, toutes les autres parties lui répondent par l'insomnie et la fièvre." (source : Moslim)

Les formes de la pitié:
La pitié n'est que tendresse et sympathie. Elle suscite grâce et bonté. Mais elle n'est jamais un sentiment stérile. Elle se traduit, au contraire, à l'extérieur par des actes réels tels que : pardon aux offenses, secours aux angoissés, assistance aux faibles, assouvissement de la faim des faméliques, habillement des dénudés, soins aux malades, consolation des affligés et plusieurs autres actes semblables qui sont tous le fruit de la pitié.

L'imam Boukhari rapporte qu'Anas dit: "Nous sommes allés, le Prophète et moi, voir Abou Yousseph, le mari de la nourrice de Brahim, fils du Prophète. Ce dernier prit son enfant dans ses bras, le baisa et le flaira.
Nous sommes allés encore une autre fois, mais l'enfant était agonisant. Les yeux du Prophète se mirent à verser des larmes. Abderrahmane Ben Aouf lui dit : « Toi aussi, Prophète de Dieu, tu pleures ! »
"Ben Aouf", dit le Prophète , "ce sont des larmes de tendresse"

Ensuite, il dit: "Les yeux versent leurs larmes, le coeur s'afflige, mais nous ne disons que ce qui plait à Dieu. Nous sommes bien tristes de ta perte, Brahim !"

C'est une marque d'affection de la part du Prophète (sur lui la prière et la paix) que d'aller voir l'enfant chez sa nourrice, de l'embrasser et de le flairer. C'est de la tendresse de sa part que de lui rendre visite dans son agonie et de le pleurer.

Boukhari a rapporté aussi le fait suivant d'après Abou Houreira qui dit:
Un homme, poursuivant son chemin, éprouva une soif ardente et descendit dans un puits pour se désaltérer. Quand il remonta, il vit un chien haletant de soif, léchant l'humidité du sol. Ce chien, se dit-il, éprouve la même sensation de soif que moi. Alors, il redescendit, remplit sa chaussure d'eau, la prit par la bouche, remonta et donna à boire au chien. Son geste fut agréé de Dieu qui lui accorda rémission de ses péchés. Sommes-nous récompensés, dirent les compagnons, pour les bienfaits dispensés aux animaux ?

"Oui, dit le Prophète (sur lui la prière et la paix) , tout bienfait à tout être vivant est rétribué."

C'est aussi une marque de commisération de la part de cet homme qui prit la peine de descendre dans le puits, d'y puiser de l'eau et de désaltérer ce chien assoiffé. Si ce n'était pas la pitié qui a ému cet homme, il n'aurait pas agi ainsi.
A l'opposé de cet exemple, Boukhari, toujours selon Abou Houreira, rapporte le fait suivant: Une femme a mérité les tourments de l'enfer pour avoir emprisonné une chatte et l'avoir laissée mourir d'inanition. Ce fait lui a valu l'enfer.
[il lui sera dit] « Tu l'as laissée sans boire et sans manger dans sa prison, tu ne l'as ni nourrie, ni relâchée pour manger des insectes de la terre ! »
Cet acte est un aspect de sécheresse de coeur, de carence de pitié que l'on ne peut rencontrer que chez un damné.

Boukhari rapporte également ce hadith d'après Katada, il dit:"Je commence quelquefois la prière, dit le Prophète(sur lui la prière et la paix), avec l'intention de la prolonger. Mais, entendant les pleurs d'un petit enfant, je la raccourcir, sachant que ses cris tourmentent la mère."
Ainsi, renoncer à allonger la prière à cause des pleurs d'un enfant qui troublent sa mère est un aspect de pitié. C'est un don que la grâce divine attribue aux coeurs des gens compatissants.

On raconte qu'un homme insulta Zaîne Abidine (Ben Ali Ben Hoçaîne, petit-fils du Prophète) qui se dirigeait vers la mosquée.
Ses domestiques accoururent pour le battre. Mais Zaîne les en empêcha. Puis, s'adressant à l'insulteur, il lui dit:« Homme ! Je mérite plus que ce que tu as dit ! Ce que tu ignores de moi, dépasse de loin ce que tu connais. Si tu veux, je peux te le citer ! »L'homme rougit. Zaîne enleva alors son manteau et l'en revêtit. Il ordonna à ses gens de lui remettre mille drachmes.

L'oubli de ces injures et cette charité sont deux marques de bonté de coeur de la part du petit-fils du Prophète Mohammed (sur lui la prière et la paix).

- Salam Alikoum -

ALGERIANA
05/08/2005, 22h59
قال أمير المؤمنين عمر بن الخطاب : إني لا أحمل هم الإجابة ، ولكن هم الدعاء ، فإذا ألهمت الدعاء فإن الإجابة معه .

وعلى قدر نية العبد وهمته ومراده ورغبته في ذلك ، يكون توفيقه سبحانه وإعانته . فالمعرفة من الله تنزل على العباد على قدر هممهم وثباتهم ورغبتهم ورهبتهم ، والخذلان ينزل عليهم على حسب ذلك . فالله سبحانه أحكم الحاكمين ، وأعلم العالمين ، يضع التوفيق في مواضعه اللائقة به ، والخذلان في مواضعه اللائقة به وهو العليم الحكيم

وما أُتي من أُتي إلا من قبل إضاعة الشكر ، وإهمال الافتقار والدعاء ، ولا ظفر من ظفر بمشيئة الله وعونه إلا بقيامه بالشكر وصدق الافتقار والدعاء ، وملاك ذلك الصبر ، فإنه من الإيمان بمنزلة الرأس من الجسد فإذا قطع الرأس فلا بقاء للجسد - بن قيم الجوزية -


، لقوله صلى الله عليه وسلم :إنما الأعمال بالنيات وإنما لكل امرئ ما نوى وإذا دخل رجل المسجد وقد فاتته الجماعة فوجد من يصلي وحده فلا بأس أن يصلي معه مأموما بل ذلك هو الأفضل؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم لما رأى رجلا قد دخل المسجد بعد ما صلى الناس : ألا رجل يتصدق على هذا فيصلي معه وبذلك يحصل فضل صلاة الجماعة لهما جميعا ، وهي نافلة بالنسبة لمن قد صلى . وقد كان معاذ رضي الله عنه يصلي مع النبي صلى الله عليه وسلم صلاة العشاء فرضه ، ثم يرجع إلى قومه فيصلي بهم تلك الصلاة ، فهي له نافلة ولهم فرض ، وقد أقره النبي صلى الله عليه وسلم على ذلك .

zwina
05/08/2005, 23h12
Euh tu m'as oublié, je n'ai rien compris à ce que tu as écrit :lol:
Le coeur est ce qu'il y a de plus beau ou de plus mauvais en chacun. C'est le coeur qui dicte les actes et paroles de chacun. Selon les actes et paroles ont peut savoir à qui on a affaire. La beauté du coeur est la plus belle chose qui puisse exister. Quelqu'un avec un coeur beau ne fera jamais de mal consciemment, sa parole sera d'or et réfléchie. La beauté du coeur apporte la paix, la sérénité, la tolérance et la sagesse a celui qui la possède et emplit de bonheur et de paix celui qui le cotoie. Mais c'est devenu tellement rare...............

ALGERIANA
05/08/2005, 23h40
Salam,

"Innama al aamalou binniyat" ....L´intention est plus importante que l´action.

Qui veut dire on est face au Dieu avec nos intentions que nos cœurs portent plus qu´avec l´action. Et chaque action sera récompensé d´après son intention.

zwina
06/08/2005, 00h20
Exact, si l'intention est bonne elle sera récompensée sinon .....mais si elle vient du plus profond de ton coeur elle est bonne. Sauf si tu te trompes, Allah ne veut du mal à persone c'est ce que beaucoup oublie. On ne tue pas, on ne ment pas et on ne calomnie pas car Allah ne ferait pas de mal à une mouche.....

ALGERIANA
22/08/2005, 00h09
Faire du dhikr, c'est se rappeler d'Allah en Le louant et le glorifiant.
Pour faire du dhikr, on dit généralement "SoubhanAllah" (Gloire à Allah), "Alhamdoulillah" (Louanges à Allah) et "Allahou Akbar" (Allah est Le Plus Grand).
Notre Prophète (saws) nous a conseillé de dire après chaque prière obligatoire 33 fois "SoubhanAllah", 33 fois "Alhamdoulillah" et 33 fois "Allahou Akbar" puis de finir en disant une fois "la ilaha illallah, wahdahou la charikallah, lahoul moulkou wa lahoul hamd, youhyi wa youmite, wa houwa 'ala koulli chay ine qadir".

Certaines personnes se rendent compte de la valeur de ces paroles. Ils savent que de dire une fois SoubhanAllah est quelque chose d'énorme par sa signification et que la récompense sera aussi énorme.

D'autres personnes, croient que prononcer ces quelques paroles ne rapporte pas grand-chose car ce ne sont que des mots. Comment ces simples mots seraient-ils aussi précieux?

Si tu veux la réponse, lis ce qui suit.
Si tu es dehors un soir et que tu regardes le ciel, que vois-tu ?
Si le ciel est dégagé tu verras les étoiles, pas vrai ?

C'est quoi les étoiles ?
Si tu demandes à quelqu'un qui a étudié, il te dira que les étoiles sont de gros astres similaires à notre soleil. Elles sont vraiment énormes et très souvent plus grosses que le soleil. Et pourtant, si tu regardes le ciel, tu ne verras que des petits points lumineux. C'est pourquoi, si tu dis à quelqu'un qui n'a pas étudié que les petits points lumineux dans le ciel sont des milliers de fois plus grands que la Terre, il pensera sûrement que tu es tombé(e) sur la tête.

Comment pourras tu prouver à cette personne que tu as raison ?
La seule chose que tu pourras dire est que c'est ton instituteur qui t'a dit que les étoiles sont de gros astres, einh ?
Parce que toi, tu ne les as pas vus de tes yeux.. Sinon, si tu as un téléscope, tu pourras peut être montrer à la personne que les étoiles sont vraiment plus grandes que le petit point que l'on voit dans le ciel.

Pour le dhikr, c'est pareil. Sauf qu'à la place des étoiles, ce sont "SoubhanAllah", "Alhamdoulillah" et "Allahou Akbar"
qui entrent en jeu. Pour le commun des mortels, ce ne sont que des petits mots sans importance. Dans les écoles publiques, ils ne nous disent pas combien ces paroles sont importantes. C'est seulement dans les mosquées où on peut le découvrir. En vérité, ces simples paroles valent plus que la Terre et tout ce qu'elle contient.

La différence ici avec l'exemple des étoiles est qu'on n'a pas de télescope qui peut nous permettre de voir combien ces petites paroles sont grandes. Seuls les prophètes (paix sur eux) envoyés par Allah le Très-Haut pouvaient voir ça.
En d'autres mots, ils étaient les seuls à posséder le télescope nécessaire pour voir l'importance du dhikr. Et c'est pourquoi les prophètes faisaient beaucoup de dhikr. Nous, on suit tous les prophètes et on croit en leur message. C'est pourquoi on croit tout ce qu'ils disent car les prophètes ne parlent pas de leur propre-chef mais ne disent que ce qu'Allah le Très-Haut leur a demandé de dire.


En résumé:
- les étoiles, qui paraissent toutes petites, sont en fait immenses,
- le dhikr qui paraît n'être que des paroles, est en vérité bien plus précieux que tout ce que l'Univers contient.

Il ne faut donc pas se fier aux apparences.
Souviens-en toi la prochaine fois que quelqu'un te dit que le dhikr c'est pas grand-chose.


Il n'y a de Puissance ni de Force qu'en Allah.
Wassalamou Alaikoum,

Auteur:Abdurrachid.


Source: http://www.air-**********

ALGERIANA
23/08/2005, 03h43
Au regard de l'islam, l'être humain n'est pas qu'un corps mais un être formé par Dieu Lui-même d'un corps et d'une âme notamment (Ar-rûh, Ibn Qayyim, p. 171). Le corps, composé de matière, a besoin de matière, tandis que l'âme est attirée vers Dieu. Jusqu'ici, il n'y a, c'est vrai, pas grande différence entre ces dires de l'islam et ceux d'autres religions.

La particularité de l'islam réside dans le fait qu'il ne marque pas négativement ce qui a trait au corps, et n'enseigne pas que vivre sa corporalité serait une entrave à sa spiritualité. En islam, c'est l'excès dans la façon de vivre sa corporalité qui est considéré comme étant une entrave à sa spiritualité, et c'est l'équilibre entre besoins du corps et exigences du cœur qui est recherché.

Qu'est-ce que "le cœur" ?
Le savant musulman Al-Ghazâlî souligne que ce mot, tel qu'il est employé dans le Coran et les Hadîths, ne désigne pas, bien entendu, le muscle cardiaque, mais "la conscience morale" , il s'agit, poursuit-il, de la même chose que ce qui est appelé "l'âme", "ar-rûh" (Al-Ih'yâ, tome 3 pp. 4-7).
Le "cœur" correspond donc à la faculté de l'homme qui se traduit par la conscience innée du bien et du mal chez lui, et par l'attirance naturelle qu'il ressent vers Dieu.
Tous les humains possèdent un "cœur", même si certains parmi eux le voilent au point qu'il ne les interpelle plus :
"Ils ont un cœur mais ne comprennent pas par son moyen" (Coran 7/179). "N'ont-ils pas parcouru la terre et eu un cœur par le moyen duquel ils comprendraient, ou des oreilles par le moyen desquelles ils entendraient ? Car ce ne sont pas les vues qui s'aveuglent, mais s'aveuglent les cœurs qui sont dans les poitrines" (Coran 22/46). Pour dire "âme humaine" , le Coran et les Hadîths emploient les termes "ar-rûh" et "an-nafs".

S'agit-il de la même chose ou de 2 choses différentes?
Les opinions sont partagées sur le sujet, mais je préfère personnellement l'avis de Ibn Qayyim, selon qui le terme "nafs" est parfois employé dans le Coran pour désigner la même chose que "ar-rûh", et parfois pour désigner l'homme dans son ensemble (corps et âme) (Ar-Rûh, pp. 208-209). L'opinion de Ibn Kathîr (Tafsîr Ibn Kathîr, tome 3 p. 56), est également à consulter, bien que légèrement différente par rapport à celle de Ibn Qayyim.

Il est possible, ici, d'approfondir le débat en citant Shâh Waliyyullâh qui, pour sa part, distingue deux "niveaux" (tabqa) dans l'âme humaine ("an-nafs" ou "ar-rûh"):
le niveau commun à tout être vivant (ar-rûh al-hayawânîy) et celui spécifique à l'être humain (ar-rûh al-insânîy). Selon Shâh Waliyyullâh, c'est ce second niveau qui est le siège des caractéristiques morales et spirituelles de l'homme ; c'est lui qui est la même chose que le "cœur" (al-qalb), à savoir la conscience morale de l'homme.
Quant au premier niveau, il est lui aussi constitutif de l'âme humaine, puisqu'il est la base sur laquelle le second niveau repose, et le moyen par lequel celui-ci se trouve en contact avec le corps (voir Hujjat ullâhil bâligha, tome 1 pp. 66-67).

Il s'ensuit que c'est ce premier niveau ("an-nafs al-hayawânîyah" ou "ar-rûh al-hayawânîy") qui est le confluent du "cœur" ("al-qalb", ou "an-nafs al-insânîyah", ou "ar-rûh al-insânîy") et du corps, et qui est donc, de façon naturelle, le siège du bien comme du mal. Du bien si les besoins du corps sont satisfaits en tenant compte de ceux du "cœur". Du mal s'ils le sont de façon excessive, c'est-à-dire sans prise en compte des exigences de ce "cœur".

"Et par l'âme humaine et par Celui qui l'a créée, puis lui a inspiré sa piété et son libertinage. Réussit celui qui la purifie. Est perdant celui qui la corrompt" (Coran 91/ 7-10).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
Auteur: Anas

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