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Voir la version complète : Statut avancé du Maroc"statut avancé". L'UE tique sur le climat des affaires


Tems
22/04/2008, 15h44
La Commission européenne liste les bons et les mauvais points qui pèsent sur les discussions avec l'UE autour du statut avancé.
«Les discussions sont en bonne voie avec le Maroc sur les moyens concrets de parvenir à un statut avancé, qui pourraient prendre la forme d'une vaste panoplie de mesures dont certaines, particulièrement importantes, auraient trait à la mobilité des personnes, parallèlement à des progrès en matière de réadmission», tel est la conclusion parue, au début de ce mois, dans la communication officielle de la Commission européenne adressée au Parlement de l'Union pour lui rendre compte des discussions autour du statut avancé avec le Maroc.

En faisant le point sur l'évolution de nos indicateurs économiques et sociaux, les services de la commission européenne relèvent les effets de la sécheresse qui ont conduit au ralentissement de la croissance économique en 2007 (2,5%). «La campagne agricole 2006/2007a mis en exergue la vulnérabilité du secteur agricole et le manque d'une véritable stratégie de réforme cohérente», écrivent les rédacteurs de ce document. Ils modèrent, néanmoins, leurs propos en évoquant le développement des activités non agricoles, «la croissance rapide des investissements», et la stabilisation de l'inflation. Autre facteur d'inquiétude chez les services de la Commission, la détérioration du solde commercial. «Les efforts pour diversifier les exportations n'ont pas encore porté leurs fruits», note le rapport

de la Commission. Cette inquiétude est atténuée par la réduction de la dette extérieure et la poursuite de la croissance des liquidités extérieures. A cet effet, l'UE ne manque pas de mentionner la note Investment Grade attribuée au Maroc l'année dernière par l'agence Fitch Ratings. Les huit mesures de libéralisation du compte capital l'année dernière ont également mérité un bon point. «L'amélioration des conditions macro-économiques s'explique en partie par la poursuite d'une politique budgétaire prudente», note le rapport. Cela se matérialise d'abord par la réduction du déficit budgétaire sur deux années successives (2006 et 2007), d'une part. De l'autre, par l'augmentation des recettes fiscales et la «réduction de la dépendance par rapport aux recettes de privatisation». La satis­faction manifestée par rapport aux indicateurs macro-économiques est contrebalancée par des remarques négatives au sujet de à l'augmentation des dépenses de compensation. «Cette situation pose un risque pour les finances publiques», prévient le rapport qui souligne toutefois la réflexion engagée par rapport au ciblage de la compensation. Une autre remarque concerne le climat des affaires car, «malgré la poursuite des réformes dans la fiscalité du secteur financier et la libéralisation du compte capital, un certain ralentissement a été constaté en ce qui concerne l'amélioration du cadre d'investissement». Cette insatisfaction est principalement liée à l'absence d'une réforme juridique, la difficulté de recruter des profils qualifiés dans les secteurs à fort potentiel, la multiplication des intervenants publics dans la promotion de l'investissement, la difficulté d'accès au foncier et la faible qualité des services. Ces lacunes sont issues des remontées d'informations que les rédacteurs du rapport ont accumulées durant la préparation de leur document. Si le climat des affaires laisse à désirer, la Commission européenne ne reproche rien à l'avancement du processus de libéralisation commerciale. «L'accélération du démantèlement tarifaire pour certains produits en provenance de l'UE témoigne d'une volonté du Maroc de renforcer les relations économiques avec l'UE», précise le document qui note particulièrement les avancées dans la libéralisation des produits agricoles et la modernisation du système douanier.

Nouaim Sqalli
Source: Le Soir Echos

Tems
22/04/2008, 16h42
ballz
hier tu voulais savoir en quoi cela consisté ..

«Les discussions sont en bonne voie avec le Maroc sur les moyens concrets de parvenir à un statut avancé, qui pourraient prendre la forme d'une vaste panoplie de mesures dont certaines, particulièrement importantes, auraient trait à la mobilité des personnes, parallèlement à des progrès en matière de réadmission»,

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