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Les chambres à gaz toujours un "détail" pour Le Pen

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  • Les chambres à gaz toujours un "détail" pour Le Pen

    Il persiste et signe. Pour Jean-Marie Le Pen, il paraît "évident" que "les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale". Cette déclaration, le leader frontiste l'a faite au magazine régional Bretons , diffusé en Bretagne et en région parisienne, paru ce vendredi matin.

    Principal rappel du président du Front national, le nombre de morts total de la Seconde Guerre mondiale, qu'il estime à 50 millions. Le journaliste qui l'interroge, l'interrompt et le pousse dans ses retranchements : "Le problème n'est pas de savoir le nombre [de morts, NDLR] mais la manière dont ils ont été tués [...]. Ils ne sont pas morts sous les bombardements."

    "Ceux-là n'ont pas été gazés"

    Jean-Marie Le Pen ne se démonte pas et répond à la réflexion de son intercoluteur en lâchant : "Mais ça, c'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés", assure Jean-Marie Le Pen.

    Avant de poursuivre la discussion en précisant : "C'est le sujet qui est important, je crois. J'aurais parlé, même de très loin, du génocide vendéen, personne n'aurait été choqué [...] Je n'ai pas contesté [l'existence des chambres à gaz, NDLR]), j'ai dit que c'était un détail. En quoi cela méritait-il 150 millions (en anciens francs) d'amende. Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle - et prononcée par un homme public -, mérite 150 millions d'amende et la mise à l'index de l'individu et de son parti ?"

    "En sortant du métro, vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca" Interrogé au Grand Jury RTL-Le Monde le 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen avait déclaré : "Je me pose un certain nombre de questions. Et je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale."

    Dans l'interview accordée à Bretons , Jean-Marie Le Pen donne aussi sa vision sur ce que sera la France dans cinquante ans. "Sur le papier, elle sera comme le sont déjà un certain nombre de villes françaises à majorité musulmane. C'est le cas de Roubaix, qui est musulmane à 60 %, de Marseille, où il y a 400 000 musulmans, de la banlieue parisienne où, en sortant du métro, vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca."

    Pour Bruno Gollnisch, Jean-Marie Le Pen "n'est pas le seul à penser comme ça". "C'est un homme constant dans ses convictions, s'il affirmait le contraire de ce qu'il a dit par le passé, on dirait...", explique tout en sous-entendus le député européen du FN au point.fr. Avant de refuser de donner son avis sur les propos tenus par le numéro un du Front national. "Je ne m'exprime plus sur les sujets dont la discussion n'est pas libre. Le seul fait d'ailleurs de demander qu'elle le soit est déjà considéré, abusivement par certains, comme un délit".

    Quant à savoir si la teneur de l'interview de Jean-Marie Le Pen ressemblait au chant du cygne, le délégué général du FN n'adhère pas à cette thèse. "Je ne le crois pas", martèle-t-il en riant nerveusement.
    The truth is incontrovertible, malice may attack it, ignorance may deride it, but in the end; there it is.” Winston Churchill

  • #2
    bonjour

    Un procès est entrain de ce préparer pour le juger pour ces propos. Ce que je n'ai pas compris, c'est pourquoi quand on blasphème le prophète ca fait partie de la liberté d'expression et quand il s'agit d'un fait qui touche aux juifs tout est interdit. J'aurais aimé connaitre la définition de la liberté d'expression.
    -Les choses sont rarement ce qu'elles semblent être. Mani

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    • #3
      Apparemment ce sujet si intéréssant n'intéresse personne
      -Les choses sont rarement ce qu'elles semblent être. Mani

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      • #4
        salut mani,
        les médias de l'europe sont tous controlés par les pro-israeliens. Voilà pouquoi peu de gens ont le courage d'en parler :22:

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        • #5
          Salut Lounes. C'est le cas vraiment, s'il en faut encore une preuve. Mais qu'on cesse de parler alors de liberté d'expression. J'ai horeur de l'hypocrésie.
          Je partage rien avec Lepen, mais sincèrement en quoi ca gène de dire que les chambres à gaz n'est qu'un détail de l'histoire. Une fois LePen a dit qu'en France on peut remettre en cause l'existence de Dieu mais pas des chambres à gaz. C'est le cas finalement.
          -Les choses sont rarement ce qu'elles semblent être. Mani

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          • #6
            Ce que je n'ai pas compris, c'est pourquoi quand on blasphème le prophète ca fait partie de la liberté d'expression et quand il s'agit d'un fait qui touche aux juifs tout est interdit. J'aurais aimé connaitre la définition de la liberté d'expression
            Je vais démonter pour la nième fois cette argument victimiste :

            Appel à la haine: en France c'est interdit, exemples :

            -Musulmans : Le 2 avril 2004 le pen est condamné à une amende pour provocation à la haine raciale contre les musulmans.

            -Juifs : Le pen a été plusieurs fois condamné pour provocation à la haine raciale contre les juifs.

            Le blasphème: en France, le blasphème fait partie de la liberté d'expression.

            Maintenant passons au "blasphème"... moise, jésus, adam, dieu... etc ont tous été caricaturés, moqués et humiliés, (je peux donner des liens par MP, car les modos de ce forum suppriment tout post contenant un lien vers un site "christianismophobe", "judaïsmophobe" ou "islamophobe").

            En france, il y a eu plusieurs livres qui ont critiqués le judaïsme, disant que cette religion est "raciste", "fasciste", "intolérante", et même "stupide", aucun juif n'a lancé une fatwa contre eux, leur livre n'a pas été interdit, et aucune ambassade française n'a été brulé. Donc, élevez un peu le niveau dans votre argumentation, parce que là vous êtes ridicules et personne ne vous prend au sérieux.

            PS: ma conception de la liberté d'expression : les propos racistes doivent être légalisés comme aux états-unis.

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            • #7
              Qu est ce que tu veux qu ils fassent ,ils ont pas besoins de maniféster ou bruler ,ils dominent tout ,banque ,bourse , armement, et méme les occidentaux, ils suffit de lire les nons de certains responsables de pays...........

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              • #8
                PS: ma conception de la liberté d'expression : les propos racistes doivent être légalisés comme aux états-unis.
                Mais pourquoi alors condamner LePen dans ce cas. On est libre de s'exprimer n'est ce pas?
                -Les choses sont rarement ce qu'elles semblent être. Mani

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                • #9
                  Comparaison Entre Bruno Guigue Et Robert Redeker

                  “DEVOIR DE RESERVE” A GEOMETRIE VARIABLE

                  Nous publions cette analyse très documentée sur l’affaire du limogeage du sous-préfet Bruno Guigue. L’auteur revient sur le contexte particulier de l’affaire et sur la campagne médiatique actuelle des défenseurs acharnés d’Israël.

                  Très intéressant aussi est le rappel de la défense menée par certains intellectuels (ceux-là même qui fustigent Bruno Guigue aujourd’hui !) lesquels considéraient que Redeker n’était pas tenu de respecter un quelconque “droit de réserve” au prétexte qu’il s’exprimait dans un article de presse…qu’il signait pourtant en sa qualité d’enseignant.

                  ans parler du contenu injurieux de sa prose qui, incontestablement pouvait constituer un motif de trouble à l’ordre public (rappelons que, comme nous le disions dans un précédent article, cela concerne l’un des motifs retenus par l’article 10.2 de la CEDH) surtout dans le contexte hypersensible du monde scolaire.

                  Rappelons que Redeker s’il n’a pas été sanctionné…a été promu.

                  Commentaires sur l’affaire du sous-préfet limogé

                  Vu à la télé et lu sur le Net: «Le sous-préfet de Saintes limogé après un article “anti-israélien”». Et, évidemment, un très obscur «Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a salué dimanche la décision de la ministre de l’Intérieur».

                  Comme, à coup sûr, on va se focaliser sur d’autres sujets que ceux qui pourraient être intéressants, je vous livre quelques commentaires. Pas vraiment structurés, je manque toujours cruellement de temps.

                  Il est fait mention d’«un» article du sous-préfet Bruno Guigue sur le site **********, et deux phrases sont mises en vedette pour justifier le limogeage: «le seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» et les «geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer pendant Shabbat». L’article en question est intitulé «Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU».

                  Aucun journaliste ne va évidemment lire ce long texte, on se contentera des deux phrases provocatrices (d’ailleurs, on ne se demandera pas beaucoup plus en quoi elles seraient infondées). De l’autre côté, on se laissera entraîner sur la «défense» de la liberté d’expression, manière de se faire promener en dehors des sujets sur lesquels on aurait pourtant quelques chances de pouvoir influer. Oumma publie d’ailleurs un communiqué ultra-convenu et, à mon avis, à côté de la plaque: «Silence dans les rangs»:

                  La sanction qui le frappe nous montre à l’envi que l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France. En effet, si chacun a le loisir aujourd’hui dans notre pays, fonctionnaire ou pas, de critiquer, condamner, dénoncer à peu près n’importe quel Etat, n’importe quelle religion, n’importe quelle personnalité, il existe une exception à cette règle et notre ami Bruno Guigue, que nous assurons de notre total soutien, est puni pour avoir cru à l’existence d’une véritable et totale liberté d’expression au pays des Droits de l’Homme.

                  Les articles de presse rappellent que Bruno Guigue écrit des articles sur Oumma depuis longtemps (deux ans semble-t-il) et a publié plusieurs livres à L’Harmattan. Il me semblerait donc légitime de se demander: pourquoi maintenant?
                  Piste 1 : Israël lance sa campagne contre Durban 2

                  Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU organise en 2009 une seconde conférence mondiale contre le racisme à Durban, après celle de 2001, dénoncée par Israël et les États-Unis comme un «cirque» antisémite et anti-israélien.

                  Au mois de février 2008, les milieux sionistes se passionnent pour la préparation de cette conférence (alors que le sujet ne passionne tout de même pas les foules): il faut délégitimer la conférence de manière préventive.

                  – Anecdotique (et presque rigolo): le 23 février, un certain Oxyweb complète la fiche Wikipédia concernant la première conférence de Durban 1. Il écrit:

                  Il est fort à craindre que la conférence dite “Durban 2” présidée par la Libye soit a nouveau l’occasion d’une rencontre entre dirigeants racistes et antisémites d’afrique et du monde arabe.

                  Subtil, n’est-ce pas? Mais la liste des contributions de cet «Oxyweb» à Wikipedia est éclairante. Vraiment, très éclairante.

                  – Deux jours plus tard, le 25 février, Marc Knobel, activiste multi-carte, publie une tribune sur le site du «Centre des Affaires publiques et de l’État» de Jérusalem. Il raconte la décision du Canada de se retirer des préparatifs de Durban 2, et espère:

                  Le Canada montre l’exemple et l’Union européenne, prochainement présidée par la France, devrait entendre le message qui est délivré par ce pays ami.

                  – Deux jours après, le 27 février, de joyeux intellectuels publient une tribune dans Le Monde dénonçant «L’ONU contre les droits de l’homme». Dès le deuxième paragraphe il est fait mention de Durban 1, les suivants dénoncent le fameux «Conseil des droits de l’homme» organisateur de l’événement. On est en terrain connu, donc. Parmi les signataires: Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel…

                  Je ne parlerai évidemment pas de mouvement concerté (je me ferais taxer de conspirationnisme), je me contente de constater que, dans cette semaine de février 2008, la dénonciation de la prochaine conférence de Durban, en 2009, passionne les foules…

                  – C’est exactement à cette dernière «tribune» que répond l’article de Bruno Guigue sur Oumma: un long argumentaire démontant le texte publié par Le Monde.

                  Je vous fais le pari que, dans les prochains mois, la communication de crise visant à décrédibiliser la conférence de Durban sera massive. Avec la présidence française de l’Union (à partir de juillet), on peut craindre des pressions pour que les pays européens se retirent de la conférence.

                  Bref, il y a là un axe très spécifique de la communication israélienne. Bruno Guigue s’est trouvé sur le chemin d’un des budgets-comm des services israéliens. De manière très caractéristique, cette communication démarre très en amont, sur un sujet totalement anodin à l’heure actuelle (personne d’autre que les mouvements sionistes ne se passionne pour cette conférence autant de temps à l’avance), et ce faisant parviendra à décrédibiliser l’événement avant même qu’il n’intéresse les médias.
                  The truth is incontrovertible, malice may attack it, ignorance may deride it, but in the end; there it is.” Winston Churchill

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                  • #10
                    [Ajout du lundi.] Un mouvement similaire a eu lieu pour le boycott du Salon du livre à Paris. Question qui n’a eu aucun écho médiatique, sauf une «préparation» en amont, contre le boycott. Le 16 février, au sujet du boycott du salon de Turin, Marek Halter titre sa tribune du Monde: «Au secours, on brûle les livres!». L’article est halluciné, ce qui fait que, certes, on brûle les livres, mais TF1 n’en fait pas la Une du lendemain. Le 13 mars, journée de l’inauguration, tout est prêt pour le Monde, qui fait soudain du sujet que tout le monde ignorait le thème de son éditorial, «Le Salon en otage» (l’appel au boycott est qualifié de «fatwa»: «Boycotter les livres, voire récuser une langue, a toujours été l’arme des dictatures.»), et complète avec un article pathétique de Caroline Fourest, «Israël, le boycottage et la raison» (ne pas aller au Salon du Livre «rappelle le temps où l’on brûlait des livres et des juifs après les avoir boycottés»). Le soir même, inaugurant le Salon, Shimon Peres, sans concertation aucune avec ce vaste mouvement d’indignation international contre le boycott, a ce commentaire totalement original: «Ceux qui veulent brûler les livres, boycotter la sagesse, empêcher la réflexion, bloquer la liberté se condamnent eux-mêmes à être aveugles, à perdre la liberté». Ce qui s’appelle une communication parfaitement maîtrisée.

                    Piste 2 : mise au pas de l’exécutif

                    Bien que perçu ou présenté comme un corps politique homogène («le gouvernement»), l’exécutif français est en réalité une énorme machinerie humaine (en d’autres termes: un administration).

                    L’arrivée d’un nouveau gouvernement doit être, pour lui, une expérience frustrante: bien que contrôlant théoriquement l’exécutif, il se heurte en fait immédiatement à la pesanteur humaine et politique de cette machinerie.

                    Disons-là tout net: un exécutif hystériquement pro-israélien aura le sentiment de se heurter à une adminiration moins… convaincue. Sans doute pas totalement à tort (un Hubert Védrine aurait-il plus d’influence sur le Quai d’Orsay que le ministre en place?); mais la «politique arabe» de la France relève pour beaucoup du fantasme (voir René Naba).

                    Toujours est-il que, comme le mythologique «biais» des médias mondiaux en leur défaveur, l’orientation «pro-arabe» de l’administration française est au cœur des préoccupations des agitateurs pro-israéliens.

                    – Février 2008 (toujours!), Marc Knobel dénonce un entrefilet du Canard enchaîné qui raconte qu’un «coup de balai» va avoir lieu au Quai d’Orsay. Knobel défend la nomination de François Zimeray, «classé “pro israélien en diable” par ses camarades socialistes» à la place de Michel Doucin (dont il n’est pas rappelé qu’il est tombé en disgrâce pour avoir abordé un autre thème interdit dans l’exécutif français: la «Françafrique»).

                    – Automne 2006, Dominique Strauss-Kahn (actuel directeur général du FMI proposé par Nicolas Sarkozy) donne une interview à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes:

                    Sur la politique arabe de la France. «Une supercherie que le Quai d’Orsay réussit à vendre depuis des décennies à l’ensemble de la classe politique.»

                    Pour le ministre des Affaires étrangères, le «Quai d’Orsay» sera donc doté d’une grande autonomie et d’une volonté propre, au point de pouvoir «vendre» la politique arabe à l’ensemble de la classe politique.

                    – [Ajout lundi.] Le 16 mai 2007, le Canard enchaîné publie une info faisant état des pressions du CRIF contre l’éventuel choix de Hubert Védrine comme ministre des Affaires étrangères (terreur du Jerusalem Post):

                    Dès que les dirigeants du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ont appris ce projet du nouveau chef de l’Etat, Roger Cukierman, président sortant du Crif, a appelé au téléphone Claude Guéant pour une violente mise en garde.

                    «On a eu une réunion au Crif, aujourd’hui, et la rumeur d’une nomination de Védrine aux affaires étrangères a circulé. Cela a provoqué la panique parce que, pour nous, Védrine est pire que les anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay.»

                    – En janvier 2006, le CRIF annonçait sur son site la position de François Hollande – propos ensuite démentis par l’intéressé:

                    Il a ainsi estimé, rapporte le CRIF, « qu’il y a une tendance qui remonte à loin, ce que l’on appelle la politique arabe de la France et il n’est pas admissible qu’une administration ait une idéologie ». Il a ajouté qu’il y a un « problème de recrutement au Quai d’Orsay et à l’ENA » et que le recrutement « devrait être réorganisé ».

                    À défaut de préoccuper François Hollande, au moins le «problème de recrutement» préoccupe-t-il le CRIF…

                    – Bref, y a-t-il actuellement une tentative de mise au pas de l’exécutif, via l’intimidation d’anciens énarques trop «politisés» et la nomination de «pro-israéliens en diable» au Quai d’Orsay? Ce qui répondrait, en tout cas, à l’un des fantasmes habituels du lobby pro-israélien.

                    Devoir de réserve

                    [Ajout du lundi de Pâques.] Ces considérations circulent beaucoup sur le Web, je crois intéressant de les mettre au propre. Encore une fois, penser l’affaire uniquement sous l’angle de la liberté d’expression (ou la censure des critiques d’Israël) et du thème «Deux poids deux mesures» ne me semble pas tellement passionnant: surjouer la surprise outragée («Comment!? Critiquer publiquement Israël n’est pas une situation confortable au pays des Droits de l’Homme? Mais vous me l’apprenez, monsieur, vous me l’apprenez…») ne nous mènera pas bien loin. Je note donc ce qui suit, essentiellement pour évacuer cette question du «devoir de réserve».

                    Qui a écrit:

                    «L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres. Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été?»;
                    «Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran»;
                    «Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.»;
                    «Et que au contraire, si l’histoire du christianisme est entachée de violence, c’est quand les chrétiens s’éloignent de l’enseignement de leur messie, Jésus Christ».
                    Il s’agit d’extraits du célèbre pamphlet de Robert Redeker publié dans le Figaro du 19 septembre 2006. Alors professeur de philosophie, l’auteur n’est pas «limogé». Pourtant, insulter une partie de ses élèves va évidemment à l’encontre du but même du «droit de réserve», qui est conçu pour que les déclarations d’un fonctionnaire ne perturbent pas le fonctionnement du service public et pour assurer l’égalité des citoyens face à l’administration.

                    Au contraire, selon le site du Ministère de l’Éducation nationale:

                    Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu Robert Redeker ce jour à 16h. Le ministre a tenu à lui réaffirmer toute sa solidarité dans les épreuves qu’il a endurées, depuis la parution de sa tribune dans la presse en septembre 2006.

                    Le ministre a également rappelé que toute atteinte à la liberté d’opinion et d’expression est intolérable et doit être condamnée.

                    Finalement, sur proposition du ministre, Robert Redeker est recruté au CNRS.

                    La grande messe de soutien à laquelle participent Soheib Bencheikh, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay, Blandine Kriegel, Claude Lanzmann, Hélène Roudier de Lara, Philippe Val… donne lieu à une tribune dans le Figaro (tribune qui s’en prend, comme d’habitude, à la LDH et au MRAP). Il faut bien lire:

                    Un professeur a un devoir de réserve dans sa classe, mais nullement lorsqu’il s’exprime dans ses écrits publics. Il faut rappeler ici la distinction kantienne entre l’usage public et l’usage privé de la raison. Robert Redeker s’est exprimé dans le cadre d’un article de presse, en exerçant son «usage public» de la raison, comme tout citoyen français peut le faire, et non pas dans son cours, par «un usage privé» de la raison.

                    http://tokborni.*************
                    The truth is incontrovertible, malice may attack it, ignorance may deride it, but in the end; there it is.” Winston Churchill

                    Commentaire


                    • #11
                      LibreFFX,
                      dans toutes les comunautés de ce monde, tu peux y trouver des extrémistes. Donc tous les musulmans ne sont pas à mettre dans le même panier.
                      Rappelle toi les extrémistes juifs qui ont tabassé pleins de gens venant voir un spectacle de Dieudonné qui n'est en aucun cas antisémite. Les médias Français pro-israéliens ont tous décrété une "fatwa" de faire disparaître Dieudonné des écrans de télé :22:

                      Commentaire


                      • #12
                        Mais pourquoi alors condamner LePen dans ce cas. On est libre de s'exprimer n'est ce pas?
                        hmmmm.... ça c'était ma définition de la liberté d'expression (comme aux états unis), mais là on parle de liberté d'expression en France, et en France la liberté d'expression a ses limites: diffamation et propos racistes... et ce quelque soit la victime : musulmans ou juifs. (Je l'ai prouvé plus haut, puisque le pen a été condamné pour avoir proféré des propos racistes envers les musulmans).

                        Donc arrête de mentir : en France la justice française en matière de racisme ne s'applique pas que lorsque les victimes sont juives... elle s'applique quelque soit la confession de la victime.

                        Ton procédé est malhonnête, tu mets au même pied d'égalité:
                        -blasphème envers la religion musulmane (le blasphème est légal en France) et
                        -propos racistes envers les juifs (le racisme est illégal en France)

                        Si tu avais un peu d'honnêteté intellectuelle tu aurais comparé :

                        -blasphème envers la religion judaïque.
                        -blasphème envers la religion islamique.

                        Et tu aurais trouvé que jamais personne en France n'a été condamné pour avoir blasphémé la religion judaïque.

                        J'espère que t'as compris, c'est une simple question de logique que même un gosse peut comprendre.
                        Dernière modification par absent, 26 avril 2008, 19h26.

                        Commentaire


                        • #13
                          La liberté d'expression doit etre générale
                          Lorsqu'il y a dix pas à faire vers quelqu'un, neuf n'est que la moitié du chemin.

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                          • #14
                            LibreFFX,
                            dans toutes les comunautés de ce monde, tu peux y trouver des extrémistes. Donc tous les musulmans ne sont pas à mettre dans le même panier.
                            Rappelle toi les extrémistes juifs qui ont tabassé pleins de gens venant voir un spectacle de Dieudonné qui n'est en aucun cas antisémite.
                            Je n'ai pas mis tous les musulmans dans un même panier, mais la réaction de la communauté juive est beaucoup moins disproportionnée que celle des musulmans. j'espère que t'arrives à voir la différence!

                            Les médias Français pro-israéliens ont tous décrété une "fatwa" de faire disparaître Dieudonné des écrans de télé
                            Les médias ne sont pas affilés à la justice, ils sont libres de soutenir l'idéologie qu'ils veulent, et surtout ils sont libres de censuré qui ils veulent, à ce que je sache dieudonné n'a pas été empêché de donner des spectacles ni de s'exprimer. Donc la liberté d'expression est sauve.

                            En Algérie les médias algériens censurent le MAK, ils sont libres de le faire, il n y a aucune loi qui les obligent à parler du MAK, ni à leur donner la parole, chaque média a sa propre idéologie et surtout sa propre propagande.... et je suis contre toute loi qui obligerait les médias algériens à parler du MAK... et pourtant je suis un sympathisant de ce mouvement.

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                            • #15
                              LibreFFX,
                              les musulmans sont beaucoup plus nombreux que les juifs donc tu ne peux pas comparer
                              Les médias, télé, radio, ... sont pro-israeliens, cela veut dire "censure" et donc on ne peut parler de démocratie dans un pays qui s'appelle la France.
                              Quand à l'Algérie, il est vrai qu'il y a beaucoup à faire dans la liberté d'expression. :22:

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