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Voir la version complète : L'Algerie protege mieux les investisseurs que tout les pays de la region MENA


JPZ111
16/05/2008, 12h15
Premiere dans toute la Region moyen orient,Afrique du nord,selon la derniere etude de"Doing Business"
L’Algérie est le pays qui offre le plus de protection aux investisseurs, parmi les dix-sept pays du Moyen-Orient et du Nord africain, étudiés par Doing Business. Devançant le Maroc et l’Egypte, l’Algérie est classé 11ème dans la facilité de faire des affaires. Alors que l’Egypte est en tête du classement des pays réformateurs cette année, selon une étude de Doing Business (DB), l’Algérie ne figure même pas dans ce classement. Cependant, l’étude de DB classe l’Algérie dans la onzième place parmi 17 pays du MO/AN (Moyen-Orient et Afrique du Nord), soit avant 6 pays pour ce qui est des pays offrant des facilités de faire des affaires. Ainsi, le défaut de réformes enregistré en Algérie n’empêche pas pour autant l’installation de nouveaux investisseurs étrangers, mais, comme l’ont fait
remarqué certains spécialistes, notre pays est très méticuleux, voire capricieux et exigeant, pour ce qui est de l’ouverture de son marché aux potentiels investisseurs. Pour ce critère toujours, celui de la facilité de faire des affaires, l’Egypte, premier réformateurs cette année, reste derrière l’Algérie et il est classé douzième (12). L’Algérie devance aussi le Maroc (13), mais est derrière la Tunisie (8 ). L’Arabie Saoudite est le pays qui offre le plus de facilités pour les affaires et prône la tête du classement.
Entre autres indices, le classement de DB se base sur plusieurs critères et l’Arabie Saoudite a récolté presque toutes les médailles, devant les 17 pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. L’étude de DB classe les pays en fonction de la facilité d'y faire des affaires, de 1-17, et la première place indique le plus haut niveau de facilité. Un classement élevé sur l'indice de facilité de faire des affaires signale un environnement réglementaire propice aux opérations commerciales. Les critères sur lesquels a été basée l’étude de DB, sont la création d’entreprise, l’octroi de licence, l’embauche des travailleurs, le transfert de propriété, l’obtention des prêts, protection des investisseurs, payement des impôts, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats et la fermeture d’entreprise. Les indices de tous ces critères ont été conjugués pour donner le classement de la facilité de faire des affaires.
Ainsi, l’Algérie est le pays dont la législation et le climat administratif ne permet pas une bonne mobilisation de l’immobilier, par exemple, notamment le transfert de propriété, selon DB qui classe l’Algérie dix-septième (17). L’Arabie Saoudite est numéro un (1). D’autre part, l’Algérie reste le pays le plus rassurant puisqu’elle est le cinquième (5) pays de la région MO/AN qui apporte le plus de protection aux investisseurs. Un indice des plus importants qui classe le Maroc quinzième (15) et l’Egypte septième. Le critère du payement des impôts classe l’Algérie en bas de liste devancée graduellement par l’Egypte, la Tunisie et le Maroc (16, 15,14). Il y a d’autres similitudes entre l’économie algérienne et celle de la Tunisie qui sont classées respectivement 13 et 12ème pour ce qui est de l’embauche des travailleurs. Le Maroc est en dernière place (17).
En somme, l’étude de Doing Business pour cette année révèle beaucoup de similitudes chez les pays du nord africain mais il faut noter que l’Algérie devance le Maroc et l’Egypte dans ce classement en offrant le plus de protection aux investisseurs, mais l’absence de l’Algérie dans le classement des pays réformateurs révèle une certaines trêve dans l’évolution de l’économie d’échange dont le climat juridique et administratif sont les principaux indicateurs. Bien qu’encore loin dans le classement de facilité des affaires, la timidité est loin de caractériser l’économie égyptienne qui, cette année, est en tête de la liste des pays dits «réformateurs» selon DB, facilitant la pratique des affaires.
L’exemple de l’Egypte
L’Egypte a amélioré de façon significative sa position dans le classement mondial sur la facilité de faire des affaires, avec cinq réformes dans 10 des thèmes étudiés. En plus de l’Egypte, 10 autres pays réformateurs tels que l’Arabie Saoudite ont facilité la création d’entreprise, renforcé les droits de propriété, amélioré la protection des investisseurs, accru l’accès au crédit, allégé la charge fiscale et accéléré le commerce transfrontalier, tout en réduisant les coûts.
Au total, DB révèle 200 réformes, dans 98 économies, qui ont été adoptées entre avril 2006 et juin 2007. Il est évident que les investisseurs recherchent un potentiel de hausse qu’ils trouvent dans les économies réformatrices et les grands marchés émergents réforment, justement, rapidement comme la Chine et l’Egypte qui se sont améliorés en termes de facilité de faire des affaires. Les réformes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord prennent de la vitesse, entraînées par l’Egypte, l’Arabie saoudite et la Tunisie.

M.D

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