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Voir la version complète : Conséquence de l’annulation du contrat Gassi Touil : l’Algérie classée pays à risque


fumeurdethé2
20/05/2008, 23h35
Les risques politiques augmentent pour les compagnies pétrolières dans le monde et sont réels dans de nombreux pays parmi lesquels figure l’Algérie, selon une étude de l’agence de notation internationale Standard & Poor’s datée du 15 mai et dont TSA s’est procuré une copie . Avec Moody's et Fitch, Standard & Poor's est l’une des agences de notation les plus influentes au monde. Ses recommandations sont en effet regardées de très près par les investisseurs.

Si les questions politiques ont toujours été une préoccupation majeure pour les compagnies énergétiques en dehors de la zone des pays de l’OCDE, l’Algérie est notée comme pays à risque notamment après le conflit entre Gas Natural, Repsol et Sonatrach sur le dossier Gassi Touil, cité par les analystes de Standard & Poor’s. « L’expropriation ou l’annulation de contrat sans compensation » est un risque encouru par les opérateurs en Algérie, écrivent les rapporteurs suite à cette affaire. Ils sanctionnent de ce fait l’Algérie d’une mauvaise note. Il y a un « risque d’intervention directe du gouvernement très élevé » qui classe l’Algérie aux côtés de l’Iran et du Yémen en termes de risques liés à l’intervention des gouvernement dans la gestion des contrats pétroliers.
Il y a également un risque «signifiant » de corruption, ainsi qu’un risque « très élevé » pour les rédacteurs du rapport « lié aux incertitudes politiques, juridiques et fiscales », qui classe l’Algérie dans la même catégorie que l’Irak et le Vénézuela. Ce dernier élément de notation est à rapprocher de la décision gouvernementale de taxer plus fortement les bénéfices des sociétés énergétiques étrangères. Il est également à rapprocher du dernier rapport de l’ONG Transparency International qui classe la société nationale des hydrocarbures Sonatrach parmi les entreprises pétrolières les moins de transparentes.
Selon Standard & Poor’s, trois compagnies pétrolières sont particulièrement exposées en Algérie : la française Total, la britannique BP et la norvégienne StatoilHydro. Les deux premières affichent un « risque modéré » alors que pour la troisième le risque est significatif, selon l’agence. En dépit d’une forte présence dans le pétrole, les compagnies américaines ne semblent pas concernées par ces risques. Bénéficient t-elles d’une protection particulière ? Standard & Poor’s ne donne aucune indication…

TSA

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