PDA

Voir la version complète : la littérature algérienne ,vu par Rachid Boudjedra


révo-réso
02/06/2008, 19h17
bonsoir à toutes et à tous ,
qu'en pensez vous de cet auteur et de ses visions sur la littérature algérienne .


Rachid Boudjedra a animé une conférence-débat jeudi à Bouzeguène en tant qu’invité des Mois littéraires de l’association Igelfan avec son épouse Michèle.

Sur Bouteflika : « Je ne suis ni pour le premier ni pour le deuxième et encore moins pour un troisième. » Avec cette précision : «Je suis de gauche et lui de droite, c’est un honneur pour moi qu’il ait un jour cité tous les écrivains algériens sauf moi preuve que je suis honorable et qu’il n’y a rien à bouffer avec moi.»

A ce propos, Boudjedra, dit ne pas cacher son attachement pour les pauvres et les gens qui ne sont pas favorisés par la nature et la vie. Enfant à Aïn Beïda, lui fils de riche fréquentait un ***-de-jatte sur le sort duquel il s’était davantage apitoyé lorsque ce dernier lui avait demandé un jour pourquoi Dieu l’avait créé ainsi. Le conférencier, qui a étudié pour quitter sa famille et la féodalité d’un père polygame vivant avec quarante maîtresses, estime que la littérature ne dénonce pas, elle dit simplement les choses d’une manière poétique.

Sur la littérature : «Je suis le seul écrivain qui ne mélange pas ses écrits avec les idées politiques. » Un écrivain écrit d’abord pour lui-même. Il écrit pour se défouler et pour atténuer la douleur. La souffrance est un élément important pour écrire, peindre filmer ajoute-t-il. Portant un regard critique sur le travail des jeunes écrivains, «qui se font éditer à compte d’auteur et se considèrent au final comme des génies», Boudjedra dit toute la complexité de l’écriture. Un rigorisme qu’il s’applique à lui-même : «On dit que je suis un bon écrivain, attendons de voir ce qu’en gardera l’histoire algérienne dans quinze ans.» Les jeunes écrivains trichent, ils ne peuvent pas bien écrire. Il y a certes quelques-uns mais il n’y a pas de rupture» a dit Boudjedra qui souligne que «Kateb a mis trente ans pour rompre avec Dib et lui-même 20 ans pour rompre avec Kateb et que Sansal était l’écrivain qui pouvait provoquer la rupture avec lui mais…». «Moi j’aurai, encore besoin de quinze ans pour parler des harraga.»

Sur Tahar Ouettar et Yasmina Khadra : Répondant à une avalanche de questions sur ses pairs de la littérature algérienne, le conférencier qui ne cache pas son admiration pour l’écriture de Kateb, son modèle algérien, fustigera Ouettar, «un opportuniste de tous les courants» dont il n’oubliera pas ce qu’il a dit à la mort de Djaout et de Sebti : «Tahar Ouettar est nul, un méchant, un khabith ». Qualifiant l’entrée de Assia Djebbar à l’Académie française de non-événement, l’auteur de FIS de la haine répond que la littérature de Yasmina Khadra est mineure».Rachid Boudjedra explique qu’en racontant une histoire avec des zigzags et des flashs-back, il ne fait que refléter la complexité de la vie.

Sur l’histoire : «L’Algérie a été conquise par les musulmans non par les Arabes, c’est une conquête musulmane réussie car les autres conquêtes n’avaient pas d’idéologie. L’Arabe est innocent dans cette conquête ». La francophonie ? «Elle est truffée de coquetterie», concède l’écrivain qui estime qu’au Canada, elle aura plus de chance de se rallier les suffrages algériens de par sa neutralité. L’humour et le côté épicurien apportés dans certains romans tragiques, c’est pour dénouer le drame et pour que le tragique ne l’emporte pas, explique le conférencier qui se décrit comme quelqu’un de très triste au fond : «C’est d’ailleurs toujours une partie de moi que je décris dans les personnages de mes romans.»

Sur ses projets : Révélant qu’il est en train d’écrire son roman sur la guerre d’Algérie qui commencera en 1830 et se terminera en 2008, il indiquera que dans «le démantèlement, c’est une partie de la guerre d’Algérie qui est traitée», faisant ce constat que «le FLN a fait la Révolution, il ne peut faire désormais que de la corruption». Boudjedra, moudjahid lui-même, salue la mémoire des combattants qui ont rejoint les rangs du peuple après l’Indépendance. Parlant de son expérience de scénariste, l’écrivain confie qu’il écrit de manière cinématographique, réfléchissant en plans et estimant qu’un bon film commence toujours par un bon scénario. La bureaucratie ? «En chacun de nous sommeille un censeur car la société est basée sur le mensonge et l’intellectuel n’est pas un sauveur, c’est quelqu’un qui peut proposer des idées.» Ne perdant pas espoir de voir un jour l’Algérie renouer avec l’écriture et les arts, l’hôte de Igelfan avoue avoir un peu de culpabilité envers l’Algérie : «Je peux vivre partout dans le monde où je suis traduit dans 32 langues, mais je ne peux pas quitter mon pays», concluant qu’«il faut dire le mal de l’Algérie ici et pas là-bas au risque de devenir louche».

Source : S. Hammoum- Le Soir

Bachi
02/06/2008, 22h27
Je n'ai jamais pu connaître ni le fond ni les idées véhiculées de sa littérature car la forme indigeste m'a rebuté.
Il écrit comme un pied...

sissouh
02/06/2008, 22h30
Salut Bachi,

es tu sûr d'avoir lu Rachid Boudjedra? :confused:

Bachi
02/06/2008, 22h31
Oui, bien sûr...
Pourquoi ?

l'imprevisible
02/06/2008, 22h32
Un travail au tour de l'auteur.

ICI (http://www.limag.refer.org/Theses/Lotode.pdf)

sissouh
02/06/2008, 22h34
Parce que Rachid Boudjedra écrit magnifiquement, d'une beauté à couper le souffle, d'une fluidité brillantissime....

A chaque fois que je le lis, j'en ai le vertige tellement c'est superbe.

Ce mec est un génie, bien que certaines de ses idées soient limites...

Bachi
02/06/2008, 22h41
Eh bien dis donc...
Je te crois bien entendu...
Mais perso, Boujedra c'est lourd lourd lourd.

sissouh
02/06/2008, 22h48
Personnellement, je ne le trouve pas du tout lourd, bien au contraire.
Quand j'ai découvert son premier livre, "La répudiation", je l'ai dévoré d'une seule traite et ce fut ainsi de quasiment tous les ses romans sauf un qui me fut pénible, celui au sujet d'une agression sur un immigré maghrébin dans le métro parisien.

Bachi
02/06/2008, 22h59
Le dernier lu est le FIS de la haine...
Moi qui suis viscéralement anti FIS, ca m'a ennuyé à mort...
Pourtant le pamphlet n'avait qu'une centaine de pages et ç'avait suffit à me tuer héhéhé

zaki17
02/06/2008, 23h01
Bonsoir,

je suis honorable et ...
Je suis le seul écrivain qui ne mélange pas ses écrits ...
On dit que je suis un bon écrivain...
Les jeunes écrivains trichent, ils ne peuvent pas bien écrire...(il n'y a que moi qui sait écrire :mrgreen: )

Il s'estime trop, Je trouve qu'il lui manque un peu de modestie ...

sissouh
02/06/2008, 23h02
Bachi,

celui ci ce n'est pas un roman bien que moi il m'a bien fait rire son pamphlet qui bien sûr est mille fois mieux que celui de Sansal :confused:

Bachi
02/06/2008, 23h37
J'ai bien parlé de pamphlet...
Le comparer à Sansal ?...
Bien que je n'aime pas du tout sansal, il a au moins une belle plume et écriyt fichtrement bien. En matière d'écriture, des auteurs algériens que j'ai lus, et ils sont nombreux, il n'y a que Dib qui l'égale

coccidz
03/06/2008, 15h23
ses déclarations sont trop nombrilistes , il est decevant

Zyriab
03/06/2008, 17h08
Que l'on critique Mr Rachid B. pour ses propos ignobles et indignes d'un écrivain, je suis tout à fait d'accord. Mais que l'on critique l'écrivain selon la thématique binaire du "j'aime" "j'aime pas", je ne suis plus d'accord.
Dans cette conférence, l'auteur de ces maux( sans jeu de mots)..., l'auteur de ces mots donc, a montré l'éclatement de la condition de l'écrivain algérien: misérabiliste.
Notez que les seuls qui faillent à ses yeux sont des morts. Notez qu'il ose dire que KAteb et DIb se copiaient ( difficulté de se défaire).. et lui? Lui, il est unique, il est le seul... perdu dans sa tour d'ivoire de pédanderie précieuse et éhontée...
IL est bon écrivain oui, mais il est mauvais orateur...
Oser dire qu'il n'écrit pas de politique? Et le Fils de la Haine, la topographie?
Un écrivain qui HURLE non au troisième mandat, n'entre-t-il pas de facto, dans le politique?
C'est dommage, la vieillesse rend sage ou con, c'est selon...
Mr B. se perd dans ses délires céniles tel un ancien moudjahid qu'il n'est pas, comment l'être quand on était réfugié à TUnis radote ses exploits passés, passéistes et aveugle de la réalité présente et quotidienne...
Mr B fustige contre ces jeunes auteurs tricheurs? N'est-il pas lui, le seul tricheur d'entrer dans la polémique, l'insulte et la vulgarité pour mieux entamer son pseudo trône d'écrivain qui rénie jusqu'à ses écrits passés...

Lire cet article est affligeant et triste... que reste-t-il d'une littérature quand les écrivains s'insultent entre eux ( cf, Alhem et Assia, Tahar et TAhar, et maintant Rachid la valeureux...)

secorski
04/06/2008, 21h36
Avec tous mes respects de vos poignons sur Boudjedra,
Remontez le temps et cherchez ce qu’il a dit sur Albert Camu et
perso
Soit g une mauvaise image de lui, soit c’est lui la mauvaise image

Je médite sur sa :zen: