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Voir la version complète : Décès du roi Fahd et de John Garang


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tamerlan
01/08/2005, 12h57
le roi fahd d'arabie saoudite est mort aujourd hui...jean gareng le nouveau vice president soudanais est mort dans un crsh d'helicopter(accident???).................y'a til des commentaires???

zwina
01/08/2005, 12h59
Paix à leurs âmes. L'Arabie saoudite va avoir beaucoup de prétendants au trône vu le nombe d'enfants qu'a conçu le roi Fahd, 48 si j'ai bonne mémoire.....

Harrachi78
01/08/2005, 13h01
Pour Fahd, je crois que ca fait longtemps qu'il est mort. Depuis près d'une décénie qu'il est malade et totalement hors jeu la trabnsition ne pose pas vraiment de problème puisque son frère Abdallah souverain de fait depuis tout ce temps. Enfin, rabbi yerham koul moumen.

tamerlan
01/08/2005, 13h01
pour l'arabie saoudite c'est son frere selon la coutume qui va prendre le relai officielement..puisque cela fait pres de dix ans qu'il est au pouvoir concretement depuis l'attaque cerebrale de fahd

zwina
01/08/2005, 13h09
Donc leur politique restera la mêm. Ils font de l'argent d'un côté avec les USA et et de l'autre financent beaucoup de groupuscules terroristes.....Et ce sont les gardiens de la Mecque...........

Armani
01/08/2005, 13h10
fahd avait 84 ans son demi frère qui le remplace a 82 ans , hé Tam on se donne RDV dans deux ans :mrgreen:

tamerlan
01/08/2005, 13h17
au fait c'est l'autre mort qui risque de poser probleme celui du soudan..il a etait contrent le gouvernement musulman dans une guerilla pendant de longue années ..dernierement suite a la pression internationale il a ete imposé au gouvernement comme vise president..boum crash d'helicopter!!!
il parait que les manifestations ont deja commencé a khartoum la capitale soudanaise

chicanos
01/08/2005, 13h26
Paix à leurs âmes.

Je crois que notre afrique ,toute l'afrique ,ne trouvera jamais le calme tant que les paradis fiscaux et les comptes numérotés existeront...
Pour l'arabie saoudite ,je me demande ,combie coûte au peuple ,l'entretien de cette famille royale..... :confused:

nassim
01/08/2005, 13h51
...jean gareng...crsh d'helicopter...
"John Garang", issu du sud soudanais chrétien et anglophone.
Mollah tamerlan devrait savoir mieux que nous tous que le Coran encourage le travail bien fait (ici, bien rédiger ses messages) et déconseille le travail bâclé... :44:

Mes condoléances aux saoudiens et aux soudanais.

tamerlan
01/08/2005, 14h06
@nassim
on dit salam bonjour sbah el khir

c'est toi qui a ecrit dans les regles du forum
" soyez poli, respectez les règles du civisme, et ne violez pas les règles du forum. A ce titre, nous encourageons les échanges sincères et constructifs.

En acceptant les règles ci dessous, vous vous engagez à n'écrire aucun message à caractère obscène, vulgaire, discriminatoire, menaçant, diffamatoire, injurieux ou contraire aux lois et règlements en vigueur.

je n'utilse jamais les abreviations, ce qu'il y'a c'est que je tape d'une façon rapide et bizarrement c'est toujours le "a " de mon clavier qui ressort mal..je devrai changer de clavier !! tu pourrais pas me preter un peu d'argent nassim???
ta citation nassim
"Mollah tamerlan devrait savoir mieux que nous tous que le Coran encourage le travail bien fait (ici, bien rédiger ses messages) et déconseille le travail bâclé... "

le cordonier serait il mal chaussé??
le boucher se nourrit il d'oignons??

tamerlan
01/08/2005, 14h10
John Garang avait été investi le 9 juillet dernier au poste de Vice-président aux côtés d’Omar al-Béchir. Une nomination qui entre dans le cadre des accords de paix signés le 9 janvier 2005 par les ex-rebelles de son mouvement et le pouvoir de Khartoum. Un accord historique qui a permis de mettre sur les rails un processus pacifique mettant un terme à 21 longues années de guerre civile entre le Nord à majorité musulmane et le Sud, chrétien et animiste. Une guerre longue et meurtrière qui a fait plus d’1,5 million de morts et 4 millions de réfugiés.

Tizinissa
01/08/2005, 14h14
@Tamerlan

Pour le Roi Fahd je croix que les espagnoles de la costa del sol vont plus le pleurer que les arabes!!

Pour Garang, j'espere que ce n'etait qu'un accident et que le processus de paix prenne son chemin malgré sa mort. C'est tres inportant pour la region

chicanos
01/08/2005, 14h26
Je ne vous cache pas que je suis completement contre ces 3 jours de deuil observé par notre pays pour la mort du roi fahd.Je ne comprend pas cet empressement de certains pays à décréter les 3 jours de deuil qui énervent beaucoup de monde....A la limite ,je comprendrai une manif religieuse organisée par les autorités officielles...Mais 3 jours de deuil pour la mort de ce roi ,je trouve que c'est un peu trop.
A ce propos ,j'aimerais bien savoir pourquoi 3 jours et non 1 ,2 ou 4 pendant quon y est ?????!!!!........ :confused:
Autre chose ,il ya combien de pays arabes ou autres qui ont fait un deuil de 3 jours pour la mort de notre président BOUDIAF ellah yerhmou....1 ,2 ou 0....
J'ai regardé toutes les télés ,y compris la notre ,c'est le deuil partout sauf en tunisie.Je ne sais pas si la tunisie officielle est en deuil.
Qu'a t-il fait ce monarque pour mériter tout ce DEUIL et surtout pour nous..?????.... :rolleyes:

nassim
01/08/2005, 14h35
Ne sois pas si susceptible, tamerlan. ;)
Ma remarque est à prendre avec une bonne dose d'humour, mais le fond lui, est on ne peut plus gentil et le but étant d'encourager les membres à soigner leurs titres et leurs messages avant de les valider. Cet effort minime est une forme de respect pour les lecteurs.

ernestito
01/08/2005, 14h35
je suis tout a fait d'accord avec toi ,unjour on fera trois jour de deuil pour BUsh pere

Uofis
01/08/2005, 15h00
Trois jours de deuil pour bush?! faut quand mee pas exagerer a comparaitre Bush au Roi Fahd.

anyway elah yerhamhom..



Je suis d'accord avec Avucic Bonne remarque ;) .

zwina
01/08/2005, 15h07
Ils sont surtout généreux avec ceux qui servent leurs intérêts......

Tizinissa
01/08/2005, 15h09
anyway elah yerhamhom
Pour le roi Fahd oui mais pas pour Garang il est chretien et d'apres ce que je sais on ne doit pas demander la "rahma" pour un non-croyant. Meme notre prophete sas n'osait pas le faire pour son Oncle Abi Talib alors qu'il etait l'homme qu'il aimait le plus. Seul Saidouna Ibrahim as avait le droit de le fere pour son pere mais c'etait une promesse d'allah lui meme. (voir Coran)

Bachi
01/08/2005, 15h09
C'est malheureux pour l'amorce de paix soudanaise...

Sinon, Fahd? hum, vaut mieux que je ne dise rien par respect à un mort...

Que ces deux hommes reposent en paix.

Tizinissa
01/08/2005, 15h12
Trois jours de deuil pour bush?! faut quand mee pas exagerer a comparaitre Bush au Roi Fahd.

S'il meurt lui moi je ferais meme 40 jours de deuil meme s'il faillait prendre pour ce faire un congé non payé. Mais il a interet a faire vite ! je suis pas sûr de garder mon Job longtemps!! :mrgreen:

k.byl
01/08/2005, 16h54
Tout à fait d'accord avec tizinissa.
Dire allah erahmou pour un non musulman est haram.

Uofis
01/08/2005, 17h49
Dire allah erahmou pour un non musulman est haram.

ou ca? je demande errahma a qui je veux ;) c'est dit nulle part que c'est Hram, come on. Parcontre dans ce cas bien precis, tu as raison je n'aurai pas du dire ca. c'est venu comme ca sans trop y penser.

Pour ce qui est de Bush j'en ai rien a cirer, je dirais Bon debara.

louloute
01/08/2005, 18h49
hahaha je me suis poilée en vous lisant ! ah qu'est ce que c'est bien ce forum ! une vraie soupape d'aeration...
euh, j'espere avoir soigné mon message...hum...nassim n'est pas là, profitons en ! et vive les fotes de frapeux et les verbe mal congeugué !!! hihihi

mene
02/08/2005, 06h50
Le roi Fahd est decede a l`age de 84 ans. Son frere Abdellah, age de 80 ans, lui succede. Voici une breve comparaison entre les deux freres, dans un article de Liberation, :


Il y a de vraies différences entre les deux hommes. Fahd avait reçu une éducation à l'occidentale et gouvernait essentiellement avec les hommes de son clan, c'est-à-dire ses frères. Abdallah a l'image de quelqu'un de très pieux, il est plus proche des milieux tribaux et religieux traditionnels. C'est un homme de consultation et d'ouverture, qui a su s'entourer de gens venus d'horizons divers, notamment de la frange religieuse réformiste et modérée. Sous sa «régence» (depuis 1995, ndlr), les timides réformes du roi Fahd ont été accélérées. Le dialogue avec la société civile ­ sur la place des femmes ou de la minorité chiite ­, l'organisation des premières élections municipales cette année, portent la marque du nouveau roi. La question reste de savoir s'il aura les coudées franches pour poursuivre sa politique, car les membres du clan Fahd contrôlent toujours des postes clés : le prince Sultan, devenu prince héritier, tient l'armée avec le ministère de la Défense, tandis qu'un autre de ses frères contrôle l'Intérieur, donc la police.

fahima
02/08/2005, 07h28
haureusement que la mort est la!allah yerrahmou oulla &mel hadja bah yeterham biha

chicanos
02/08/2005, 08h22
Je ressens plus de peine pour la mort de n'importe quel ZAROUALI du coin que vis-à-vis de ce "roi".Il ne faut pas oublier qu'il n'aimait pas beaucoup notre pays sauf pour envoyer nos jeunes servir de chair à canon pour son idéologie wahabite en afghanistan et ailleurs...Voici un texte éclairant publié aujourd'hui sur un un journal algérien "Le quotidien d'oran "...

PARTIE I

LE ROI FAHD ET L’ALGERIE

Histoire secrète



Le Roi Fahd Ibn Abdelaziz Al Saoud a toujours eu des relations ambiguës avec l’Algérie. Méfiant à l’égard d’un pays qui avait versé dans le socialisme, il avait tenté de le récupérer dans le giron du wahhabisme par l’entremise du FIS-dissous. L’histoire qu’il a eue avec l’Algérie est demeuré secrète.

Le 2 février 2004, c’est l’ambiance des grandes réceptions au palais royal de Riad. Le Roi Fahd est là, vissé à son fauteuil et ravagé par la maladie. Il peut à peine serrer les mains des convives. Une main se tend, celle de Abassi Madani. «Déguisé» en simple pèlerin venu de Dubaï où il était en soins après son départ d’Algérie pour effectuer le pèlerinage à la Mecque, l’ancien dirigeant du FIS-dissous revoit le Roi Fahd, l’espace de quelques secondes, depuis leur première rencontre en 1990. Comme dans un dernier geste de conciliation qu’il multipliait, le Roi Fahd a finalement reçu Abassi Madani qu’il ne voulait plus revoir depuis «l’affaire Belhadj». Cet acte testamentaire à l’égard des islamistes algériens n’avait pas manqué d’irriter Alger, qui s’est toujours gardée des largesses empoisonnées du roi saoudien qu’elle connaît si bien.

Un prince chez Boumediène

Pour comprendre cette méfiance réciproque, il faut revenir à... 1975. A la tête d’une délégation saoudienne, le jeune prince, Fahd, représentant d’un père en déclin qu’il était appelé à remplacer, le Roi Fayçal Ibn Abdelaziz, débarque à Alger. Malgré l’animosité que portent les Saoudiens aux dirigeants algériens considérés comme des «révolutionnaires» et des «gauchistes», le temps est au beau fixe. L’Algérie accueille en maître de cérémonie une réunion de l’OPEP dont les Saoudiens sont les véritables patrons. Mais Riad doit composer avec un Houari Boumediène au summum de son influence dans le monde arabe avec l’accord de paix entre l’Irak et l’Iran, la protection qu’il accorde aux mouvements palestiniens, dont celui de Yasser Arafat, ou le rôle joué par l’Algérie dans la gestion de l’après-krach pétrolier de 1973 qui a failli isoler les Saoudiens sur la scène internationale.

Le prince Fahd reviendra plus tard en 1977, pratiquement en vice-roi, lors d’une tournée maghrébine. Cette fois-ci, après un passage par le Maroc, il tente la première tentative de conciliation sur la question du Sahara Occidental, dont le conflit a éclaté deux années auparavant et risquait de mener à une guerre entre les deux voisins. Le poids financier et religieux des Saoudiens ne peut rien face à l’intransigeance algérienne, qui voit dans le soutien du Polisario une question de principe. Boumediène n’aime pas Fahd et le lui fait sentir. Il lui fait également percevoir qu’Alger n’est pas dupe du jeu qu’il mène avec le Roi Hassan II, dont Fahd est un ami au point d’être resté une semaine au Maroc à chasser l’outarde, avant de débarquer chez nous. Alger et Riad composent sur la «fraternité arabe» mais le coeur n’y est pas. Pour ne pas rabrouer définitivement le Roi Fahd, alors que l’Algérie dépend toujours des prix de l’OPEP et avait une économie pétrolière fragile, le MAE de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, s’est chargé, avec finesse, de ne pas «perdre» totalement le Saoudien. Le Roi Fahd appréciera ce tact et gardera, depuis, une relation privilégiée avec Bouteflika.

Le roi saoudien joue Hassan II contre Chadli

L’arrivée de Chadli Bendjedid et l’intronisation du prince Fahd en 1982 allaient donner une autre tournure aux relations algéro-saoudiennes. Riad avait changé son fusil d’épaule et avait misé sur l’aide financière aux organisations islamistes, souvent caritatives, depuis 1978. Un apport s’est accéléré pour contrebalancer l’expansion du chiisme khomeyniste dans le Maghreb. Profitant de l’émergence du mouvement de la Sahwa Islamya en Algérie, avec les leaders comme Sahnoun, Soltani, Nahnah ou Abassi Madani, les Saoudiens établissent des passerelles avec tout ce qui compte comme personnel «religieux» algérien. Pèlerinages aux frais de la princesse, noyautage du ministère des Affaires religieuses, bourses d’études dans les universités de Riad et de Djeddah, formation des imams, financements d’une partie des travaux de construction de l’Université des études islamiques de Constantine, envoi de oulémas en Algérie, dont Cheikh Al Ghazali qui a initié nombre de téléspectateurs algériens au wahhabisme, l’influence saoudienne en Algérie gagnait du terrain.

L’ouverture libérale algérienne trouvait une assistance dans les dollars saoudiens et Riad n’était pas mécontente lorsque Chadli Bendjedid nomma Brahim Brahimi comme Premier ministre. Ce dernier allait s’avérer être très proche de la monarchie des Al Saoud.

Mais c’est sur le dossier du Sahara Occidental que le Roi Fahd a réussi à reprendre la main. Imposant une médiation, le souverain saoudien revient en Algérie deux fois dans l’année 1983. Une première fois pour se faire décorer par Chadli Bendjedid du Wissam Al Achir, la plus grande distinction honorifique algérienne, et peaufiner l’idée d’un sommet tripartite avec Bendjedid et Hassan II qui allait se tenir au courant du Ramadhan de la même année.

C’est au poste frontière Akid Lotfi que les trois protagonistes se rencontrent. Le Roi Fahd, qui avait promis à Hassan II de faire venir les Algériens, ne cache pas sa satisfaction. Il se dissimule derrière la nécessité de «rassembler les frères maghrébins» et demande que la hache de guerre soit enterrée. Le sommet ne donne pas de résultats immédiats puisque Algériens et Marocains demeurent sur leurs positions initiales. A Alger, l’armée surveille ce processus et craint que Chadli Bendjedid ne concède plus qu’il n’en faut. Mais ce sommet d’apparat a servi les Saoudiens.

Le KGB prévient Alger sur Fahd

Le président Chadli Bendjedid devait également aborder avec le Roi Fahd le nouveau problème des islamistes algériens qui se rendent en Afghanistan. Les services du KGB russe alertent leurs homologues algériens sur le fait que Riad organise, depuis El-Oued, le départ des «volontaires» algériens pour l’Afghanistan et que le Roi Fahd en est le grand ordonnateur. Le KGB transmet une liste de près de 200 Algériens arrêtés ou tués en Afghanistan. A Djeddah, plaque tournante de ces voyages, les islamistes algériens partent en charters à Islamabad, puis sont pris en charge à Peshawar par l’organisation caritative d’un certain Oussama Ben Laden, proche de la famille royale. «Les Algériens, sous prétexte de faire des études dans des centres islamiques en Arabie Saoudite, partaient en nombre. Les charters vers le Pakistan étaient organisés le week-end. Ils partaient le mercredi et revenaient le samedi après avoir participé à des opérations contre l’armée russe en Afghanistan. C’était l’excursion du djihad. On a fini par les appeler les combattants du week-end», explique un spécialiste des mouvements islamistes.
Le Roi Fahd, lui, reviendra en Algérie en 1984 pour le sommet de la Ligue arabe. Il se positionne comme l’intermédiaire entre Américains et Algériens pour conclure la visite d’Etat de Chadli Bendjedid à la Maison-Blanche. Les relations sont normalisées mais en défaveur des Algériens. Les Saoudiens ont besoin du dynamisme de la diplomatie algérienne, notamment à l’égard des contacts que possède Alger avec la Syrie de Hafedh Al-Assad, qui ne supporte pas l’interventionnisme saoudien au Liban. L’Algérie est associée au comité tripartite sur la question libanaise. Le Roi Fahd viendra à Oran en 1987 pour rencontrer les dirigeants algériens qui ont contribué, notamment Lakhdar Ibrahimi, a donné corps aux accords de Taêf. Le succès est total. Le Roi Fahd reviendra deux fois par la suite en Algérie. Une visite de quelques heures en 1987 pour la question libanaise, et une dernière visite d’Etat en 1988 avant la détérioration des relations algéro-saoudiennes. Soit 8 visites en moins de sept ans.

L’ambassade saoudienne reçoit le FIS

A l’ambassade d’Arabie Saoudite à Alger, Abassi Madani, professeur à l’université de Bouzaréah, ne se cachait plus pour aller rendre compte à l’ambassadeur des Wahhabites. Entre 1989 et 1991, l’aide financière, idéologique, morale, politique et logistique de l’Arabie Saoudite pour le FIS dissous était ostentatoire. Face à un Etat algérien affaibli, les diplomates saoudiens en poste en Algérie multiplient les réunions avec les islamistes. La chaîne saoudienne MBC, qui émet à partir de Londres, est devenue la «chaîne du FIS». Elle encense les islamistes qui raflent les municipales de juin 1990. L’argent saoudien coule à flots. La Présidence est alertée par les services secrets qui montent un dossier en béton sur les contacts FIS-Saoudiens.

En septembre 1990, le Président Chadli Bendjedid est chargé par les militaires algériens, lors de sa visite d’Etat à Riad, de le faire savoir au Roi Fahd. Il lui donne des indications sur les pistes algériennes. Les Saoudiens se rendent compte que leur ambassade et l’activité de ses diplomates sont méticuleusement surveillées. Riad n’interrompt pas pour autant le flux de la deuxième génération des «Afghans algériens» qui transitent par son territoire pour aller en Afghanistan.

chicanos
02/08/2005, 08h24
PARTIE II

En guise d’assurance, le Roi Fahd dépêche à Alger son neveu, le puissant prince Turki, chef des services de renseignements saoudiens, à qui on doit la création de Ben Laden, qui fut un de ses agents. Les Saoudiens demandent des preuves sur le financement du FIS-dissous mais les Algériens décident de ne rien transmettre. La crainte que les islamistes, qui étaient à leur apogée à l’approche des élections législatives de 1991, profitent de ces fuites. Au MDN, on calme le jeu car on sait que la fin du FIS est proche et que les Saoudiens finiront par comprendre que leur assistance à Abassi Madani, dépassé par son aile salafiste, sera sans lendemain.



L’ambassade saoudienne reçoit le FIS

A l’ambassade d’Arabie Saoudite à Alger, Abassi Madani, professeur à l’université de Bouzaréah, ne se cachait plus pour aller rendre compte à l’ambassadeur des Wahhabites. Entre 1989 et 1991, l’aide financière, idéologique, morale, politique et logistique de l’Arabie Saoudite pour le FIS dissous était ostentatoire. Face à un Etat algérien affaibli, les diplomates saoudiens en poste en Algérie multiplient les réunions avec les islamistes. La chaîne saoudienne MBC, qui émet à partir de Londres, est devenue la «chaîne du FIS». Elle encense les islamistes qui raflent les municipales de juin 1990. L’argent saoudien coule à flots. La Présidence est alertée par les services secrets qui montent un dossier en béton sur les contacts FIS-Saoudiens.

En septembre 1990, le Président Chadli Bendjedid est chargé par les militaires algériens, lors de sa visite d’Etat à Riad, de le faire savoir au Roi Fahd. Il lui donne des indications sur les pistes algériennes. Les Saoudiens se rendent compte que leur ambassade et l’activité de ses diplomates sont méticuleusement surveillées. Riad n’interrompt pas pour autant le flux de la deuxième génération des «Afghans algériens» qui transitent par son territoire pour aller en Afghanistan.

En guise d’assurance, le Roi Fahd dépêche à Alger son neveu, le puissant prince Turki, chef des services de renseignements saoudiens, à qui on doit la création de Ben Laden, qui fut un de ses agents. Les Saoudiens demandent des preuves sur le financement du FIS-dissous mais les Algériens décident de ne rien transmettre. La crainte que les islamistes, qui étaient à leur apogée à l’approche des élections législatives de 1991, profitent de ces fuites. Au MDN, on calme le jeu car on sait que la fin du FIS est proche et que les Saoudiens finiront par comprendre que leur assistance à Abassi Madani, dépassé par son aile salafiste, sera sans lendemain.

Fahd découvre la trahison de Abassi

Finalement, c’est la guerre du Golfe qui allait sceller l’entente FIS-Fahd. L’invasion du Koweït, monarchie jumelle des Saoudiens, allait marquer le coup d’arrêt de l’aide saoudienne aux islamistes algériens. En janvier 1991, Abassi Madani monte sur une estrade lors d’un meeting à Kouba pour haranguer la foule et... condamner l’invasion irakienne. Des sifflets montent des tribunes. La direction du FIS se rend compte qu’elle est en complète contradiction avec la sensibilité pro-irakienne de l’opinion publique algérienne et de leur électorat. Ali Belhadj fait la même expérience lors d’un meeting à la place des Martyrs. Il se veut plus nuancé. Mais dès qu’il prononce le nom de Saddam Hussein, la foule s’emballe. Il défendra la monarchie wahhabite mais se garde de condamner l’invasion irakienne du Koweït.

Pour le FIS, l’équation est kafkaïenne. Comment faire pour ne pas tirer sur le banquier saoudien tout en gardant intact sa base politique et électorale ? Le FIS choisit le populisme et se jette dans la rue avec, en tête, Ali Belhadj en treillis militaire, qui appelle à l’envoi de volontaires algériens en Irak. Au même moment, Abassi Madani s’envole pour l’Arabie Saoudite afin d’expliquer au Roi Fahd ce revirement. Il est reçu sèchement mais il demeure l’invité du Roi. Mais le Roi Fahd est hors de lui lorsque MBC montre des images de Abassi Madani serrant la main de Saddam Hussein. Il demande de couper les vivres au FIS. Du moins officiellement.

Riad opte pour Nahnah et San’t Egidio

Cet épisode ne va pas diminuer de la volonté du Roi Fahd de propager le wahhabisme en Algérie. Les Saoudiens optent pour Mahfoud Nahnah qui, par l’entremise des Frères musulmans koweitiens et égyptiens, est admis dans le giron royal. Nahnah se rendra en Arabie Saoudite. De même que Abdellah Djaballah de l’ancienne Ennahda. Plusieurs fois, ces deux leaders islamistes seront considérés comme des « alternatives » au FIS, mais le Roi Fahd demande à ses émissaires d’être prudents sur la question du financement.

Paradoxalement, cette question n’est pas évoquée lors du passage de Liamine Zeroual en Arabie Saoudite à l’occasion de sa tournée au Moyen-Orient. Sa rencontre avec les Saoudiens allait se solder par une sorte de modus vivendi. Le palais royal explique que les aides financières sont des dons ou des cadeaux de nombre de princes saoudiens que Riad ne peut pas forcément contrôler. Avec leur réseau de financement des ONG islamistes, dont l’IRO (Islamic Relief Organisation) qui soutient les islamistes algériens à Peshawar, l’argument ne convainc pas l’ancien général Zeroual, qui ne critique pas pour autant la famille royale.

Mais Riad n’avait pas coupé avec le FIS. En 1995, à Alger, deux dirigeants confréristes saoudiens, Zoubeir Mohamed Omar et Tewfik Al Chawi, prennent des contacts avec des leaders islamistes pour encourager les deux parties à signer les accords de San’t Egidio. Ils verront nombre de figures islamistes comme Heddam, Kébir et Ould Adda mais n’arriveront pas à convaincre les responsables algériens de les rencontrer.

Bouteflika à Genève pour saluer Fahd

Ces tentatives de médiations ne vont pas se poursuivre au-delà du cas de l’AIS avec des contacts établis par les Saoudiens avec Madani Mezrag. Mais après les attentats de Khobar, les Saoudiens lâchent prise sur le dossier algérien. Le Roi Fahd, fatigué et gravement malade, est supplanté par le prince Abdallah qui se montre plus pragmatique dans ses relations avec l’Algérie. L’arrivée du Président Bouteflika au pouvoir va atténuer de la tension existant entre les deux pays. Ayant tissé des liens solides avec les monarchies du Golfe Persique, Bouteflika en appellera aux Saoudiens pour investir en Algérie dès sa prise de pouvoir. Les premiers à le féliciter avec une délégation de 50 personnes sont des émissaires de Fahd, traduction physique des remerciements du roi saoudien au président algérien de tous les conseils promulgués lorsqu’il était installé aux Emirats Arabes. Il fera également appel aux Saoudiens pour qu’ils cessent de cautionner à travers des fatwas le massacre des innocents. Le président algérien veut enlever la couverture religieuse au GIA et au GSPC.
Il convaincra Fahd de forcer le Comité des grands oulémas d’Arabie Saoudite à ne plus favoriser le discours du djihad en Algérie. Riad mettra alors à contribution Abdelaziz Ibn Al Baz, cheikh El Otheimine, Al Aïssani, Al Karadaoui et bien d’autres qu’elle paie grassement pour édicter des fatwas condamnant, ou du moins critiquant l’action des groupes terroristes en Algérie. Une manière d’apaiser des relations contre nature entre deux pays que rien ne rapproche.

Riad a compris que ses intérêts ne sont plus de nourrir l’islamisme wahhabite puisque, à l’inverse de ses investissements religieux au Maroc, l’Algérie demeure réfractaire à la doctrine. Et c’est dans un avion du Glam présidentiel que Bouteflika ira voir, une dernière fois, le Roi Fahd à Genève, en 2003, où il était hospitalisé. On a également évoqué une autre rencontre en Espagne.

Il lui donnera l’accolade. Le temps des conflits entre une Algérie qui a vaincu le terrorisme islamiste et une Arabie Saoudite qui le découvre semble révolu.

Mounir B.

barhoum
02/08/2005, 09h21
Le roi Fahd est mort alors bon débarras. Ces oligarques nous détestent alors pourquoi faire les tartuffes.

Nous n'avons pas de complexes à avoir vis à vis d'eux. Ils nous jalousent parce que on a été capable de mener une des plus grandes révolutions de l'Histoire. Ils nous traitent de pro européen et alors..Ils disent qu'on ne sait pas parler arabe et alors. Soyons fiers d'être algériens et dites vous qu'ils ne sont pas plus musulman que NOUS. Je vous signale que les plus grands palaces parisiens sont la proprité de la famille royale.

Et puis nous au moins, quand il faut défendre la patrie on ne va pas chercher des boys pour nous protéger. Honte aux hypocrites qui ont imposéun deuil. Comme le disait un frère le chahid Boudiaf est mort dans l'indifférence totale.

Par ailleurs, je n'oublirai jamais la KHOTBA du vendredi à la Mecque dans les années 1990, quand l'imam implorait le tout puissant de soutenir les moudjahidines algériens.

Nous ne devons pas avoir de complexe vis à vis du moyen orient,ils ne sont pas plus arabes que nous et ils n'ont pas le monopole de la foi.

Ce que je déteste par dessus tout c'est le mot El achikaa el arab (les frères arabes). Le seul soutien que nous ayons eu étaient venu de Nasser et encore le conrtexte de l'époque l'imposait.


Mes amis,VIVE NOUS

Lynna
02/08/2005, 09h29
A mon avis il ne faut pas réjouir de la mort de qui que ce soit pour autant. Mettons notre haine et notre rancoeur de coté, pour moi la mort de quelqu'un qu'il soit musulman, chrétien ou juif me fera toujours mal au coeur, car ces personnes sont également père, mère, fils ou fille. Je sais que c'est une pure utopie que de souhaiter un monde plus pacifique et plus uni, mais je préfère garder cet espoir tout de meme.

chicanos
02/08/2005, 10h12
Bien dit BARHOUM....
Tout à fait d'accord avec toi.
Quant à lynna ,ce roi (et son entourage) a t-il pleuré nos enfants qd ils mouraient par milliers ???.Ne sois pas naive.Gardes tes leçons de morale pour zezette et nenette....

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