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double6
18/08/2005, 11h28
Merci Thirga pour les compliments. Dés que j'aurais un moment j'essayerais de lancer un fil sur la science atomique et de developper.

Bachi
23/08/2005, 00h41
Habitués à l’autosimilitude par l’analyse sur l’axe des réels, nous avons aussi transporté sans méfiance l’autosimilitude sur la dimension temps. Ainsi, nous nous sommes dispensés de toute espèce de preuve quant au postulat d’irréversibilité du temps macroscopique, qui est d’origine statistique (et qui dans le domaine statistique, est bel et bien un théorème démontré), vers le temps individuel de chaque particule.

Conséquences :

- Chez les mathématiciens, pas d’ambivalence : le formalisme est présumé avoir toujours raison contre les objections qui s’appuient sur des faiblesses dans les significations. Ils sont même facilement outrecuidants à ce sujet, n’extrapolant que les success stories de l’histoire de l’algèbre.

_ Chez les physiciens, l’ambivalence se mesure selon les spécialités. En fait, la coupure historique vient de Dirac, de son équation pour l’électron, de ses solutions à énergies négatives qui embarrassaient tout le monde, jusqu’à la découverte expérimentale du positron en 1932. Mais on a conservé complet, l’oubli des solutions à masses négatives, pourtant elles aussi présentes dès les équations de la Relativité restreinte de 1905, et aussitôt oubliées dès 1905 : E2 = m2c4 + p2c2 . On en jugeait la signification absurde. Seulement absurde si on regarde en macroscopique, soumis à la thermodynamique statistique. Mais certainement pas absurde si l’on se rappelle qu’à l’échelle d’une particule d’onde, d’une entité d’onde quantique en cours de propagation (fut-elle stationnaire), la causalité s’écoule simultanément depuis les deux réactions quantiques : la réaction de création, et la réaction d’annihilation.

Oui, bien sûr, les physiciens avaient une seconde excuse pour oublier des choses aussi simples : il avaient peur qu’on les confonde avec les diseuses de bonne aventure, et être aussitôt exclus du club, s’ils osaient raisonner trop ouvertement et clairement sur la causalité microscopique à rebrousse temps.

Mais nombreux sont incapables de discerner entre l’échelle où l’on traite statistiquement des événements d’échelle quantique, et où l’on calcule des ondes d’ignorance statistique et l’échelle quantique, où aucune onde quantique individuelle ne diverge au hasard, mais a bien une destination définie

Nombreux ne savent non seulement pas décrire la partie temporelle de l’espace-temps, mais en plus, ils croient que ce temps est universellement partagé, toujours compatible et partout.

Or, il n’y a rien de compatible entre les divers grains du temps.

Voici un exemple de grains d’espace-temps qui s’étalent sur une quinzaine de milliards de nos années macroscopiques :

- des photons du rayonnement fossile qui n’avaient plus interagi avec rien depuis que l’Univers leur est devenu transparent, arrivent maintenant dans les radiotélescopes. Et pour eux, à temps propre nul, l’émission et la réception sont simultanées : c’est un seul et même grain de temps, individuel. Notre temps macroscopique, avec sa thermodynamique irréversible, n’est qu’une émergence statistique d’un immense réseau de granules tous discordants entre eux.

sindbad
09/09/2005, 00h00
Bonjour

les atomes ne vieillissent pas. Qu'il s'agisse du noyau ou du nuage électronique, du reste. Tel noyau de thorium a dans l'année qui vient exactement la même probabilité de se désintégrer, qu'il l'avait dans la même durée, voici environ 4,7 à 4,8 milliards d'années, quand il venait juste d'être agrégé lors de l'implosion d'une supernova
Interessante question qui ne manque pas d'en appeler d'autres et surtout qui ne manque pas d'interpeller l'intellect et l'imagination de tout(e) un chacun(e). En parcourant le fil (et en essayant de developper une reponse) je constate, arrive au dermier post, que Bachi a fini par fournir une reponse pronfonde, celle a laquelle on s'attend devant ce genre de questions.

A savoir
Habitués à l’autosimilitude par l’analyse sur l’axe des réels, nous avons aussi transporté sans méfiance l’autosimilitude sur la dimension temps. Ainsi, nous nous sommes dispensés de toute espèce de preuve quant au postulat d’irréversibilité du temps macroscopique, qui est d’origine statistique (et qui dans le domaine statistique, est bel et bien un théorème démontré), vers le temps individuel de chaque particule.
En tout cas voici mon point de vue:

A propos du viellissement:
1) Peut on raisonablement transposer cette notion (typique aux objets du microcosme) au monde quantique ?
2) Quel sens accorder a cette notion en parlant d'atomes et de particules subatomiques ?

La realite (contre intuitive) de l'infiniment petit regie par le principe d'incertitude que nous suggere la mecanique quantique se trouve a des lieux de celle du monde macroscopique (que nous renvoi notre cerveau) regie elle par le principe de causalite. Il devient des lors tres difficile de se visualiser un univers ou le comment et le pourquoi des choses ne s'accomode pas necessairement du bon sens commun et autre idees preconcues.

A propos de la fleche du temps:
Nous avons l'habitude de representer le temps (sens et flot) par un axe oriente (fleche du temps), cettre representation cesse d'etre valide lorsqu'on passe a l'echelle des atomes. Une meilleure representation a mon avis serait celle qui utilisirait une boussole que l'on plongerait dans un champ magnetique pour representer le flot et le sens de l'ecoulement du temps.

A l'echelle macroscopique correspondrait un champ stable et constant avec pour resultat une aiguille qui pointerait toujours dans la meme direction (passe -> futur) sans jamais (?) s'en ecarter. A l'echelle atomique parcontre correspondrait un champ instable et turbulant avec comme resultat une aiguille qui pointerait dans toutes les directions de facon aleatoire ! Plus on s'eloignerait de l'echelle macrospique (allant vers l'echelle microscopique) et plus l'aiguille de notre boussole se mettrait a osciller avec une amplitude de plus en plus grande de part et d'autre de la direction initiale.

Par cette representation il devient aise je crois de se visualiser l'univers quantique comme un univers ou les evenements passes pourraient bien succeder a des evenements futures !

Ansi comme disait Bachi:
les atomes ne vieillissent pas. Qu'il s'agisse du noyau ou du nuage électronique, du reste. Tel noyau de thorium a dans l'année qui vient exactement la même probabilité de se désintégrer, qu'il l'avait dans la même durée, voici environ 4,7 à 4,8 milliards d'années, quand il venait juste d'être agrégé lors de l'implosion d'une supernova
Si nous etions des creatures vivants a l'echelle atomique nous aurions (je crois) la capacite d'aussi bien de nous souvenir des evenements passes que de ceux avenirs ! Si j'etais une creature vivant a l'echelle atomique et s'il y'a bien un metier que je ne voudrais faire (et a aucun prix) ce serait bien celui d'aiguilleur du ciel (Principe d'incertitude oblige !)

Bachi
10/09/2005, 14h41
Bonjour Sindbad,


J'ai déjà dit que Bernard Chaverondier avait donné l'excellente comparaison avec la température, tu en fais une entre la variable temps microscopique et les tourneurs de champ magnétique assez astucieuse...



Si nous etions des creatures vivants a l'echelle atomique nous aurions (je crois) la capacite d'aussi bien de nous souvenir des evenements passes que ceux avenirs

Difficile de caractériser la mémoire de ces êtres.
Pourrait-on parle de mémoire?
Hum....je suis embarassé de ne pouvoir strictement rien répondre à la question...

sindbad
11/09/2005, 02h19
Bonjour Bachi

"Difficile de caractériser la mémoire de ces êtres"
En effet, surtout lorsque on utilise un voccabulaire totalement etranger au monde quantique ! Mais comment faire sinon ? Ne serait que pour le confort de notre cerveau ce maitre illusioniste.

"Peourrait-on parle de mémoire?"
Omniscience peut etre ? Ce qui m'a amene a penser que les manifestations premonitoires auraient leur origines dans le monde quantiques (souvenir des evenements avenirs). Encore une fois le voccabulaire nous fait cruellement defaut pour decrire l'indiscriptible.

Ton post a ouvert (a ma grande joie) la boite de pandore ... quantique

A bientot