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Voir la version complète : Des estivants agressés à Béjaïa, Jijel et Annaba


nacer-eddine06
13/08/2008, 00h03
Un tourisme durable est celui qui fait admettre aux populations des régions concernées qu’elles seront les premières à bénéficier de ses retombées économiques, sociales, cultuelles et environnementales. Sans cela, tout hôtel, tout campement, pour ne pas dire tout touriste ou estivant sera considéré comme corps étranger à rejeter avec violence.

Avant-hier, la population de la paisible et chaleureuse localité de Chetaïbi s’est lancée, durant toute la journée, dans une véritable chasse aux estivants. Après avoir investi les plages, les rues et les alentours du siège de la mairie et de la brigade de la Gendarmerie nationale, toute une population d’émeutiers a poussé des milliers d’estivants et de touristes à quitter, souvent dans la violence, le territoire de la commune. “Nous ne voulons pas de ce tourisme chez nous !” est le seul slogan qui fusait de toutes les bouches.
Il fallait être sur place, au moment des faits, pour voir ces colonnes d’estivants ou de touristes algériens… déportés de leur plage préférée par cette même population qui, la veille, les accueillait à bras ouverts pour saisir l’ampleur du drame.
Une journée avant, soit dimanche, juste après un accident de la circulation qui a fait deux victimes sur la route de Taza, les villageois bloqueront la route qui relie les deux plus belles plages de la région à celle de Jijel et de Béjaïa pendant toute une demi-journée.
Les 4 kilomètres de bouchons, les images d’enfants en bas âge au bord de la déshydratation, les traits d’épuisement des personnes âgées venues de loin se délasser ne viendront pas à bout d’une colère d’une meute de Jijelis pour qui le choix a été fait. “Pas de ce tourisme qui cause la mort et la désolation !”
Pourtant, Taza, avec son parc animalier des plus visités d’Algérie, son emplacement bien situé entre les plages de Jijel et de Ziama Mansouriah, ainsi que sa proximité avec l’autre destination très prisée qu’est Béjaïa, ne devrait théoriquement que sourire aux touristes algériens.
Moins de cinq jours avant, soit mercredi dernier, une semaine jour pour jour, la population de Sidi-Aïssa, animée par une haine entretenue contre la chose hôtelière dans la région, mettra le feu à un hôtel et lynchera à mort son propriétaire pour se venger d’un acte commis auparavant par le fils de la victime ayant entraîné mort d’homme.
Là encore, la bonté et la générosité des Ouled Naïl étaient jusque-là incompatibles avec ce genre de dérapages.
Quelques semaines auparavant, la population de l’un des premiers villages touristiques algériens pour ne pas dire d’Afrique du Nord, Tichy en l’occurrence, sortira dans la rue pour protester contre le phénomène de violence et d’atteinte aux valeurs culturelles à cause… de l’activité touristique. Les protestataires ont dénoncé le rôle néfaste que jouent les établissements hôteliers de la côte dans la dégradation des mœurs.
Ainsi, à la place de l’influence record des touristes algériens sur les traditionnelles destinations algériennes, on assiste à l’accentuation du phénomène du rejet par les autochtones des touristes venus d’ailleurs.
Le cas de Chetaïbi à Annaba est des plus édifiants. La cité balnéaire est devenue un véritable pôle d’attraction faisant concurrence avec la destination tunisienne.
Plusieurs familles, habituées à se rendre en Tunisie, ont fini par louer des maisons dans la localité pour profiter des meilleures conditions de la beauté des sept plages.
Chose devenue possible non pas grâce à un quelconque effort des pouvoirs publics, mais grâce au génie des autochtones qui ont vite adapté les formules d’hébergement pour répondre à la forte demande d’estivants.
La question est de savoir pourquoi ces populations qui ne rataient, auparavant, aucune occasion pour demander des programmes spéciaux de développement touristique de leurs régions se retrouvent, aujourd’hui, les premiers à rejeter cette activité.
Si ce comportement violent est adopté envers des touristes algériens, qu’on est-il des touristes étrangers, occidentaux de surcroît, si la colère d’un jour coïncidera avec une quelconque escalade au Proche-Orient ?
Faire la promotion d’une destination ne se limite pas à lancer un slogan ô combien beau ! La publicité est le dernier élément de toute une politique marketing fiable qui doit reposer sur 3 autres facteurs. `
Une démarche saine doit prendre en considération quatre politiques saines. Celle de la qualité du produit, celle du prix, celle du circuit de distribution et, enfin et en dernier, celle de la communication. C’est que les spécialiste définissent par le “Marketing Mix”.
Or, pour les pouvoirs publics, jusqu’ici, le marketing dans le secteur du tourisme consiste à passer une pub dans les médias lourds ou à concevoir un film, autrement dit à apprendre des concepts et les utiliser à chaque occasion. Ce genre de traitement de la question risque d’aboutir sur des résultats à l’inverse de ceux escomptés.
Au moment où les pouvoirs publics évoquent le choix d’un développement durable par le tourisme, sur le terrain, les populations autochtones rejettent l’activité en question comme tout corps sain qui refoule un autre étranger qui vient s’y greffer.
Le phénomène n’est pas nouveau. Tous les spécialistes du tourisme l’ont étudié à l’université dans le module de la sociologie du tourisme. L’expérience du Roussillon-Languedoc est enseignée dans toutes les grandes écoles. Mieux, l’architecte Pouillon, quand il a conçu les complexes balnéaires algériens dans les années 1970, a pris en considération cette variante sociale.
Ce n’est certainement pas par fantaisie que la clôture desdits complexes est légère pour ne pas dire sommaire. L’idée de départ était d’éviter de donner l’impression que ces complexes, avec des touristes étrangers dedans faisant la fête, ne soit conçue par les autochtones comme des corps étrangers, enfermés sur eux et méprisant du reste.
? ce jour, ces concepts ont disparu du paysage touristique. Pis, les réunions de préparation consacrées à la préparation des saisons estivales se font en catimini entres des responsables locaux avides de détourner terrains et chalets touristiques que de faire participer la société à la gestion de la chose. Un tourisme capable de faire bouillir la soupe du petit peuple au lieu de brûler leurs demeures, comme disait le défunt expert franco-algérien N. Machabey.
Les cas de Chetaïbi, Taza, M’sila, Tichy et avant cela Collo sont une menace sérieuse contre l’ordre public et peut devenir un frein contre tous les efforts de relance touristique.
On doit cesser de parler des imaginaires 5 millions de touristes qui ont visité Annaba et les 3 autres qui ont séjourné à Collo, alors que la situation sur le terrain est toute autre.

Mourad KEZZAR

révo-réso
13/08/2008, 00h15
trsite nouvelle .

c'est tout le pays qui est tourné maintenant ,on l' a longtemps oublier ce lait riche et frais ,en pleins soleil ,alors voila quoi ,les uns mangent le beurre (y'en a pas beaucoup de beurre ,mais parcontre ils sont pas nombreux ,ceux qui ont la recette pour le receuillir ,y' a une école a el mouradia qui en a fait une spéciaité ) ,d'autres le lait caillée ,dur et nourrisant aussi qui flotte sur le liquide jaunantre ,le plus pauvre évidemment et c'est la ou il y' a beaucoup de monde qui en demande ,que la guerre commence .

Smarmalla9
13/08/2008, 00h26
Sans cela, tout hôtel, tout campement, pour ne pas dire tout touriste ou estivant sera considéré comme corps étranger à rejeter avec violence.

sans le changement des mentalités, toutes les infrastructures, transports, stations et le tralala ne servent a rien !

houmaiz
13/08/2008, 00h42
L'absence de l'état fait que chacun dicte sa loi chez lui.
Et après on se dit pourquoi les algériens préfèrent passer leur vacance en Tunisie.

vivalgerie2002
13/08/2008, 00h45
C'est le rôle de l'etat, par les autorités locales d'organiser la sason estivale en mettant en place des moyens qui faciliterons l'accueil de ces touriste, et créer des conditions favorables pour satisafaire les locaux et les etrangers " enfin les algeriens qui viennent d'autres villes d'algerie"

mais c'est triste de lire en 2008 de tel articles , pauvre algerie , ......le pourrissement gagne du terrain et ces putains de responsables ne s'en fichent de rien ......pauvre algerie

bonifacio
13/08/2008, 10h45
c grave,tres grave,pour un simple accident de circulation on bloque la route et on chasse des millier de gens d'une ville.
est ce que que vous vous rendez xompte ,est ce que l'etat algerien est si faible que ca.
:22:

ombreetpoussiere
13/08/2008, 10h55
Sachant que l'état à miser sur le tourisme en octroyant un budget considérable pour son développement, je pense qu'il faut prévoir aussi un budget pour la sécurité

absente
13/08/2008, 11h43
“Nous ne voulons pas de ce tourisme chez nous !”

C'est quoi le problème au juste avec ce tourisme ?....

à rejeter avec violence.


pourquoi forcement avec violence ?!



Absence de l'état et une population à reéduquer !:confused:

langar
13/08/2008, 12h27
slt une chose ai sur les kabyles sont raciste envers les algeriens , beaucoup de setifiens vous le confirmeront

mon pere ,ma tante et neveux et nieces en ont fait la douleureuse experience meme les taxis j5

Alain
13/08/2008, 12h29
Je n'ai pas compris exactement ce qui s'est passé. Des gens bloquent la route ? Ou virent manu militari les estivants ? Quelqu'un aurait des explications plus claires que l'article ?

Sinon, je ne vous pas pourquoi il faudrait toujours applaudir le tourisme, surtout de masse. Il y a des inconvénients aussi.

noubat
13/08/2008, 13h22
je lis les messages et un mot revient souvent : l'Etat

les Algériens sont ils marqués à vie du socialisme? l'état gère, l'état contrôle, l'état planifie..............................

simplenova
13/08/2008, 13h26
L'article détourne un peu la réalité.

Le problème est que les habitants de la commune en question ont toujours réclamé des dos-d'ânes à l'entrée de la commune à cause des accidents perpétuels qui y arrivent.

Justement, ça fait deux jours, une voiture a tué deux jeunes filles de la commune ce qui a déclenché le ras-le-bold des habitant et provoqué les émeutes, ce qui a bloqué la circulation pour environ 5 heures.

arazi
13/08/2008, 13h27
une véritable chasse aux estivants.:mrgreen:

kikoz
13/08/2008, 13h30
Quel malheur! c'est de l'autodestruction!
une semaine jour pour jour, la population de Sidi-Aïssa, animée par une haine entretenue contre la chose hôtelière dans la région, mettra le feu à un hôtel et lynchera à mort son propriétaire pour se venger d’un acte commis auparavant par le fils de la victime ayant entraîné mort d’homme.
Alors la, j'ai du mal a croire que ca se passe en Algerie, en 2008!

ombreetpoussiere
13/08/2008, 13h59
Je retourne la question à Mr le journaliste rédacteur de l'article: Mourad KEZZAR. pourquoi cacher la vrai face du problème? devrions-nous croire aveuglement ce que la presse nous présente avec une mise en forme du texte adapté pour dérouter les lecteurs?
J'ai trouvé cette article qui a déjà était écrit dans une édition de la veille du même journal "LIBERTE" qui semblerait expliquer le pourquoi de ces agressions!!
Je commence à comprendre que ce qui se passe à bejaia, annabe et jijel est pour la même cause

Le journaliste serait cette fois ci B.BADIS
Après l’assassinat d’un jeune de 25 ans
Chetaïbi s’enflamme
Par : B. BADIS
Lu : (3118 fois)
Le jeune Lyès Bouaziz, 25 ans, a été assassiné d’un coup de couteau hier tôt dans la matinée, alors qu’il poursuivait des voleurs qui ont tenté de cambrioler son domicile familial. La victime, qui venait juste de terminer son cursus universitaire, a rendu l’âme lors de son transfert au CHU de Annaba. Ce drame s’est passé aux environs de la prière du “fedjr”. Cette matinée, quatre malfrats, originaires du quartier Ruisseau d’or de Annaba, spécialisés dans les vols avec agressions caractérisées, ont jeté leur dévolu sur le domicile de la famille Bouaziz Mokhtar, situé à l’entrée du village. Mais, une fois à l’intérieur, les cambrioleurs se sont fait remarquer par le chef de famille, lequel a donné l’alerte. Un des intrus n’a pu échapper. Il a été maîtrisé à l’intérieur de la maison, alors que ses autres complices ont été poursuivis par les deux fils de cette famille. L’aîné, qui a réussi à intercepter l’un des fugitifs, a été mortellement poignardé.
Alertés du drame, les jeunes du village ont lancé une véritable chasse à l’homme puis aux estivants. Le bourreau du jeune Lyès a été arrêté et sévèrement corrigé, quelques heures plus tard, du côté de la plage Sable d’or sur la route menant au site de Sidi-Akacha, à quelque 7 km environ du lieu du meurtre. Cependant, lors de son arrestation par ses poursuivants, l’assassin a réussi une fois encore à faire une seconde victime. Celle-ci, sérieusement atteinte à l’arme blanche, a été évacuée en urgence au CHU de Annaba. L’opération de “ratissage” lancée par les habitants à la recherche des deux autres acolytes est toujours en cours. La région de Chetaïbi est pratiquement bouclée par les jeunes du village, dont une partie s’est attaquée malheureusement aux estivants, installés au niveau de la plage de la ville, la fontaine romaine et la baie ouest.
Alors une mêlée générale s’en est suivie. Les estivants affolés couraient dans tous les sens. Leurs bagages ont été rassemblés près du siège de la commune puis brûlés. Malheureusement, cette chasse aux estivants a fait encore une autre victime, soit un vacancier. Lui aussi a été lui poignardé et a été admis au niveau du centre de santé de Chetaïbi. Nous avons tenté de joindre le village, situé à 70 km à l’ouest de Annaba. Mais tous les accès ont été fermés par les éléments de la Gendarmerie nationale. En effet, un impressionnant cordon de sécurité a été installé au niveau des principales routes menant à Chetaïbi, à savoir celle de Zaoui et Zgâa. De même que plusieurs brigades anti-émeutes des différents corps de sécurité ont été dépêchés sur les lieux. Joint par téléphone, un responsable local a tenu à préciser : “Actuellement, la situation est très tendue. Une véritable pagaille s'est installée dans notre paisible petite ville.” Et d’ajouter qu’“il faut s’attendre au pire à l’issue de l’inhumation de la victime, prévue après la prière d’“el- asr”. Des émeutes ne sont pas à écarter.

zmigri
13/08/2008, 16h25
si la pop locale ne tire pas profit du tourisme on a ce type de déviation.
Vous imaginez les pères de familles faisant la queue pour qq baguettes de pain. l'été pour certains habitant est plutôt vécu comme un calvaire: les jeunes déambulant torse nu... vous imaginez le choc des habitants de ces paisibles contrées!!!:22:

zaki123
13/08/2008, 16h58
pourquoi vouloir se focaliserque sur le touriste étrager. il n ya pas un tourisme interne. entre nous comme entre les americains et meme entre les français eux meme et meme entre les marocains eux meme.
il faut se tourner vers nous meme et créer un reseau actif et dense pour permettre et inciter les gens de faire le tourisme interne.

des millirds de centimes sont detournés par des bandes de profiteurs qui se fixent sur les oeuvre sociale pour detournemnt afin de contruire des cubes de 1000 metre de haut.

si ces oeuvres sociales seront verser dans le tourisme en payant des vacances aux ouvriers l'algerie ne se portera que bien.

c'est les groupes mafieux qui bloquent tout et qui asfixient le pays dans lequel ils construisent des haute villa je me demande pour quel motif?

Lounes7
13/08/2008, 17h04
peux tu nous nommer ces groupes maffieux :rolleyes:

Hope_WIMP
13/08/2008, 17h09
C'est du tribalism:sad: la desintegration de la societe algerienne!!!! aucune lueur d'espoire pour ce pauvre joli pays.

Alain
13/08/2008, 18h45
Les estivants affolés couraient dans tous les sens. Leurs bagages ont été rassemblés près du siège de la commune puis brûlés.
:eek: Quelqu'un a une explication à cet autodafé ?

langar
13/08/2008, 19h10
faut pas non plus faire d'amalgame a savoir toujours pointer l'etat du doigt

l'algerien ai tordu aussi , je plaint les touristes

va en vacances a setif avec ta femme et ton gosse tai devisager de la tete au pied , ensuite viens le tour de ta femme , ils changent les dates sur les yahourts et autre denrees perissables

chaque fois que j'y vais cai la bagarre , si tu ose lui ramener le produit perimé tout juste si il te crache pas dessus

pour cela que je vais plus souvent a alger qua setif des que j'ai vu toute ma famille a stif , alger ma envouter cai une ville d'une beaute exeptionnelle

dianaain
13/08/2008, 19h18
le ral le bol des gens bat son plein !!! en fait , la misére , linjustice , sont les facteurs agravants dune situation sociale explosive !!! l'Algérie bouillone de rage !!! les Algériens sen prennent qui en apparence sont indifférents à leur malheur quotidien !!! je n'excuse pas leur geste !!! loin de la !!

ce qui s'est passé à Msila , à Guardaia , à Oran sont les symptomes d'une société éssouflée de toutes les injustices qu'on lui inflige !!!! la cas de M'sila est un cas d'école !!! ON SE FAIT JUSTICE QUAND LA JUSTICE N'EST PAS LA !! :22:
les éstivants deviennent une cible facile quand la foule gronde !!!!!

bounty24
13/08/2008, 19h32
salut ils sont comme cela a ce point la , ils n ont aucun respect

mais ou va le peuple

Lounes7
13/08/2008, 19h34
langar
l'état algérien est absent, sinon il n y aurait pas eu toutes ces agressions sur les plages et ailleurs.
C'est pareil pour l'épicier qui vend des produits périmés, s'il avait été conrôlé à des dates régulières on aurait pas à manger ses "salop...":22:

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