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nacer-eddine06
19/08/2008, 19h24
Réformer les hôpitaux... Au regard des enjeux, peut-il vraiment y avoir des hésitations sur la voie à suivre? Sur ce chantier, toute la difficulté est de verrouiller la sincérité des engagements, leur crédibilité, les confronter à la réalité du terrain. Les financements sont là, Banque mondiale, BEI... mais les résultats suivent-ils pour autant?
Lorsque vous avez un peu de dignité, et que vous voulez ménager votre ego, l’hôpital public n’est toujours pas fait pour vous. Les conditions inhumaines de prise en charge, de suivi des malades, les taux de décès, anormalement élevés dans certaines maternités, défrayent chaque jour la chronique. Et, à la limite, n’émeuvent même plus!
Le volet ressources humaines reste incontestablement l’un des talons d’Achille du système de santé. Le diable est ici, plus qu’ailleurs, dans le détail. Il faut clarifier les responsabilités, qu’elles soient administratives ou financières. Revoir la formation à la base, c’est-à-dire dans les facs, où l’intérêt pour les sciences humaines, l’économie, l’éthique, le droit des malades est souvent peu tatillon.
Dans bien des unités hospitalières, les pouvoirs sont encore éclatés. Le déficit d’organisation se double d’une insuffisance de motivation chez un personnel de la santé, où souvent les intérêts corporatistes et syndicaux priment sur les visions à long terme.
Le tableau n’est pas à 100% sombre fort heureusement. Certaines expériences méritent d’être suivies de près, voire systématisées, comme ce classement réalisé sur les performances des hôpitaux. Chantier important, car l’information donnée aux usagers doit prendre une place importante dans la réforme. Publier des palmarès, même si les méthodologies peuvent être contestées, est une avancée majeure. C’est quelque part une manière de rendre des comptes.

Mohamed BENABID

ROUMI
19/08/2008, 19h36
HOPITAUX ALGERIE POUR LE PEUPLE, HOPITAUX PARISIENS POUR LA NOMENKLATURA
Je dédie cette chronique à ma mère, décédée le 12 mai 2005 et qui a passé presque toute sa vie dans les hôpitaux algériens, fière et digne. A celle qui m’a appris à respecter et à aider, en tout lieu et toute circonstance, les pauvres et les défavorisés et à dédaigner royalement tous ceux qui croient que la richesse leur octroie une supériorité sur les autres. A Celle qui m’a fait juré, avant de mourir, de rester digne et juste, généreux et tolérant, de ne jamais baisser la tête devant les puissants et de ne jamais oublier ses voisines au bord de la famine dans une Algérie qui jette de l’argent par les fenêtres !

L’Algérie, mon beau et grand pays, promu à un avenir radieux, tousse et crache du sang, souffre et endure les pires épreuves, subit les pires humiliations et n’a plus de force pour se relever Toutes les calamités, toutes les épidémies, tous les tourments se sont abattus brusquement sur nous et alors que des nations ayant moins de possibilités que nous enregistrent une avancée économique et sociale notable, notre pays recule de jour en jour et l’on ne sait plus où s’arrêtera la dégringolade !
Mais méfiez-vous des clichés et des formules du prêt à penser proposées pour quatre sous dans les soldes de la démagogie politique. Point de fatalisme ici, car ce beau résultat n’est pas l’œuvre du hasard. Des hommes, incapables comme tout, incompétents en politique, maladroits en économie, nuls en gestion, ignorants dans les affaires de la cité, malhabiles et totalement inaptes à commander ; ces hommes ont mis tout leur savoir et toute leur énergie à détruire ce beau pays. Il faut leur reconnaître un grand mérite, car le résultat est parfaitement à la hauteur de leurs ambitions : si nous avions fait appel à des génies mondiaux de la destruction massive, ils n’auraient pas été capables d’un si beau résultat ! Tout a été mis par terre : l’architecture de nos villes, le fonctionnement de nos usines, les transports, la santé, l’enseignement, la culture, l’administration ! Même l’amour a été balafré, la confiance réduite en cendres, la loyauté descendue en flammes, l’honnêteté battue en brèche, l’intégrité combattue, la sincérité confisquée, la franchise séquestrée, la conscience emmurée dans les caves répugnantes de la goujaterie ! Tout fonctionne à la démagogie, à la complaisance, dans les bureaux calfeutrés où Dame bureaucratie pactise à longueur de journée avec mademoiselle corruption ! L’extérieur est propre, net, nickel : tout respire la respectabilité, l’état de droit avec ses lois et ses clauses ! Mais dès que vous poussez la porte, une odeur fétide vous saisit aux narines, le relent de quelque chose de pourri, surgissant des bas-fonds de la déchéance, là où les hommes ne descendent qu’après s’être débarrassés de leurs consciences dans les vestiaires de la honte. L’état algérien, si respectable jadis, est devenu le carrefour de toutes les combines, le lieu privilégié des accords douteux, le point de rencontre de tous les appétits et de toutes les ambitions démesurées !

"La nuit, c’est des rats!"
J’ai longtemps erré dans les corridors blafards de cet hôpital en ruines avant de retrouver ma pauvre maman alitée dans une salle archicomble aux murs décrépis et où les lits semblent avoir perdu leur éclat depuis belle lurette. Un cafard court sur la couette (ramenée de la maison) de ma mère. J’en parle à l’infirmière. Elle éclate de rira :
- Ce n’est rien! Vous n’avez rien vu! La nuit, c’est des rats!
Il n’y a plus de médicaments. Il faut les acheter dans la pharmacie d’à côté. C’est ça aussi l’Algérie ! Ne pleure pas maman, il y a des millions d’Algériens qui attendent que leurs proches ramènent le médicament miracle de la pharmacie d’à côté. Ne pleure pas, car toi tu as de la chance. Demain, je t’emmène en ville…Mais pense aux autres, à tous ceux qui attendent et qui n’iront nulle part, qui moisiront dans cet hôpital d’où on finira par les chasser. Pense à tous ceux qui n’ont plus rien à manger et qui attendent un train nommé espoir, sur les quais brumeux d’une gare sans enseigne ; pense à tous les mouhjahidine (*), les vrais, qui ont été trahis par une division de renégats pourris qui ont placé le dollar au dessus de l’Algérie ; pense à tous ces enfants de chouhadas qui ne savent plus pourquoi leurs pères sont morts à la fleur de l’âge ; pense à tous ceux qui ont voté, voté, voté et qu’on appelle encore à voter comme si l’urne était la solution miracle pour résoudre leurs nombreux et inextricables problèmes ; pense à tous ceux qui ont gardé ce pays debout face à la barbarie intégriste et qui subissent chaque jour les outrages des nouveaux barbus repêchés dans les décharges de l’histoire par l’hameçon de la concorde !
Pense aux pestiférés des temps modernes, pense aux épidémies qui ressurgissent du moyen âge, à toutes ces maladies qui reviennent, portées par la misère et la mal vie.

Ah, la médecine gratuite!
Te souviens-tu de la médecine gratuite ? Tu avais fière mine lorsque tu sortais de l’hôpital avec ton cabas rempli de flacons et de comprimés, heureuse et radieuse de pouvoir soigner cette crise d’asthme qui revenait trop souvent. A cette époque du socialisme en jachère, la bonne couverture sanitaire avait fait reculer toutes les épidémies, malgré le peu de moyens dont disposait notre pays. La médecine gratuite avait permis aux plus démunis d’accéder aux soins élémentaires, à l’hygiène, à la vaccination de masse et les dispensaires s’installaient sans complexe dans les douars reculés. Il y avait une vraie politique de santé publique destinée aux plus démunis et même si la nomenklatura de l’époque, pour ne pas faillir aux traditions, trouvait le moyen de filer en douce à Paris pour de petits bobos, il ne faut jamais oublier que Boumediene est mort à l’hôpital Mustapha !
C’est cette politique qui avait permis à notre pays d’enregistrer une avancée considérable dans le domaine social, avancée qui lui était enviée par des voisins à l’époque très arriérés. Personne ne pouvait imaginer que la peste refluerait un jour dans les douars de la pauvreté et de l’isolement qui gonflent de rancœur et d’amertume à la lisière des grands centres urbains, là où les mirages du capitalisme sauvage fonctionnent comme des attrape-nigauds pour toute une faune d’affairistes jouant les hommes d’affaires. Il y a des milliers de Kahilia dans notre pays, les uns plus sales que d’autres, ghettos du bannissement pour des familles qui ont cru un jour en la justice sociale et rêvé à un monde plus juste et plus fraternel. Mais le virage brutal vers un libéralisme excessif a brisé ces rêves de bonheur collectif pour installer la fermeture des usines, le chômage, la mal vie, la faim, le dénuement, les reculs dans le domaine de la santé publique, de l’enseignement, de la culture, des loisirs, etc. Alors que les plus riches s’enrichissent à un rythme effréné, affichant ostensiblement leur fortune, les plus pauvres s’appauvrissent dramatiquement et il ne leur reste souvent que les yeux pour pleurer !

"Qu’avez-vous fait de votre peuple?"
La peste ne revient pas comme ça, juste pour ternir des mandats politiques, elle est le résultat des conditions sanitaires catastrophiques qui sont désormais la réalité quotidienne de millions d’Algériens. Et même si le socialisme a montré ses limites, il en restera des images et des parfums pour les nostalgiques que nous sommes, il en restera surtout le sentiment d’un rêve inachevé, d’un grand destin brisé par les boulimies immodérées d’une bourgeoisie sans histoire, sans relief et sans génie ! De pauvres arrivistes qui croient que la clinique de Genève aux frais de la princesse va leur prolonger la vie. Le jour où la foule ira saluer vos dépouilles mortelles débarquées des avions spéciaux, personne ne se souviendra du nom de votre médecin traitant, ni de son lieu de travail. Qu’il soit de Lausanne ou de Sour El Ghozlane, cela importera peu. Ce qui importera surtout pour vous, c’est de vous préparer au jugement du Seigneur qui vous posera cette question, cette seule et unique question :
« Qu’avez-vous fait de votre peuple ? »

nacer-eddine06
19/08/2008, 19h42
roumi
c quoi ce caca nerveux que tu me faits la

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