Une douce lumière folle et si légère
Me pousse vers toi
Un doux vent raisonne et
Me pousse lumière de toi
Je chante et fredonne
Je cours je résonne en toi
Je suis une voleuse
Une folle amoureuse
Je vole le temps
Je ne pense plus qu'au présent
Et puis les jours passent
Et puis tu m’enlaces
Et j'aime trop ça,
Et quand tous nos rêves
Et toutes mes envies
Se mêlent de ça
Je ne vois qu’une ronde
Je ne me sens plus de ce monde
Je pars et décolle
Suis moi..
Je t’emmène si loin
Une rive lointaine
Un chemin de fortune
Une île sauvage
Un bateau flottant
Porté par le vent
Je chante et re danse
La complainte si douce
Celle qui t’emmène au loin
Et puis une vague,
Un peu folle et sauvage
Te prends par la main,
Tu viens
Allons emprunter
Nos rives enflammées
Nos délires si sages
Qui conduisent nos âmes
A s’évader très loin
Et si je t’embrasse
Et que tu m’enlaces
Je sais que ça vient
Oui attrape moi
Comme une ombre légère
Une folle incendiaire
Oui je serai à toi
Une folle rêveuse
Une folle amoureuse
De toi
morjane
16/03/04
Arthur Rimbaud
16/03/2004, 19h40
PENOMBRE CHARNELLE
J'éteins cette bougie de deux doigts moites,
Ferme les yeux et me laisse caresser par le vent,
Prends mon précieux et le lègue à cette boîte,
Qui le jour dit fera de moi un Grand.
Empoignant de ma main ce sein moribond
J'entends cette lyre qui résonne sous les draps
M'invitant à la baiser tout le long,
Pour goûter à l'extase fade d'ici bas...
Résister serait péché, apprécier le mal-aimé,
Faut-il saisir ce bassin en la proue ?
Dans la pénombre se faire ami avec le loup,
Où prostituer son âme pour sa bien-aimée...?
FINES JOYEUSETES
Femmes, femmes ! Dansez pour moi !
Faites cela pour moi qui aime,
Femmes, femmes ! Dansez pour moi !
Et faites-moi des gants de laine !
Laissez-moi jouer avec mes longs doigts,
Vous culbuter si force j'ai...
Embrasser votre lèvre d'en bas,
En un mot, plus qu'en mille : vous baiser !
Friandes de caresses affriolantes,
Vous aimez l'oisiveté des chaires serrées,
Pour peu que ma dame soit bandante...
Bien grand mal aura-t-elle à marcher !
Les mains rejointes en haut des cuisses,
Elle semble souffrir de m'aimer,
J'ai fini et fumé, il faut que je pisse,
...Faut-il le dire...
"Que je lui en ai donné !"
LA PETITE ***** AUX ALLUMETTES
La petite fille aux allumettes,
...guette, guette...
La petite fille aux allumettes
...gratte et pète...
Sa robe jaunie et suintante,
Pue le vomi et n'est point éclatante...
Ses ongles : demeures des crasses,
Bannit tout d'Elle que je trépasse.
Un dent sur deux est invisible,
Ses "lèvres d'en-bas" sentent jusqu'en-haut,
L'humecter est impossible,
En son état voilà mon bourreau...
Une écharpe salvatrice vient à moi,
Je m'empresse de masquer le visage de MOI,
Hâter le pas, il faut se sauver
Sauve-qui-peut, je suis épuisé...
Quelques vers qui montrent à quel point nos visions de "l'amour" ne sont pas soeurs...
Azul Arthur Rimbaud
Quelques vers qui montrent à quel point nos visions de "l'amour" ne sont pas soeurs
Et cela me ravit. Tu es aux antipodes de moi dans un univers qui n'est pas celui que j'ai choisi et c'est merveilleux.
Si tous les êtres étaint semblabes, quelle triste réalité serait la vie. Tu fuis ce que je cherche. Tu cherches alors que j'ai.
Au fait tu as dit que tes poèmes n'étaient pas beaux; on parle de la Beauté du Diable, le diable est il beau pour autant?
L'amour en toi s'est enfuit
pour ne laisser voir que la nuit
corps sans âmes enveloppe charnelle
qu' elle est belle cette vie.. las
Où fleurit des pétales de roses
ronce sera ton lit
où perce l'aurore
le crépuscule te tend les bras
où je bois à la fontaine
chez toi elle se tarit
Et lorsque s'élève mon âme
avec toi elle se damne
Où l'ivresse n'est que jouissance
chez toi n'est qu'impuissance
vide de mots pour mon amour
pleine de maux de non amour
quand je ris tu vomis
Las, désabusé tu égrènes la vie
sans passé sans présent et sans avenir
un temps immobile a la recherche
de rien du tout
car tout n'est qu'aigreur et carcasse
L'âme a laissé sa place à la laideur
cruauté sans nom,
platitude et lassitude résonnent
comme une couronne mortuaire
à l être qui ne fait qu'errer
Tel un fantome égaré sur cette Terre
morjane
17/03/04
P.S. je persiste et signe, j'aime lire tes poèmes, je ne sais s'ils sont beaux ou pas, j'aime ce que tu cries ou murmures dedans.
LA PETITE ***** AUX ALLUMETTES ...
Il est vraiment moche ce poème, bravo! :D
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