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Voir la version complète : La crise fait tache d'huile sur le pétrole, qui frôle 85 dollars à Londres


Hamza
06/10/2008, 20h50
LONDRES (AFP) — Le prix du pétrole brut restait près de son plus bas niveau depuis huit mois lundi en fin d'échanges européens, alors que la crise financière sape les perspectives de demande et que le renforcement du dollar précipite la retraite des investisseurs.

La crise financière s'étend au marché pétrolier: les cours, qui trois mois plus tôt frôlaient 150 dollars, sont tombés lundi sous le seuil de 90 dollars le baril à New York, soit une chute de près de 40% en trois mois.

Ils ont touché 85,15 dollars à Londres et à 88,89 dollars à New York, leurs niveaux les plus bas depuis début février.

Vers 16H00 GMT, ils valaient 85,35 dollars à Londres et 89,40 dollars à New York, en baisse de respectivement 4,90 dollars et 4,48 dollars par rapport à la clôture de vendredi soir.

"En dépit du vote du plan Paulson vendredi, on n'a pas vu le climat s'améliorer sur le marché, qui reste concentré sur la faiblesse de la demande, associée à l'impact à long terme de la tourmente financière", ont commenté les analystes de la banque Barclays Capital.

L'extension de la crise financière à l'Europe renforce le scénario d'un ralentissement économique mondial durable, voire d'une récession, et entame les perspectives de demande énergétique.

La baisse de la demande est déjà manifeste aux Etats-Unis - la consommation de produits pétroliers a flanché de 7,1% sur un an - ainsi qu'en Europe, où les consommateurs ont réagi dès l'été à la cherté des prix. En France, la consommation de carburants a ainsi chuté de 9,7% au mois d'août par rapport à l'an dernier.

Bien que les experts tablent encore sur une demande pétrolière positive cette année grâce aux pays émergents, ils ont fortement revu à la baisse leurs perspectives de consommation mondiale.

Deux semaines plus tôt, le marché pétrolier avait pourtant rebondi - jusqu'à près de 110 dollars - en apprenant que l'administration américaine lançait la plus grande opération de renflouage public de son histoire. Mais les investisseurs considèrent à présent que le plan Paulson ne sera pas la panacée, loin s'en faut.

En plus des craintes sur la demande, le pétrole est victime de son succès auprès des investisseurs. Dans un contexte de panique financière, les fonds spéculatifs, qui avaient acheté du pétrole en début d'année pour se protéger contre la dépréciation du dollar et diversifier leur placements, désertent en rangs serrés le marché.

"Les marchés mondiaux sont toujours sévèrement sous pression, et ils sont obligés de procéder à des amortissements et des réductions dans leurs portefeuilles", observait ainsi Olivier Jakob, du cabinet suisse indépendant Petromatrix.

Et le regain du dollar - qui a touché un nouveau plus haut face à l'euro depuis plus quatorze mois, à 1,3472 dollar lundi - ne fait qu'accélérer les choses: il enlève au pétrole son attrait de valeur anti-inflation.

La chute des prix pourrait inciter l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à réduire sa production lors de sa prochaine réunion en Algérie, le 17 décembre.

Faisant déjà pression en ce sens, le ministre iranien du Pétrole, Gholam Hossein Nozari, a estimé samedi que le prix du baril de pétrole ne devrait pas être inférieur à 100 dollars.

"Le président en exercice de l'Opep a indiqué dimanche que le cartel prendrait +la décision appropriée+ le 17 décembre pour tenir compte des prix actuels", ont rapporté également les analystes de Barclays Capital.

rachid75
06/10/2008, 21h05
Ce n'ai pas grave , j'espère qu'il descend à moins 50 dollars , la crise est derrière nous , et nous n'avons plus de dette , comme ça nous allons le laisser dans les puits pour les générations avenir ,il faut penser aux autres n'est ce pas Da -Hanza ;)

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