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mendz
08/10/2008, 09h07
Les marchés asiatiques vivaient un nouveau cauchemar, mercredi 8 octobre, entraînées par la débandade de Wall Street, tombée mardi soir à son plus bas niveau depuis cinq ans après une dégringolade de 5,11 % de l'indice Dow Jones et de 5,80 % du Nasdaq. A Tokyo, l'indice Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes, a chuté de 952,58 points (- 9,38 %) à 9 203,32 points, se rattrapant très légèrement en fin de séance après avoir fondu de plus de 9,81 %.

PLUS FORTE BAISSE DEPUIS 1987

Il s'agit de la plus forte baisse de l'indice en clôture depuis le "lundi noir" du 20 octobre 1987, quand il avait terminé sur un plongeon de 14,90 %. C'est également la troisième plus grosse chute de l'histoire du Nikkei, derrière une baisse de 10 % enregistrée en 1953. Les investisseurs japonais sont paniqués par la crise financière mondiale et par la chute du dollar face au yen, qui pénalise les exportateurs nippons. Le dollar est tombé, mercredi, sous le seuil des 100 yens pour la première fois en sept mois, en raison de la crise économique aux Etats-Unis, qui fait de la devise japonaise une valeur refuge.

Quoique moins touchées, les Bourses de la région connaissaient également des chutes records : vers 7 heures, Hongkong perdait 5,6 %, Séoul 4,80 %, Sydney 4,97 %, Shanghaï 3,08 %, Singapour 4,99 %, Bangkok 5,62 %, Taïpeh 5,30 %, Manille 4,80 %, Kuala Lumpur 2,19 % et la Nouvelle-Zélande 1,90 %.

En Indonésie, la Bourse de Djakarta a suspendu ses cotations "pour une durée indéterminée", après une chute de 10,38 %.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé mardi l'achat de billets de trésorerie, instruments financiers qui permettent aux entreprises de faire face à leurs besoins imprévus de liquidités, espérant ainsi empêcher la contagion de la crise du crédit à l'économie réelle. Mais cette annonce n'a eu aucun effet sur le moral des marchés. "Ce genre de mesure ne fonctionne plus. C'est comme injecter du sang dans un cœur alors que les artères fuient de toutes parts", a critiqué Hiroichi Nishi, courtier chez Nikko Cordial à Tokyo, prédisant que peu d'entreprises voudront vraiment vendre des billets de trésorerie à la Fed. "Même les entreprises en bonne santé sont en train de perdre des forces", a-t-il déploré.

Le Monde

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