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Beidawi II
08/10/2008, 13h38
AlgérieLes cinq grandes faiblessesL'économiste algérien Ahmed Beyacoub énumèrehttp://www.lematin.ma/Images/Picto/flecheRouge.gif Publié le : 07.10.2008 | 16h37 Les difficultés à réformer une économie rentière, le déclin du secteur industriel, la faiblesse des capacités entrepreneuriales, l'insuffisance du capital humain et le faible niveau de gouvernance, sont les cinq grandes faiblesses dont souffre l'économie algérienne, énumérées par l'économiste algérien Ahmed Benyacoub.
Dans une interview publiée mardi par "Le Quotidien d'Oran", le pr. http://www.lematin.ma/Images/Picto/toolTextePlus.gif[IMG]
Ahmed Benyacoub souligne que " l'Algérie a une économie rentière difficile à "réformer", relevant que "tous les indicateurs montrent que les ressources provenant des hydrocarbures conditionnent tout le fonctionnement de l'économie algérienne".

L'économie du pays "est, d'une certaine façon, prise en otage par le secteur des hydrocarbures", a-t-il estimé précisant que de 1970 à 2002, les recettes des hydrocarbures, qui représentaient moins du tiers du PIB, y interviennent pour 50% depuis 2005. Il a expliqué que le financement des importations est assuré à 98% par les revenus des hydrocarbures, précisant que celles-ci se sont chiffrées à 27 milliards de dollars en 2007, dont les céréales (60% de dépendance extérieure), lait (80% de dépendance extérieure), médicaments (70%), en plus de l'approvisionnement de l'industrie en produits semi-finis.
Selon lui, les prix des hydrocarbures, volatils qu'ils sont, peuvent retomber et tout l'équilibre actuel risque de s'effondrer dans quelques années si les cours chutent brutalement.

Concernant, la faiblesse des capacités d'entreprendre, M. Benyacoub, constate que tout le système est fondé sur les ressources de l'Etat et "où la norme de rémunération n'est liée ni au volume du travail, ni à la qualité du travail fourni", ce "qui est vrai aussi pour certains crédits accordés à des entreprises privées et à des individus".
"Dans ces conditions, ajoute-t-il, les règles de l'émergence d'un entreprenariat basé sur la concurrence et sur la performance économique sont complètement faussées".

Pour ce qui est du déclin industriel, M. Benyacoub a indiqué qu'en 2006, l'industrie hors hydrocarbures a produit, en termes constants, pratiquement la même valeur que ce qu'elle a produit en 1983.

Abordant la faiblesse des capacités entrepreneuriales, il a relevé que le nombre de PME s'est développé principalement dans les secteurs des services et dans le BTP, mais très peu dans l'industrie, signalant qu'en 2006, l'Algérie comptait 86 PME pour 10.000 habitants contre 344 pour 10.000 habitants en France et entre 400 et 700 dans certains autres pays. D'après lui, le principal facteur explicatif de cette situation réside dans "la formation qui reste assez faible et surtout mal orientée vers l'entreprenariat". Par MAP

Snickers
08/10/2008, 13h54
Article déjà posté et débattu.

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