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Voir la version complète : Les cours du brut ont baissé de près de vingt dollars en une semaine.


Thirga.ounevdhou
09/10/2008, 10h36
Spectre de la baisse des prix du pétrole : des conséquences fatales

Le baril Brent de mer du nord était coté à 85 dollars. Un niveau jamais enregistré depuis février 2008. Un effet de la crise financière mondiale.

Depuis le rejet du plan de sauvetage du secteur bancaire par la chambre des représentants US, les prix du pétrole ont chuté de plus de 10 dollars.

Le prix du baril de Brent, variété de pétrole de mer du nord, pour livraison en novembre était déjà passé sous les 90 dollars. Il s’échangeait à 103 dollars à quelques heures du premier vote de la chambre des représentants. Après le rejet par cette dernière du plan Paulson, le baril de Brent était coté à 93, 96 dollars.

«Les cours ont très peu évolué au lendemain d’une forte chute de près de cinq dollars dans l’attente de l’issue du vote du congés américain alors que persistent les craintes liées à la dégradation de la demande pétrolière », indique l’AFP.

Ainsi depuis fin septembre, les prix du baril pétrole sont passés sous la barre des 100 dollars. L’adoption du plan Paulson par la chambre des représentants vendredi dernier n’a pas entraîné une hausse des prix. La chute des cours du brut depuis fin septembre est de près de 20 dollars.

«Grippé par la crise financière, le marché pétrolier souffre actuellement d’une baisse des échanges et d’une extrême défiance entre acteurs de la place, ayant pour effet d’exagérer les variations de prix et de précipiter leur baisse», analyse l’Agence France presse (Afp). On prévoit une baisse de la demande pétrolière en 2009.

«Jeudi, les analystes de Merril Lynch ont divisé par deux leurs estimations de croissance de la demande de pétrole dans le monde en 2009 à 400.000 barils/jour. Ceux de Barclays Capital, ont revu à la baisse leur scénario de la demande pour cette année. Ils estiment à 480.000 barils/jour la croissance de la demande en 2009».

Cette chute des prix n’aura pas cependant grand effet à court terme sur les entrées en devises du pays. L’Algérie avait déjà accumulé 41 milliards de dollars le premier semestre, plus de 50 milliards de dollars d’entrées en devises à fin août. Elle est assurée de réaliser 80 milliards de dollars de recettes de pétrole et de gaz, en 2008 avait affirmé Chakib Khelil, le ministre algérien de l’énergie. En effet, à fin août, les prix du pétrole ont dépassé en moyenne les 100 dollars. Ces cours sont en hausse d’environ 30% par rapport à la moyenne de 2007 L’année dernière, l’Algérie avait réalisé une recette de l’ordre de 59 milliards de dollars. Le prix du barils’était établi à 74 dollars.

En outre, elle profitera du décalage des prix du gaz. Ces derniers le second semestre sont calculés sur la base des prix du pétrole du premier semestre. Or, les cours du brut le premier semestre ont dépassé en moyenne les 100 dollars.

Par ailleurs, les exportations d’hydrocarbures du pays vont croître en 2008, estiment des experts. Les ventes de gaz vont progresser, à la faveur d’une croissance des exportations vers l’Italie, 6 milliards de mètres cubes de gaz supplémentaires devant être livrés aux compagnies italiennes à partir de l’automne, grâce à l’extension des capacités du gazoduc Enrico Mattei reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie .

En 2009, c’est l’incertitude. Les économies Us et européennes sont entrées en récession, selon des analystes induisant une baisse de la demande sur le brut. Chakib Khelil a affirmé que les prix du brut devraient chuter pendant une bonne période pour que l’économie en ressente les effets. Mais en cas de récession l’an prochain aux Etats-Unis et en Europe, le scénario d’une baisse importante des prix du pétrole devient très probable. Une grande incertitude sur la demande pèsera l’an prochain.

Il s’agira de savoir, a observé le ministre de l’énergie, si la demande croissante des pays émergents, principalement Chine et Inde compensera la chute de la demande Us et européenne sur le brut.

En cas de chute de la demande non compensée par la croissance des importations des pays émergents, on assistera à une chute importante des prix du pétrole. L’Algérie ne pourra soutenir le rythme croissant des dépenses d’investissements. Le budget ne tient qu’avec un prix du baril de 70 dollars, avait averti le chef de l’état. En dessous, bonjour les difficultés budgétaires. Le financement du troisième plan de relance pourrait être compromis.

- Liberte

azouz75
09/10/2008, 10h54
Spectre de la baisse des prix du pétrole : des conséquences fatales

Cela dépend de quel côté on se trouve, personnellement, je trouve que ce sont la de bonnes nouvelles et d'ailleurs c'est le coeur même de ma théorie sur les mammouths d'El Mouradia,

Si on la seul chose qui maquille leur bilan saute, ils sautent avec.
Et surtout on n’entendra plus parler du nième plan de relance économique ni de son initiateur.

PS

Désolé si je politise l’économie mais ça m’a l’air si liés que je ne pouvais m’en empêcher.

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