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Voir la version complète : Crise financière, récession... Les Arabes jouent aux apprentis-sorciers


DZone
09/10/2008, 11h38
L’actuelle crise est mondiale, quoi de plus évident? Pourtant, les responsables arabes, déconnectés de la réalité ou aveugles de vision, s’expriment avec une assurance déconcertante. Pourquoi? Parce qu’ils ne veulent pas encore admettre que la crise a muté de sa phase financière à celle économique, impliquant une récession généralisée, donc baisse de la demande pétrolière, cette dernière garante de la stabilité de façade de leurs économies. Un raisonnement on ne peut plus physique qui a écourté les vacances des ministres des grandes puissances. Les concertations se multiplient, les actions sont de plus en plus agressives et l’inquiétude a atteint son paroxysme dans ces pays, au moment même où le monde arabe continue son éternel hibernation, rêvant d’être épargné par ce qui se passe dans le monde. Le dernier en date à jouer aux apprentis-sorciers, n’est autre que le directeur du Fonds Monétaire arabe (FMA), Jassem Al Menai. Intervenant lors des travaux de la 32ème session ordinaire du Conseil des gouverneurs des Banques centrales et des Instituts d’émission arabes, M. Al Menai dira que «les économies arabes ne semblent pas, à ce jour, être touchées par la crise financière internationale». Selon le raisonnement conjoncturel de M. Al Menai, il faudrait surement attendre que la récession ait atteint son pic, et voir le baril de pétrole touché les abysses boursiers pour proclamer les économies arabes vulnérables ou carrément sinistrées. Un raisonnement démenti par les minikrachs boursiers qui se succèdent sur les places financières arabes. En effet, les places financières du Golfe continuaient, hier, pour la quatrième journée consécutive, leur dégringolade alors que la Bourse égyptienne a replongé, hier, à son plus bas niveau depuis deux ans, malgré les tentatives des autorités de certains de ces pays de rassurer les investisseurs. La dégringolade dépassait ainsi les 10% à Dubaï, ville-émirat pourtant en plein essor qui vient de lancer deux nouveaux projets immobiliers gigantesques, et approchait 9% en Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut au monde, et au Qatar, l’un des principaux producteurs de gaz de la planète, la «Doha Securities Market» a vu son indice plonger de 8,7% en cours de séance, la chute la plus importante sur une seule journée depuis plusieurs années. De tous les marchés du Golfe, seule la Bourse koweïtienne, la deuxième du monde arabe, parvenait à limiter la casse en contenant sa baisse à 2,5%, après une chute initiale de 2,8%. La banque centrale du Koweït a annoncé une réduction de 1,25% de son taux d’escompte à 4,5% avec effet immédiat, traduisant l’inquiétude croissante des autorités. «La décision a été prise après un examen attentif de la crise frappant l’ensemble des marchés financiers mondiaux», a affirmé le gouverneur de la Banque centrale, cheikh Salem Abdelaziz Al-Sabah, dans un communiqué. «Cela permettra de réduire la limite maximum des taux d’intérêt sur les prêts des banques locales». C’est la première fois depuis plusieurs années que le Banque centrale du Koweït ne s’aligne pas sur les décisions de la Réserve fédérale américaine. Pour sa part, la Bourse égyptienne a replongé mercredi, son principal indice le CASE-30, plongeant de plus de 13% en cours de séance, dans le sillage des Bourses mondiales. En moins d’une heure de transactions, l’indice phare des 30 valeurs vedettes de la Bourse du Caire et d’Alexandrie a chuté de 13,4%, à 5.100 points, après son effondrement de 16,47% la veille en clôture. Toutes ces données devraient donner à réfléchir aux responsables arabes. En plein 21ème siècle, avec une mondialisation qui rattrape tout le monde, rien n’a de la valeur en dehors du tout. D’une façon ou d’une autre, cette crise affectera tout le monde. Le mieux serait de suivre le monde dans sa démarche.

Le Financier

zek
09/10/2008, 12h34
D’une façon ou d’une autre, cette crise affectera tout le monde. Le mieux serait de suivre le monde dans sa démarche.
La crise affectera tout le monde sauf les pays du golf


Some experts say the global turmoil may even encourage more Arab money parked in the US and Europe to flow back into the region.
But that isn't stopping the growth, with the new developments announced so far take the value of projects to be developed in the city over the next 10 years to more than Dh1.3 trillion.

http://img521.imageshack.us/img521/4554/cityscapesn2.jpg

mendz
09/10/2008, 12h40
Some experts say the global turmoil may even encourage more Arab money parked in the US and Europe to flow back into the region.
But that isn't stopping the growth, with the new developments announced so far take the value of projects to be developed in the city over the next 10 years to more than Dh1.3 trillion.



:mrgreen:

Mdrrr, c'est la meilleur topologie possible d'une bulle qui gonfle, qui gonfle et dont l'éclatement sera trés retentissant :mrgreen:

S'il y a une seule chose que l'histoire économique nous enseigne c'est qu'un marché ou un secteur ne peut se développer et grossir à l'infini et il viendra un moment ou ça va dégringoler.

zek
09/10/2008, 19h13
Mdrrr, c'est la meilleur topologie possible d'une bulle qui gonfle, qui gonfle et dont l'éclatement sera trés retentissant

Il y a 3 points qui font qu'il n'y aura pas d'éclatement, ni de catastrophe.

Premier point, c'est un pays qui est bien géré et qui n'est pas corrompus, des Emiratis liè à la famille royale après des scandales financiers ont été arrêté, le message est clair, personne n'est intouchable à Dubai.

Deuxième point, une nouvelle réglementation anti-spéculation a été adopté, l'été dernier.

Troisième point, les énormes réserves financières devraient lui permettre d'absorber le choc, s'il y a choc.

Quatrième point, la croissance pour 2008 sera de 6.8%.

icosium
09/10/2008, 19h24
Premier point, c'est un pays qui est bien géré et qui n'est pas corrompus,

Je ne suis pas d'accord sur ce point. Tout le monde sait que pour pénétrer un pays du Golf, il faut payer son droit d’entrer à la famille royale. L’affaire ELF n’est pas très loin. En plus, un pays comme les Emirates ferme les yeux sur le blanchissement d’argent de la mafia russe. C’est le seul pays qui accepte les liquidités.

La crise touchera certainement les Emirates vu que beaucoup d’investisseurs étrangers ont placés leur argent dans ce pays comme les russes.

mendz
09/10/2008, 19h32
Premier point, c'est un pays qui est bien géré et qui n'est pas corrompus, des Emiratis liè à la famille royale après des scandales financiers ont été arrêté, le message est clair, personne n'est intouchable à Dubai.

La spéculation n'a rien à voir avec la corruption, mais c'est une caractéristique du modèle capitaliste.

il y a pas d'économie capitaliste sans spéculation, car la spéculation est une forme de surenchère qui est lui meme une forme éssentiele de la concurrence.

Et qui dit spéculation dit bulle, celà est évident, le jour ou les milliers d'apparts et de bureaux hauts standings seront trop chers pour le commun des mortels et les acheteurs se feront rare, ce jour là leur marché immobilier va dégringoler et la bulle va s'éclater.

La demande ne sera pas soutenue à l'infini, déjà que l'inflation atteint des sommets làbas.

Mais puis biensur un miniscule pays comme les Emirats de 4 millions d'habitants ne va pas mourrir de faim meme s'il y a crise, mais ils vont perdre des centaines de milliards de $ celà est sur.

zek
10/10/2008, 01h16
Mais puis bien sur un miniscule pays comme les Émirats de 4 millions d'habitants ne va pas mourir de faim meme s'il y a crise, mais ils vont perdre des centaines de milliards de $ celà est sur.

Encore un chiffre sorti de ton imagination. :mrgreen:

Et qui dit spéculation dit bulle, celà est évident, le jour ou les milliers d'apparts et de bureaux hauts standings seront trop chers pour le commun des mortels et les acheteurs se feront rare, ce jour là leur marché immobilier va dégringoler et la bulle va s'éclater.

En ce moment même, bon nombre d'investisseur ont retiré leurs fonds du stok exchange pour l'investir dans l'immobilier.

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