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Voir la version complète : Alger, capitale de la culture africaine : Le 2e Panaf en ligne de mire.


DZone
21/10/2008, 16h38
Alger sera, en ces derniers jours du mois d’octobre, la capitale de l’Afrique pour les questions culturelles. Aujourd’hui débutera une conférence des ONG africaines qui aura pour thème « Pour le renforcement du partenariat entre l’Union africaine et les institutions culturelles en Afrique ».

Puis, durant trois jours, les 19, 20 et 21 octobre, des experts se réuniront pour se pencher sur divers sujets tels que le Plan de Nairobi pour la promotion des industries culturelles en Afrique. Il sera question, entre autres, du grand projet de musée africain prévu à Alger. La création du grand musée de l’Afrique à Alger a été approuvée en 2005 par les ministres de la Culture des pays de l’UA réunis à Nairobi au Kenya. Le ministère de la Culture est chargé de concevoir ce grand projet culturel qui sera soumis, selon les procédures en usage, au secrétariat général de l’UA. Ce musée, « qui ne saurait être un musée des masques ou des statuettes africaines », doit être pluridisciplinaire et porter sur les réalisations africaines (inventions, innovations, créations) qui participent à l’effort de la civilisation mondiale « la plus humaine », souligne le rapport sur la réalisation de ce musée à Alger, remis lors de cette réunion qui s’est tenue les 19 au 20 octobre. L’espace prévu pour l’édification de ce musée sera conçu dans une configuration qui reproduit la carte de l’Afrique, donnant une signification territoriale du continent. Cette carte sera structurée en espaces spécifiques (Afrique de l’Est, de l’Ouest, du Sud et du Nord), souligne ce rapport.

Il sera question aussi du projet de Déclaration d’Alger qui sera soumis à la deuxième session de la Conférence des ministres africains de la culture qui se tiendra le 22 et surtout du 2e festival panafricain qui aura lieu du 5 au 20 juillet 2009 à Alger, quarante ans après la première et historique édition de juillet 1969. Ce festival suscite déjà, avant sa tenue, l’intérêt de l’Union africaine qui souhaiterait ainsi en faire un tremplin pour une relance de la vie culturelle du continent.

Des manifestatiions culturelles, il y en a eu à profusion durant toutes la durée du Panaf. Des manifestations, comme l’exposition de peintres africains, les représentations théâtrales, les ballets, et la musique populaire et moderne. Ce fut la découverte également du cinéma africain, dont les Algériens connaissaient si peu. Il y a eu beaucoup de communion émotionnelle entre toutes les nations africaines, ce qui avait ouvert une voie nouvelle à l’entreprise de libération des peuples africains sur les plans culturel et politique.

Des intellectuels militants du Proche-Orient arabe, d’Afrique et d’Amérique Latine se sont rencontrés. Ces rencontres ont permis de confronter les expériences des uns et des autres et de jeter les bases d’un dialogue. Même si ce qui a été fait et entrepris depuis ait été jugé insuffisant, il reste que le 1er festival culturel panafricain de juillet 1969 a été une grande réussite sur tous les plans. Il serait utile de reproduire ce genre de manifestations culturelles pour se ressourcer dans la culture de nos ancêtres et promouvoir l’identité africaine. Espérons que cette seconde édition aura le même succès et ceci, bien entendu, avec la contribution de tous les peuples du continent.

Le Midi Libre

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