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bledard_for_ever
21/10/2008, 20h27
Par AFP , le 21/10/2008

La décision d'interdire l'impression en Algérie d'un nouveau livre du journaliste-écrivain algérien Mohamed Benchicou a été prise pour "banalisation des crimes coloniaux et propos antisémite", a déclaré mardi à Alger la ministre algérienne de la Culture Khalida Toumi.
Mme Toumi a affirmé que ce livre, "Journal d'un homme libre", "banalise" les crimes de la colonisation, car "son auteur fait un parallèle entre un militant de la cause nationale et un général responsable de l'assassinat de 4.000 Algériens, de 5.000 disparus et de la systématisation de la torture pendant la guerre de libération nationale". "Dans ce livre, il y a aussi de l'antisémitisme", a-t-elle dit. Mme Toumi a affirmé qu'elle assume la décision d'interdire l'impression du livre, prise par ses soins "conformément aux dispositions de la Constitution qui interdisent toute atteinte à l'honneur des personnes et des corps constitués, après avoir consulté un nombre important d'avocats". Mme Touni, citée par l'APS, s'exprimait au cours d'une conférence de presse consacrée à la deuxième réunion des ministres africains de la Culture à Alger. La ministre a rappelé que le code pénal algérien dans ses articles 144 et 296 consacrent "l'inviolabilité" de l'honneur des personnes. La ministre a affirmé avoir lu le manuscrit du livre. L'auteur "accuse des responsables de vol, sans pour autant donner une seule preuve" et porte atteinte au ministre de l'Intérieur.

L'écrivain-journaliste Mohamed Benchicou avait affirmé dimanche à Alger que le manuscrit de son nouveau livre avait été saisi à l'imprimerie avant sa parution, "sans aucune explication". "Dans cet ouvrage, je raconte ce que j'ai vécu depuis ma sortie de prison le 14 juin 2006 jusqu'au 14 juin 2008. C'est une suite du livre Les geôles d'Alger. Le contenu n'est pas très favorable au pouvoir", avait dit M.Benchicou.

bledard_for_ever
21/10/2008, 21h33
il n a qu'à imprimer en france.

c'est pas rentable?

azouz75
22/10/2008, 09h12
"Dans ce livre, il y a aussi de l'antisémitisme",

Ah la je comprends pourquoi il ne l'a pas édité en France le faillot.

Tiliwine
22/10/2008, 10h07
il a l'art de politiser tout

a t il ou non fraudé????
qu'il demontre le contraire et apres je le lirais bien
il a été au service d'une classe mise hors course pas les évenements algerien et etranger

la chute vertigineuse du PAGS et consorts

ils bouffaient dans la soupiere du soviet
a une epoque tres recente

tourner la page oui
la dechirer non

Laari1
22/10/2008, 10h24
La ministre a affirmé avoir lu le manuscrit du livre.

Tiens! comme par hazard! Elle lit elle-même tous les manuscrits avant de donner le feu vert à l'imprimerie. Quelle conscience professionnelle. Paraît que même Boutef et Zerhouni l'ont lu. Il n'y a que le peuple qui n'a pas le droit de le lire. C'est un livre trop dangereux. Il remet en cause l'intégrité de nos dirigeants et de l'histoire version FLN.
Merci, Toumi!

zwina
22/10/2008, 12h24
Bien vu, il m'étonnerait beaucoup que Khalida Toumi est lu le manuscrit, elle a reçu un ordre et l'a exécuté car venant d'elle cela passera mieux. Pauvre Khalida qui a oublié le temps où elle criait à bas la censure et qui aujourd'hui la pratique.

zwina
22/10/2008, 12h30
Page 129 :

OCTOBRE
Je regarde cette photo embarrassante du directeur d’un journal indépendant recevant le leader intégriste Rabah Kébir.
J’ignore comment ce tueur en chef a atterri dans une rédaction qui portait encore les marques de ses forfaits, mais je dois, à l’évidence, reconnaître qu’il y a une science qui reste pour nous méconnue : blanchir les crimes.
Elle a fait la pérennité de générations de tyrans.

Notre chef de gouvernement se livrait à cet exercice, ce jour-là, en recyclant la technique de deux célèbres bourreaux : Massu et Ariel Sharon.
Avec la foi du représentant de commerce, Abdoul le Persan affirmait devant la presse que le problème n’était désormais plus dans le danger terroriste mais dans la montée de la délinquance juvénile. Avec cette précision
jubilatoire : les délits liés à la petite et moyenne criminalité étaient en hausse alors que ceux rattachés au terrorisme connaissaient un déclin heureux.
Abdoul le Persan se livrait, là, à un vieux subterfuge. Par cette sournoise similitude entre le larcin de rue et l’explosion d’une bombe, il reléguait l’acte terroriste au rang de vulgaire maraudage et pensait ainsi rétablir la sérénité par le mensonge. Rien n’est en effet plus rassurant pour l’opinion que de savoir qu’à l’échelle des menaces, le pickpocket avait déclassé le terroriste et qu’elle avait, en conséquences, plus à craindre pour le portemonnaie des vieilles dames que pour la sécurité de la patrie !
Le chef du gouvernement aligatorien n’ignore pourtant rien de la petite différence qui sépare le pickpocket du terroriste et qui rend dérisoire toute comparaison : le projet. Le premier n’en a pas, il vole pour lui-même ; le second en a un, très politique, il tue pour renverser le pouvoir en place.
L’inconvénient, pour Abdoul le Persan est que cette fumisterie, à laquelle tous les régimes oppresseurs s’étaient déjà adonné, à commencer par les plus grands, l’occupant français et l’occupant israélien, était vaine.
La jubilation d’Abdoul le Persan rappelait, en effet, celle d’Ariel Sharon, après que l’élévation d’un mur pour séparer Israël des « territoires » eût provoqué une baisse des attentats. Celle-là même que l’on avait entendue,
jadis dans la bouche du général Massu après la bataille d’Alger : « Après tout, nous avons ici beaucoup moins de morts causées par les terroristes que l’on n’en a ailleurs du fait des accidents de la route ! »
La péroraison suggérait que la défaite des « terroristes » était à ce point consommée qu’elle en est arrivée à faire moins de victimes que l’excès de vitesse.
On connaît la suite peu glorieuse que le temps réserva à ces tartarinades.
Mais, à voir un des plus hauts dirigeants aligatoriens rétablir les vieilles ficelles de l’armée coloniale et imiter, dans le jésuitisme, le bourreau de Ben M’hidi et celui du peuple palestinien, on en vient à conclure que les grands esprits finissent toujours par se rencontrer et que la mode du matamore, qui survit aux plus grands revers de l’histoire, restera décidément la valeur sûre en politique, en tout temps et en tout lieu.
Oui, Coluche avait bien raison, c’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !

zwina
22/10/2008, 12h32
Page 126:

14 SEPTEMBRE
Je reprends ma plume dans les colonnes du Soir.
C’est ma seconde grande riposte adressée aux conspirateurs.
Une riposte inespérée, car rien ne laissait deviner mon retour à l’écriture : mon journal était toujours suspendu, la presse du Territoire me fermait ses portes et, pour ne rien arranger, la maladie de Parkinson m’avait ankylosé le bras droit.
Qui peut déjouer les lois de la vie ? « Si tu écris, c’est parce que tu es encore vivant.Qui peut te le reprocher ? » assure le poète marocain. Écrire !
« L’écriture est pour toi comme une prière adressée à la vie pour qu’elle continue à te visiter. »
C’est ce que je retiens d’Abdellatif Laâbi. Écrire !
Il y a dans les répressions comme la part d’une terrible impuissance.
À l’heure où je retrouvais les lecteurs grâce à la formidable hospitalité de mes camarades du Soir, à cette heure de retrouvailles émouvantes après deux années d’emprisonnement arbitraire, il me revint ces mots de Camus éprouvés par le temps, le sang et le triomphe des idées : « Une police, à moins de généraliser la terreur, n’a jamais pu résoudre les problèmes posés par l’opposition.»
Le prix Nobel est mort avant d’avoir pu vérifier que de cette terre qui lui a valu d’éternelles controverses, a jailli, un jour de juillet 1962, le bien-fondé d’une si élémentaire et si profonde pensée. En revanche, Kaiser Moulay et Le Grand Vizir Yazer, qui ne désespèrent pas de pasticherMassu, un demi-siècle après sa déroute, s’activent toujours à réduire les indocilités sociales et politiques par le gourdin et les tribunaux. Ils apprennent, un peu tard mais avec tout le bénéfice de l’âge, que de ce côté-ci de la Méditerranée, il n’est pas rare de voir un esprit récalcitrant,
un syndicaliste rebelle ou une plume têtue se relever intacts de leurs barbaries, de leurs prisons comme de leurs chantages.
La leçon a dû être particulièrement singulière pour le Grand Vizir, père de l’historique appel de Djelfa, percepteur intransigeant des petites et grandes factures, et qui découvrit, à sa grande surprise, qu’on peut « payer » sans forcément se ruiner, ruiner sa dignité et ses principes.

zwina
22/10/2008, 12h39
Mme Toumi a affirmé que ce livre, "Journal d'un homme libre", "banalise" les crimes de la colonisation, car "son auteur fait un parallèle entre un militant de la cause nationale et un général responsable de l'assassinat de 4.000 Algériens, de 5.000 disparus et de la systématisation de la torture pendant la guerre de libération nationale".

C'est Massu ce général comme tout le monde peut le lire dans les extraits d'ailleurs pourquoi Khalida ne le nomme-t-elle pas, censure aussi ? . Si c'est ça tout le parralèle qu'ils ont trouvé pour interdire le livre, il n'y a franchement pas de quoi fouetter un chat. Quant à la banalisation des crimes coloniaux je n'en vois vraiment pas.

zwina
22/10/2008, 12h52
Un autre extrait :

Page 276 :

Les faits donnaient raison à la résistante : « L’occupant français n’a pas laissé que les blessures, les deuils et l’écrasement de la personnalité nationale.
Il a surtout pondu les oeufs de la future dictature des Frères Ali Gator, descendance hybride d’un occupant dont ils ont hérité de l’art du mépris et de la science de l’abaissement Car enfin, la manipulation… Il ne suffisait donc pas d’emprunter à Massu le raccourci pour nier l’ampleur du terrorisme, il fallait encore puiser dans l’argumentaire colonial ce vocable outrageant, « la manipulation », conçu pour discréditer le combat et délégitimer les combattants.
« La manipulation » qu’on opposait déjà aux salves du 1er novembre 1954, pour les présenter, elles les premières explosions qui allaient emporter un ordre discriminatoire, comme une inavouable instrumentation orchestrée par une poignée d’aventuriers.
On a même imité chez Massu la façon, à la fois déchaînée et dérisoire, de répondre aux revendications. Hier, on mobilisait le contingent et l’arsenal de la troisième puissance mondiale pour mater la « rébellion »; aujourd’hui, on fait donner la charge aux pacifiques manifestants par les compagnies nationales de sécurité (CNS), les nervis ou même, tenez, les hommes de main recrutés le temps d’une grève pour casser du gréviste.

Et vous messieurs, qui vous pardonnera ?

azouz75
22/10/2008, 13h19
le livre a été édité ailleurs ?

zwina
22/10/2008, 13h35
Pour contrer la censure, rien de mieux que de se procurer les extraits incriminés pour démontrer à certains que sentiment mitigé ou pas Benchicou est dans son bon droit et que le pouvoir algérien use encore une fois de procédés malhonnêtes et n'hésite pas à pratiquer le mensonge et les fausses accusations. Non il n'est pas paru, j'ai eu droit à une primeur :D

azouz75
22/10/2008, 13h37
il a essayé avec moi, mais j'ai dit non ;)

il s'est trompé de MP peut être. :lol:

handsman
22/10/2008, 13h42
La décision d'interdire l'impression en Algérie d'un nouveau livre du journaliste-écrivain algérien Mohamed Benchicou a été prise pour "banalisation des crimes coloniaux et propos antisémite".

Elle est zélée Khalida. Rien n'incrimine en Algérie l'antisémitisme. Si elle a lu le livre pourquoi empécher le reste des algériens de le lire. C'est l'éternelle tutelle qu'elle vient de redécouvrir.

Laari1
22/10/2008, 15h42
Merci zwina pour ces extraits du manuscrit de Benchicou. Et rassure-toi, Toumi n’en saura rien.:lol:

Personnellement, j’ai toujours apprécié Benchicou pour ses qualités humaines et son talent, mais aussi pour son courage et sa détermination après la répression dont il a fait l’objet.

Je m’étonne qu’il soit aussi souvent critiqué dans ce forum. On lui reproche d’être vindicatif, et c’est une injustice de plus qu’il subit, car, son acharnement à écrire n’est qu’une façon de lutter pour la liberté d’expression, une revendication qui devrait être le souci de tous.

De plus, en lisant les pages que Zwina a eu la bonne idée de nous « divulguer », je constate qu’il ne fait rien de ce qu’on tente de lui reprocher pour justifier la censure. On sent bien le respect qu’il manifeste pour la Révolution de Novembre et son mépris pour la violence, celle de Massu, celle de Sharon, des terroristes algériens mais aussi des tortionnaires du pouvoir quand elle frappe les manifestants pacifiques ou les grévistes.

Toumi, aura-t-elle le culot de dire publiquement que cela n’a pas existé, alors qu’elle constitue elle-même un élément de ce système en interdisant Benchicou ?

Bachi
22/10/2008, 16h05
Je m’étonne qu’il soit aussi souvent critiqué dans ce forum. On lui reproche d’être vindicatif, et c’est une injustice de plus qu’il subit, car, son acharnement à écrire n’est qu’une façon de lutter pour la liberté d’expression, une revendication qui devrait être le souci de tous.


Je le lisais sur Le Matin dont il était, si mes souvenirs sont bons, le directeur. Je ne lui reprochais pas son côté vindicatif quoi que cela m'agaçait d'un journaliste censé n'écrire que les faits, censé être minimalement objectif. Ce qui a fini par me lasser de lui et ne plus avoir plus aucune envie de le lire, c'est sa propension à toujours déformer les réalités, à tordre le cou à la vérité, à exagérer et toujours dans le même but: pourfendre l'autre; l'autre étant celui qui n'est pas dans son camp, celui qui n'est pas d'accord avec ce qu'il pense. Ceux qu'il pourfendait, il les pourfendait essentiellement pour leur malhonnêteté. Or lui-même est un exemple parfait de la malhonnêteté intellectuelle. A la place des gens qu'il décrivait-diffamait, je suis convaincu qu'il aurait été encore pire lui-même.

Zacmako
22/10/2008, 16h10
Toumi, aura-t-elle le culot de dire publiquement que cela n’a pas existé, alors qu’elle constitue elle-même un élément de ce système en interdisant Benchicou ?Toumi ne fait qu’exécuter des ordres pour continuer à bénéficier des privilèges que lui accorde le pouvoir et je mettrai ma main au feu qu’elle n’a pas lu une seule page de cet ouvrage, car son interdiction est purement politique.
Cette lourde ‘’mission’’ d’interdire la parution d’un tel livre a été confiée à Toumi parceque ce stupide pouvoir pense qu’elle a encore une quelconque crédibilité dans le milieux démocrates algériens.

l'imprevisible
22/10/2008, 16h11
La décision d'interdire l'impression en Algérie d'un nouveau livre du journaliste-écrivain algérien Mohamed Benchicou a été prise pour "banalisation des crimes coloniaux et propos antisémite", a déclaré mardi à Alger la ministre algérienne de la Culture Khalida Toumi.



:lol:


J'étais juste de passage !! Mais vraiment ça valait le coup

zwina
22/10/2008, 16h13
Comment peux tu dire une telle chose alors que tu ne le connais même pas ? Si nous allons sur ta voie alors que dire de Yasmina Khadra qui travaille pour le gouvernement ? La malhonneté intellectuelle serait de ne pas écrire des vérités pour ne pas froisser ceux qui ont tout pouvoir en Algérie et qui viennent encore une fois de le démontrer. De plus si cela avait été de la diffamation, pourquoi aucun n'a intenté de procès dans ce sens ?

Laari1
22/10/2008, 16h31
Bonjour, Bachi.

Je ne t’ai pas visé un seul instant et tu n’es pas le seul à avoir critiqué Benchicou. D’ailleurs, je ne m’intéresse même pas de savoir qui critique, c’est seulement le fait de le faire. J’ai bien lu sur ce forum des affirmations selon lesquelles Benchicou écrit n’importe quoi pour se venger de Boutef.

Pour le reste, je pense que compte tenu de la situation actuelle, notre pays a besoin d’hommes comme Benchicou, même si nul n’est parfait, car il est toujours possible d’exprimer des avis différents.

Bonjour, Zac,
Content de te relire,

ce stupide pouvoir pense qu’elle a encore une quelconque crédibilité dans le milieux démocrates algériens.

Oui, mais elle va la perdre, sa crédibilité.:lol:

zwina
22/10/2008, 16h36
C'est sur que Khalida Toumi a perdu de sa crédibilité et cela depuis longtemps mais nul n'arrive à comprendre ce qui a pu la faire changer à ce point.

absent
22/10/2008, 16h37
Je n'ai pas compris le pourquoi de la polémique.
Des dizaines de références sont interdites chaque année en Algérie sans que personne ne trouve rien à redire (il s'agit d'ouvrages liées au salafisme généralement).
De même que dans les pays occidentaux, l'État exerce une forme de contrôle sur les publications ("Mein Kempf" est interdit de parution dans plusieurs pays du monde sans que des Zwina-bis ne font de sit-in au pied des ONG). Il y aussi l'auto-censure exercée par des éditeurs lorsqu'ils sont sous-pression. Il s'agit généralement d'ouvrages à caractère diffamatoire (le "lâchage" d'un ouvrage sur Cécilia Sarkozy lorsque son mari était à l'Intérieur en est un exemple).

Donc la question n'est pas celle de la censure car la régulation éditoriale existe partout dans le monde, mais celle du contenu du livre.
Quels sont les passages incriminés ? On pourra se faire une idée précise de la question quand on les aura lu (ils seront à coup sûr diffusés soit par l'auteur, soit par le Ministère pour justifier sa décision).

Cordialement

(Politiquement on se demande si une partie du régime ne joue pas contre l'autre. Interdire le livre d'un scribouillard sans influence (son précédent "brûlot" n'avait pas empêché la réélection de Bouteflika) et ce à quelques mois d'une éminente révision constitutionnelle est politiquement incompréhensible. Ils lui font de la pub pour rien...)

Bachi
22/10/2008, 16h56
Bonjour, Bachi.

Je ne t’ai pas visé un seul instant et tu n’es pas le seul à avoir critiqué Benchicou

Bonjour si Laari,

Je n'ai jamais pensé que tu me visais..

zwina
22/10/2008, 17h04
Si avant d'écrire tu lisais, tu aurais pu lire les passages incriminés. Mais comme tu as voulu aller trop vite pour en plus m"incriminer tu as sauté les extraits.

(Politiquement on se demande si une partie du régime ne joue pas contre l'autre. Interdire le livre d'un scribouillard sans influence (son précédent "brûlot" n'avait pas empêché la réélection de Bouteflika)

Qui aurait pu empêcher la réelection de Bouteflika ? même le peuple qui est sensé voter n'y pouvait rien.

absent
22/10/2008, 17h09
Si avant d'écrire tu lisais, tu aurais pu lire les passages incriminés.

Ah d'accord. Je résume: Khalida Toumi t'a contacté pour te remettre le manuscrit au sein duquel les passages incriminés étaient en rouge ?

Tu as posté des passages que tes amis t'ont demandé de poster. Tu aurais pu citer n'importe quel passage du bouquin, mais rien ne me dit que c'est celui-ci qui était incriminé. Ce qui m'intéresse c'est l'argumentation officielle.

bledard_for_ever
22/10/2008, 17h15
le mec se plaint de censure et il censure lui même sur son site internet.

zemfir
22/10/2008, 17h40
"comme cela on lui rends service car on lui evite la prison " K.TOUMI EL WATAN
quel cynisme la meme qui denonçait le pouvoir fraudeur et qui reçevait du baston en direct se met au service de ce meme pouvoir pour interdir aux algeriens de s'exprimer mais il nya que les dupes qui croit khalida.
comme le monsieur qui delivre les autorisations pour la publication; A.ZAOUI , et dire qu'il est cité souvent sur ce forum comme un ecrivain meritant , pov mec , autorisé avec tous les cachets officiel et toutes la bureaucratie en vigueur 24h aprés se dejugé et annulé tous .
pourqu'oi? Le maitre-chien ; menace de lui retirer sa gamelle.meskine !A.ZAOUI directeur de la bibliotheque national ; un ecrivain qui bouge au nonnos ?
@ AU BLEDARD l'article que t'a posté est incomplet ; pourquoi?

Bachi
22/10/2008, 18h02
Donc la question n'est pas celle de la censure car la régulation éditoriale existe partout dans le monde, mais celle du contenu du livre.

oui elle existe partout au monde mais faite de règles honnêtes et sur des bases plus justes...
En Algérie, d'un pouvoir aussi corrompu, tout sera suspecté et à raison.

Quand ce n'est pas pour atteinte à la religion, c'est atteinte aux institutions, aux valeurs sacrées, à ci, à ca, bref c'est pour atteinte à n'importe quoi...
ici c'est antémitisme: ridicule quand les discours officiels eux-mêmes font tres souvent et largement dans l'antisémitisme.
A la banalisation des crimes coloniaux. Ah oui ! hahahaha il doit y avoir une loi algértienne énumérant ces crimes sacrés.
Foutaises que tout ça!...
Mais le problème c'est que le censuré est une autre fripouille tres difficile à défendre...

zwina
22/10/2008, 18h15
Tu as posté des passages que tes amis t'ont demandé de poster. Tu aurais pu citer n'importe quel passage du bouquin, mais rien ne me dit que c'est celui-ci qui était incriminé. Ce qui m'intéresse c'est l'argumentation officielle.

Tu dois surement être le seul algérien qui accorde le moindre crédit à l'argumentation des officiels qui nous ont surtout habitué aux mensonges et aux coups tordus.

absent
22/10/2008, 18h37
Tu dois surement être le seul algérien qui accorde le moindre crédit à l'argumentation des officiels qui nous ont surtout habitué aux mensonges et aux coups tordus.C'est les officiels qui ont interdit le livre, sur des passages, que pour l'instant eux seuls connaissent, c'est donc naturellement aux officiels de s'expliquer sur ça.

Mais il est très malhonnête de ta part de citer des passages arbitrairement choisis par toi, ou tes amis, et laisser entendre que ce sont ces passages qui ont été à l'origine de l'interdiction.


Quand ce n'est pas pour atteinte à la religion, c'est atteinte aux institutions, aux valeurs sacrées, à ci, à ca, bref c'est pour atteinte à n'importe quoi...
ici c'est antémitisme: ridicule quand les discours officiels eux-mêmes font tres souvent et largement dans l'antisémitisme.
A la banalisation des crimes coloniaux. Ah oui ! hahahaha il doit y avoir une loi algértienne énumérant ces crimes sacrés.
Foutaises que tout ça!...
Mais le problème c'est que le censuré est une autre fripouille tres difficile à défendre...Absolument d'accord. Je pense qu'en dehors d'atteinte à la personne, il ne devrait pas y avoir de censure.
Ce qui m'étonne le plus c'est leur connerie. Ils savent qu'en interdisant son ouvrage ils donnent du crédit à un scribouillard...
Je me demande si il n'y a pas quelque chose qui nous échappe dans cet affaire (ça me semble ahurissant qu'ils commettent ce genre de bévues)

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