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Zacmako
26/10/2008, 05h19
12.000 DINARS POUR UN UNIVERSITAIRE
Le salaire de la misère

Chaque année, 120.000 jeunes diplômés universitaires et sans expérience sont en quête de travail.

70.000 jeunes ont été recrutés dans le cadre du contrat d’insertion professionnelle, dont 25.000 universitaires, 15.500 diplômés des centres de formation professionnelle et plus de 28.000 en termes de contrats de formation insertion. Les statistiques sont publiées dans un rapport rendu public par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. La formule lancée depuis quatre mois, consistant à donner des avantages aux employeurs à travers le financement à hauteur de 12.000 DA du salaire du nouveau recruté, semble connaître un grand succès. Cependant, «les 12.000 DA attribués aux jeunes recrutés est un maigre salaire» reconnaît Saïd Annane, directeur général de l’emploi au niveau du ministère du Travail, sur les ondes de la Radio nationale. Et l’invité de la radio de justifier: «Il s’agit d’une période d’insertion. Ces jeunes sont là pour notamment améliorer leur productivité et se mettre à niveau par rapport à ce que veut l’employeur» avant de soutenir «les probabilités de recrutement après cette période d’insertion restent très fortes».
13.000 sociétés, issues du secteur privé et public, ont adopté cette formule. En somme, les administrations publiques ont proposé 200.000 offres dans le cadre des contrats d’insertion professionnelle destinés aux jeunes demandeurs d’emploi pour la première fois. Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale envisage, pour sa part, de prendre en charge 400.000 demandeurs d’emploi pour la période 2009. Une enveloppe estimée à 42,5 milliards de dinars sera dégagée chaque année pour la mise en application de ce dispositif.
La priorité est donnée au secteur économique qui est en mesure d’attirer la plus grande masse juvénile. Toujours selon le rapport, la mise en oeuvre de cette nouvelle stratégie devra permettre de ramener le taux de chômage en Algérie à moins de 9% d’ici à 2009. La même stratégie devra améliorer le taux d’intégration des travailleurs contractuels à 33% contre 12% actuellement. Les entreprises algériennes qui adhèrent à ce dispositif, bénéficieront d’avantages fiscaux. «Avec ces nouvelles mesures, le projet du million de logements prévu dans le programme du président de la République sera largement atteint et dépassé même», souligne Saïd Annane. A travers ces projets de grande envergure, l’Etat vise la création de plus de 2,2 millions de postes d’emploi. Le bilan communiqué par M.Annane fait ressortir qu’en 2007, 1,2 million nouveaux postes d’emploi ont été créés.
Le département de Tayeb Louh a engagé une étude sur les nouvelles tendances du marché de l’emploi. L’invité de la Radio nationale rappelle que la nouvelle stratégie de l’emploi donne la priorité à la réinsertion de trois catégories de jeunes: les universitaires, les techniciens supérieurs formés dans les centres de formation professionnelle et les lycéens. Des contrats spécifiques sont établis pour chacune des trois catégories. Toujours selon les statistiques du ministère du Travail, 94.000 projets pilotés par des jeunes ont été financés par l’Etat entre 1999 et 2008. Concernant le travail des étrangers en Algérie, M.Annane révèle que le secteur du bâtiment recrute à lui seul 26 400 étrangers, 30% d’entre eux sont des cadres et 33% des chefs de projet.
La main-d’oeuvre non qualifiée est réduite, puisque elle ne dépasse pas les 88 personnes. Un chiffre qui contredit les statiques non officielles faisant état de l’existence de 13.000 employés étrangers non qualifiés en Algérie.
L'expression

Zacmako
26/10/2008, 05h22
Pour s'assurer un bon salaire, il faut faire des études en "député-isme".

jawzia
26/10/2008, 08h28
Il s’agit d’une période d’insertion. Ces jeunes sont là pour notamment améliorer leur productivité et se mettre à niveau par rapport à ce que veut l’employeur» avant de soutenir «les probabilités de recrutement après cette période d’insertion restent très fortes».

bledard_for_ever
26/10/2008, 09h11
un autre son de cloche extrait du journal le financier qui explique le dispositif


Pour les diplômés de l’université, le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle prévoit de les placer au sein des entreprises en leur accordant, pour la première année, un salaire de 12.000 dinars. A partir de la 2e année, l’employeur est tenu de payer le bénéficiaire suivant le salaire de poste dans lequel est intégrée l’aide de l’Etat estimée à 12.000 dinars. Laquelle aide sera diminuée pour atteindre les 10.000 dinars pour la 3è année et enfin 8.000 dinars au cours de la 4è année. Le nombre de demandeurs d’emploi à placer dans une entreprise dans le cadre de ce dispositif ne doit pas dépasser 15% de son effectif. S’agissant des chômeurs ayant un niveau secondaire ou un diplôme professionnel, ils seront placés dans les entreprises, mais la contribution de l’Etat dans leur salaire est fixée pour la première année à 10.000 dinars, puis à 8.000 dinars pour la 2è année. S’agissant des sans-qualifications, le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle prévoit de les aider avec 4.000 dinars par mois durant la période de leur apprentissage.

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