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Date d'inscription: janvier 2003
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«Le silence c’est la mort. Et toi, si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors parle et meurs.»: Tahar Djaout.
L’association culturelle Tussna de Tizi Ouzou a décidé de rendre hommage au poète-écrivain et journaliste Tahar Djaout assassiné en 1993, Alger. Du 23 au 26 mai, les animateurs de cette association et leurs invités évoqueront le défunt, premier journaliste à être assassiné durant les années de violence et de terrorisme. Une soixantaine de confrères le seront après lui. Des récitals poétiques et des conférences sont programmés pour ces journées d’hommage à ce fils du village d’Oulkhou, à Ighil Ivahriyen, près d’Azeffoun. C’est là que Tahar Djaout est né un certain 11 janvier 1954, à quelques mois du déclenchement de la guerre d’indépendance, et c’est là qu’il sera enterré 39 ans plus tard, un certain 3 juin 1993. Une semaine plus tôt, c’est-à-dire le 26 mai 1993, Tahar Djaout recevra deux balles dans la tête alors qu’il était dans sa voiture, près de chez lui, prêt à rejoindre son lieu de travail, l’hebdomadaire Ruptures qu’il avait lui-même créé en janvier 1993, en compagnie de ses anciens collègues d’Algérie Actualité, en l’occurrence Abdelkrim Djaad et Arezki Metref. Directeur de l’hebdomadaire Tahar Djaout ne verra pas plus de vingt numéros du journal qu’il a enfanté. Il lègue sa célèbre phrase que beaucoup de journalistes reprendront dans leurs écrits : «Le silence c’est la mort. Et toi, si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors parle et meurs.» Par La Tribune |
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