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Vieux 04/10/2007, 02h58   #1
Nadyr
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Par défaut Faut-il mettre fin à la mixité scolaire ?

Depuis quelque temps, un vent - soufflant surtout d'outre-Atlantique - s'élève contre la mixité sur les bancs de l'école : pour certains, elle lèserait les filles ; pour d'autres, elle serait la cause du décrochage scolaire de beaucoup de garçons, ainsi que des violences sexistes... Qu'en disent les travaux scientifiques ?
Il est des « acquis » que l'on croit rangés une fois pour toutes dans les coffres-forts de la République, sur lesquels il semble évident que l'on ne reviendra pas, sachant que ceux qui tentent de le faire sont, soit des dictateurs totalitaires qui décident ce qui les arrange, soit de fieffés conservateurs nostalgiques d'un ordre ancien. Puis un jour se produit ce que d'aucuns appellent un « effet boomerang » : l'acquis que l'on croyait définitif vous revient dans la figure, questionné justement par la démocratie toujours en marche.
C'est un peu ce qui est en train de se passer au sujet de la mixité à l'école. Le fait que les filles et les garçons soient réunis sur les mêmes bancs et soumis aux mêmes enseignements est considéré aujourd'hui de manière quasi consensuelle comme un progrès de l'égalité entre les hommes et les femmes.
En France, la République a instauré la mixité des établissements scolaires en unifiant les programmes, progressivement, dans les années 60. Plus globalement, on peut dire qu'elle a été installée dans toutes les démocraties occidentales dans la seconde moitié du xxe siècle, y compris dans bien des écoles confessionnelles.
Les féministes elles-mêmes se sont battues pour la mixité scolaire, considérée comme une étape incontournable de l'égalité des sexes. Depuis une vingtaine d'années cependant, elles n'ont cessé de montrer l'imperfection de cette mixité, qui continue à laisser la voie libre aux garçons dans l'enseignement professionnel d'une part, dans les filières scientifiques de haut niveau d'autre part : les filles ne représentent toujours qu'environ un tiers des effectifs des filières scientifiques de l'université, et encore moitié moins dans les grandes écoles d'ingénieurs (15 % de filles à Polytechnique).
Mais le véritable effet boomerang, en France, ne vient pas de la contestation féministe. Il s'est dernièrement matérialisé par deux événements éditoriaux. « Faut-il sauver les garçons ? », titrait le mensuel de janvier 2003 du très sérieux Monde de l'éducation. A la rentrée de septembre, c'était cette fois un sociologue du CNRS, Michel Fize, spécialiste de la famille et de la jeunesse, qui publiait un livre intitulé Les Pièges de la mixité scolaire (1), auquel le magazine L'Express accordait une large tribune.
Résumons globalement leur propos. La spectaculaire réussite des filles à l'école, attestée par nombre d'enquêtes dans les pays occidentaux et par l'OCDE, provoquerait « malaise et désarroi chez les garçons », engendrant à terme « comportements sexistes et violences sexuelles » dans les établissements de banlieue. Constats qui amèneraient, en bonne logique, à revenir sur la mixité scolaire... Il est bien difficile de s'y retrouver dans l'enchevêtrement des argumentaires présentés, appuyés sur une multitude de travaux plus ou moins scientifiques, et qui semblent parfois se contredire.
C'est sans doute pour cette raison que le Piref, dernier-né des organismes de recherche et d'expertise du ministère de l'Education nationale et de la Recherche (sous la direction de Marie Duru-Bellat), a demandé à Catherine Marry, sociologue également au CNRS (Iresco) et spécialiste des comparaisons hommes/femmes, de concocter une synthèse des travaux scientifiques existants. Rapport qui a été présenté par son auteur, lors de l'une des conférences-débats organisées désormais mensuellement par ce même Piref (2).
Réussite des filles, malaise des garçons

Premier point que plus personne ne conteste : que ce soit en Corée, au Canada, au Japon ou en Finlande..., l'enquête internationale de l'OCDE (Pisa) le confirme : à l'école, les filles font la course en tête du primaire à l'université. Elles redoublent moins et attestent de meilleures compétences à l'oral et à l'écrit. Les garçons gardent une légère supériorité en mathématiques mais, en France par exemple, les filles constituent désormais 40 % des terminales scientifiques et y ont un meilleur taux de réussite.
Second point : les travaux existants de psychosociologie et de sociologie sur les différences garçons-filles - et ils sont nombreux- montrent, eux, la persistance de forts stéréotypes de sexes dans le milieu scolaire. Et, de manière générale, au désavantage des filles. Les enseignants ou enseignantes, par exemple, ont tendance à valoriser les garçons, en les interrogeant plus fréquemment et sur des questions plus cognitives (de raisonnement par exemple), alors que les filles sont sollicitées davantage sur un rappel du cours précédent. Le vieux cliché « filles littéraires/garçons matheux » a quant à lui la vie dure... Du coup, les attentes des enseignants - mais aussi des familles - fonctionneraient comme des « prophéties autoréalisatrices », alimentant la moindre confiance des filles dans les disciplines scientifiques. Un autre stéréotype très tenace tend à attribuer la réussite des filles à leur travail et à leur zèle scolaire, alors que les garçons réussiraient grâce à leur talent. Nombre de travaux sur la notation et l'orientation des élèves confirment des discriminations en fonction du sexe : à notes égales, par exemple, un garçon passera en terminale S, alors qu'une fille ne s'y verra pas encouragée, et même se l'interdira (3). Car, montrent encore les psychosociologues, les filles ont intégré leur statut de « dominée ». En contexte mixte, elles ont tendance à s'autodévaloriser et affichent une moindre confiance que les garçons dans leurs compétences. Les stéréotypes seraient donc renforcés par la mixité.
C. Marry a alors examiné les études faites dans différents pays en contexte de non-mixité, études souvent convoquées, dans les années 90, pour mettre en avant les effets négatifs de la mixité pour les filles. Mais là, explique la chercheuse, on est confronté à un fort biais, du fait que les établissements non mixtes - pour la plupart catholiques et privés - sont souvent aussi ceux qui sélectionnent leur public. Autrement dit, en croyant se pencher sur les effets de la non-mixité, c'est bien souvent ceux de l'origine sociale que l'on mesure.
En définitive, « si l'on adopte un point de vue plus macrosocial, on constate qu'il est difficile d'isoler les effets de la mixité dans la dynamique de rattrapage des filles comme dans le maintien durable d'orientations disciplinaires différenciées selon le sexe... », conclut C. Marry.
Et les garçons dans tout cela ? Décrochage scolaire, malaise identitaire sont-ils la conséquence de la meilleure réussite des filles ? Pour des sociologues comme Daniel Welzer-Lang ou Hugues Lagrange (4), celle-ci remet fortement en question les identités masculines. Ne trouvant pas de gratifications scolaires, les garçons en échec auraient tendance à se réfugier dans des comportements virilistes et machistes. Ces attitudes s'observent surtout dans les milieux populaires où la socialisation valorise la force, l'agressivité et où les intellectuels sont traités de « femmelettes »... Mais les psychologues les repèrent aussi dans les milieux bourgeois, même si les effets en sont plus discrets.
Toujours est-il que, dans les pays anglo-saxons et au Québec, cette thématique (relayée par le titre du Monde de l'éducation) fait rage. Pour en contrer les effets idéologiques, des chercheurs québécois ont établi un lien entre l'adhésion aux stéréotypes sexués et la réussite scolaire : plus on y adhère, moins bien on réussit. Or, ce sont les élèves des milieux populaires, et surtout les garçons, qui y sont le plus attachés (5)... Ce qui fait dire à C. Marry qu'à l'école, c'est l'absence de véritable mixité sociale qui pose problème.
En France, la remise en cause de la mixité (sexuée) est conçue comme une déstabilisation des idéaux républicains. Nicole Belloubet-Frier, rectrice de l'académie de Toulouse, concluait la conférence du Piref en soulignant la nécessité de la penser réellement comme l'une des composantes de l'hétérogénéité des élèves.


note :
1 M. Fize, Les Pièges de la mixité scolaire,Presses de la Renaissance,2003.
2
« Les paradoxes de la mixité filles-garçons à l'école : perspectives internationales »,conférence du Piref, le jeudi 16 octobre 2003. Le rapport de C. Marry est diffusé par email
aux personnes qui en font la demande : piref@recherche.gouv.fr
3 Voir par exemple M.Duru-Bellat, M. Kieffer et C.Marry, « La dynamique des
scolarités des filles :le double handicap questionné », Revue française de sociologie,vol. XLII, n° 2, 2001.
4 H. Lagrange, Les Adolescents, le sexe,l'amour, Syros, 1999.5 P. Bouchard, J.-C. Saint-Amant et J.-C. Gagnon, « Pratiques de la masculinité à l'école

québécoise », Revue canadienne d'éducation,vol. XXV, 2001
5 P. Bouchard, J.-C. Saint-Amant et J.-C. Gagnon,« Pratiques de la masculinité à l'école québécoise », Revuecanadienne d'éducation,vol. XXV, 2001.

MARTINE FOURNIER- 2003
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sǝoɹıpɐu
nadiroes
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Vieux 04/10/2007, 14h22   #2
l'imprevisible
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Thumbs down Bonjour !

Plus simpliste que cette phrase tu meurs

Citation:
Réussite des filles, malaise des garçons
Ces pseudo-conservateur déguisés en scientifiques feraient mieux d'enlever leurs masques , l'article est dénue de bon sens, des explications farfelues et abracadabrantes , des complexés du genre humain, qui se focalisent sur une partie du corps humain et occultent l'essentiel ce qui les distingue du reste des animaux leurs "matière grise" a condition d'en avoir et de savoir en user !

On trouvera toujours des excuses pour remettre les rideaux entre les deux unités de la vie !! qui sont indissociables.

A croire que l'homme et la femme ne sont fait que pour le lit (désolée mais ça commence a devenir lourd cette simplicité d'analyse et de raisonnement ).
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"La vérité est rarement enterrée, elle est juste embusquée derrière des voiles de pudeur, de douleur, ou d'indifférence; encore faut-il que l'on désire passionnément écarter ces voiles" Amin Maalouf.
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Vieux 04/10/2007, 15h12   #3
Tiliwine
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j'ai rien lu a part le titre

mais moi jemerappelle que la presence des filles y compris au primaire
m'a toujours motivé
au sens que nous les garçons
npus pratiquions une sorte de concurence
une réelle motivation
vive la mixité
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Nice man Soak his feather in the right inkpot
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Vieux 04/10/2007, 16h09   #4
Nadyr
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bonjour l'imprevisible
sur cette petite phrase que ta copié de tout le texte
Réussite des filles, malaise des garçons
la suite :
Et les garçons dans tout cela ? Décrochage scolaire, malaise identitaire sont-ils la conséquence de la meilleure réussite des filles ? Pour des sociologues comme Daniel Welzer-Lang ou Hugues Lagrange (4), celle-ci remet fortement en question les identités masculines. Ne trouvant pas de gratifications scolaires, les garçons en échec auraient tendance à se réfugier dans des comportements virilistes et machistes.


pour voir que c vrai , si tu vie en algérie (et tu as vue les université algérienne ) je vous répond sinon pas la pêne de me brulé la petite matière grise que j'ai par rapport a la votre sur le plan sociale qui es supérieur a celui de l'auteur est les auteurs de c sources .

Citation:
la mixité peut être considérée, aujourd'hui, comme une règle de l'école républicaine et de la démocratie plutôt que comme un grand principe, les deux principes de l'école moderne étant la laïcité et l'égalité. De ce point de vue, la mixité constitue plutôt une modalité du fonctionnement de l'éducation nationale.
M. Michel Fize

a quelle point c vrai l'imprévisible ?

j'ajoute un document peut etre tu le trouve a ton niveau ? de l'institut française de recherche pédagogique ici
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Vieux 04/10/2007, 16h58   #5
Nadyr
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j'ajoute c 2 liens en anglais
pour enrichire le sujet peut etre qqun a lu bcp pas les titres tiliwine l'egoiste tu préfère t propre désire sur le devlopement humain , ou qqun qui a honte de c idées fasse a la mondialisations de l'éducation mixte voici des arguments

le 1er site sur la différence entre les cerveau h /f
le second sur la différence dans le style d'apprendre entre les 2 genres
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Vieux 04/10/2007, 17h29   #6
Bachi
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La mixité scolaire a en effet certaines conséquences perverses, surtout au niveau secondaire...
On commence de plus en plus à lui trouver certaines parades:
-séparation des foilles et des garçons
- le port d'uniformes
- encadrement plus etroit des garçons
etc...
car les garçons dans cette structure sont tres perdants.

Personnellement, j'ajouterais à la problématique, la pédagogie et la formation des maitres, qui sont conçus plus à l'enseignement aux filles qu'aux garçons.
L'école secondaire mixte est finalement une école pour filles.

Et ca n'a absolument rien à voir avec le conservatisme comme dit Impré qui cause tres souvent de choses qu'elle ne connait pas.
__________________
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et inversement...

Dernière modification par Bachi 13/10/2007 à 20h50.
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Vieux 13/10/2007, 20h16   #7
FULLBODY
 
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les filles nous apporetent un railion de soleil et je crois que c est reciprok sa n a rien n avoir avec la drague mais je vois mal la separation et BANZAI!!!!!!!!
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Vieux 14/10/2007, 16h17   #8
Mohamed_Rédha
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Salam,

Citation:
Posté par FULLBODY
les filles nous apporetent un railion de soleil et je crois que c est reciprok
Les rayons du soleil peuvent t'éblouillir et t'empécher de voir correctement le tableau en classe, concentres-toi sur tes études jeune-homme.
Pour le reste... "tous viendra à point à qui sait attendre".
Mohamed_Rédha est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 14/10/2007, 16h42   #9
Lenasia
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Par défaut bachi

Citation:
Personnellement, j'ajouterais à la problématique, la pédagogie et la formation des maitres, qui sont conçus plus à l'enseignement aux filles qu'aux garçons.
L'école secondaire mixte est finalement une école pour filles.
Je comprends pas bien ton idée, tu peux développer?


Selon moi, on attribue des conséquences à la mixité scolaire qui n'ont pas lieu d'être.
Je crois que le problème vient pas du mélagne filles/garçons mais des différences de classes sociales et d'éducation qui se confrontent à l'école.

L'école est le seul vrai lieu où on fréquente des gens qui ne viennent pas de notre milieu social, qui n'ont pas la même culture et la même éducation.
Chez certains élèves, le choc est rude et ils ne trouvent pas leurs marques à l'école. Ce qui explique souvent leurs échecs.
__________________
La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents. (Confucius)
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Vieux 14/10/2007, 16h54   #10
Bachi
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Lenasia, bonjour...

Un seul point, même s'il y a une foultitude d'autres: la pédagogie.
L'adolescent et l'adolescente n'apprennent ni de la même façon, n'ayant pas les mêmes centres d'intérêts, ni au même rythme.
C'est un immense obstacle à une mixité efficace quant à l'apprentissage...
Dans l'école mixte, il y a toujours un sexe perdant, ces dernières décennies, ce sont les garçons qui en font les frais...
__________________
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et inversement...
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