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BLOCUS POUR PANÉGYRIQUES DE LA MER S’envolent les colombes S’envolent les colombes Se posent les colombes Prépare-moi la terre, que je me repose Car je t’aime jusqu’à l’épuisement Ton matin est un fruit offert aux chansons Et ce soir est d’or Nous nous appartenons lorsque l’ombre rejoint son ombre dans le marbre Je ressemble à moi-même lorsque je me suspends Au cou qui ne s’abandonne qu’aux étreintes des nuages Tu es l’air se dénudant devant moi comme les larmes du raisin L’origine de l’espèce des vagues quand elles s’agrippent au rivage Et s’expatrient Je t’aime, toi le commencement de mon âme, toi la fin S’envolent les colombes Se posent les colombes Mon aimé et moi sommes deux voix en une seule lèvre Moi, j’appartiens à mon aimé et mon aimé est à son étoile errante Nous entrons dans le rêve mais il s’attarde pour se dérober à notre vue Et quand mon aimé s’endort je me réveille pour protéger la rêve de ce qu’il voit J’éloigne de lui les nuits qui ont passé avant notre rencontre De mes propres mains je choisis nos jours Comme il m’a choisi la rose de la table Dors, ô mon aimé Que la voix des murs monte à mes genoux Dors, mon aimé Que je descende en toi et sauve ton rêve d’une épine envieuse Dors, mon aimé Sur toi les tresses de ma chevelure. Sur toi la paix (...) J’ai vu le pont L’Andalousie de l’amour et du sixième sens Sur une larme désespérée Elle lui a remis son cœur Et a dit : l’amour me coûte ce que je n’aime pas Il me coûte mon amour Puis la lune s’est endormie Sur une bague qui se brisait Et les colombes se sont envolées L’obscurité s’est posée Sur le pont et les amants S’envolent les colombes S’envolent les colombes Plus rares sont les roses Traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi Publié avec le concours de l’UNESCO, M.DARWICH |
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