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Date d'inscription: janvier 2003
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Le virus de la grippe aviaire menace un grand nombre d'espèces d'oiseaux et de mammifère. Les charognards, les vautours les corbeaux mais aussi des tigres des léopards sont vulnérables. De plus la suspicion installée parfois sur la volaille incite à consommer d'autres animaux. qui à leurs tours seront fragilisés.
==== La grippe aviaire ne concerne pas que les humains et les poulets : les espèces sauvages sont aussi menacées. C'est ce qu'a conclu un groupe d'experts réunis à la Conférence sur la biodiversité qui se tient jusqu'au 31 mars à Curitiba (Brésil). Les volatiles sont bien sûr les premiers en danger : Dian Bell, de l'université d'East Anglia (Grande-Bretagne), note ainsi qu'on a retrouvé des animaux morts parmi "13 ordres d'oiseaux, représentant 80 % des espèces". Les charognards, comme les vautours ou les corbeaux, sont vulnérables, mais le virus H5N1 peut aussi infecter des mammifères. Des tigres ou des léopards en captivité au Cambodge et en Thaïlande sont morts après avoir été nourris de poulets malades. Comme plusieurs de ces espèces sont en danger, le virus pourrait accroître le risque d'extinction. Les biologistes craignent particulièrement l'arrivée d'animaux infectés dans des écosystèmes riches mais fragiles, comme ceux des îles Galapagos ou d'Hawaï. La grippe aviaire a aussi des effets indirects : en jetant une suspicion sur la consommation de poulets en Afrique, elle risque de stimuler la consommation de viande de brousse. Cela pourrait affecter les populations de grands singes, qui sont déjà décimés, ou de cochons sauvages. Inversement, le secrétaire de la convention sur la diversité biologique, Ahmed Djoghlaf, a souligné le rôle protecteur de la biodiversité : "La réduction de la biodiversité dans les races domestiques de volaille depuis cinquante ans s'est traduite par une moindre résistance à de nombreuses maladies. Il y a aussi de plus en plus de preuves qu'un environnement sain peut amortir les effets de nouvelles maladies." La prévention des épidémies apparaît ainsi comme un motif supplémentaire de préserver la biodiversité. Par le Monde |
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