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Vieux 16/05/2008, 13h26   #1
morjane
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Par défaut Quand accoucher rime avec mépris et calvaire en Algérie

Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit nullement du film qui porte le même titre. Il s’agit de l’insensible comportement de certains éléments de corps professionnels de santé, vis-à-vis de leurs concitoyens.

Le conclave des sages-femmes, qui s’est récemment tenu à Zeralda, a, semble-t-il, été organisé pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce corps professionnel éminemment utile de par la noblesse de sa mission qui consiste à aider une maman à mettre au monde son nouveau-né. L’objet qu’elle remplit ne peut que sacraliser cette mission; faut-il aussi que l’élément humain, appelé à l’accomplir, s’inscrive dans l’esprit et la lettre de ce sacerdoce. Si la position statutaire est une exigence légitime de la sage-femme, il sera exigé, en contrepartie, une charte de bonne conduite vis-à-vis de la parturiente et du nouveau-né, ce qui est loin d’être le cas malheureusement encore. Il est rapporté çà et là que des jeunes mamans sont tournées en dérision et parfois même « battues » dans certains services de maternité.

Quand, ailleurs, on vénère la maternité, chez nous, le vécu des femmes qui accouchent devient parfois un calvaire. Cette histoire vécue, interpelle les consciences de ceux et de celles qui ne mesurent pas la détresse humaine, dans tout ce qu’elle a de tragique. Que l’on ne dise surtout pas que c’est l’affaire de gestionnaire ! Le théâtre des évènements n’est autre qu’une maternité urbaine de l’Algérie profonde. Ses éléments se reconnaîtront facilement dans ce que je vais relater. La désinvolture et l’inconséquence, face à la douleur et le désarroi des femmes qu’elles sont censées assister, sont les traits saillants de l’innommable forfaiture. Une jeune maman, qui allait être césarisée pour la troisième fois, est abandonnée à son sort dans un lit impersonnel d’une chambre aux murs nus. Le gynécologue de service la rabrouait pour on ne sait quelle raison, ou plutôt si, elle n’était pas « sa malade ». Les guerres intestines empoisonnent souvent l’existence des malades dont le seul tort est d’être là !

Tordue par les spasmes douloureux et de guerre lasse, elle réussit à attirer l’attention sur le risque de rupture de l’utérus qu’elle encourt, si elle n’est pas opérée sur le champ. On daigne enfin s’occuper d’elle; elle est perfusée et « sondée » dans sa chambre, elle ira à pied au bloc opératoire. En chemise de nuit, soulevée par la tubulure de la sonde qui part de son intimité jusqu’à la poche urinaire qu’elle tient d’une main, l’autre tenant le sachet de la perfusion, elle traversera le long couloir menant à la... salle opératoire. Le couloir, ou plutôt le hall, menant vers le bloc opératoire, est plein de gens qui attendent. Ces gens, qui ne sont pas là pour le plaisir, verront un filet d’urine dégouliner sur la jambe de la future maman. Ils observent en silence la déchéance morale que des écervelées leur font subir. Ces « suppliciées » subissent, en silence, l’humiliation que pratiquent sur elles, toute honte bue, leurs propres congénères. Arrivée à la salle de « torture », on somme la jeune femme de se déshabiller et de monter sur la table opératoire. Une chaise bringuebalante fait office d’escabeau, le chariot n’a pas encore été inventé dans ce sanctuaire de la gabegie. Nue comme un ver, la femme ne peut accéder à la table que sur les genoux.

Les éclats de voix aigües de «matrones » qui font des commentaires, et gutturales d’anesthésistes mâles, lacèrent ce qui pouvait rester de dignité et d’amour-propre de cette femme. Femme qui pourrait être leur soeur, leur épouse ou même leur propre fille. Le regard perdu, le cœur battant la chamade, la posture humiliante, la maman subit les affres d’une mise au monde qu’elle souhaitait heureuse.

Affalée enfin sur la table, elle reprend son souffle, mais pas pour longtemps. On choisit le champ opératoire et le bon bistouri devant son oeil qui n’a pas encore « tourné » sous l’effet de l’anesthésie. Que de mépris, que de veulerie; on lui demande même de lire quelques versets du saint Coran, ce qui n’est pas fait pour la rassurer.

A son réveil, sa voisine lui racontera qu’elle fut ramenée dans un drap tenue par quatre bras velus d’infirmiers hilares. Jetée dans le lit, elle reviendra au monde seule avec son amertume. On viendra brutalement lui essuyer le dos souillé par le sang. Elle tente de protester, on s’énerve et on s’en va non sans faire de commentaires désobligeants. Y a-t-il un capitaine dans cette galère ? Evidemment oui ! Mais Monsieur le directeur est en déplacement ou en séance de travail; ses surveillants médicaux ne lui rapporteront que ce qui ne leur causera pas d’ennuis. On vit en autarcie. Les apparats sont saufs, le parquet est lustré, les murs faits de faïence brillent de mille éclats. Il y a même des pots de fleurs gardés par de beaux cerbères à la coupe de cheveux de G’I américain. En fin de compte, aucune hiérarchie ne pourra venir à bout de cette hydre. Une sentence du prophète (QSSSL) ne dit-elle pas : « Si tu n’as pas honte, fais que ce bon te semble ! », ceci pour «El moultazimate»; quant aux autres, elles gagneraient à méditer la maxime rabelaisienne: «science sans conscience n’est que ruine de l’âme!»

Par Le Quotidien d'Oran
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Vieux 16/05/2008, 14h45   #2
kikoz
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Je les deteste!...
Ayant moi meme vecu un accouchement, je sais comment est ce qu'on se sent vulnérable dans ces moments et c'est sans parler de la douleur!
Je les deteste, du medecins aux infirmiers responsablent de cette histoire! je detestent tout ceux qui sont responsables de ces conditions abominables dans lesquels cette pauvre femme a accouché.
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Dernière modification par kikoz 16/05/2008 à 15h02.
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Vieux 16/05/2008, 14h56   #3
nhadira
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moi qui travaille dans une maternité en france quand je vois l'énorme différence de te lire morjiane me rends malade tout pourrais bien se passer pourquoi cette indifférence et cette méchanceté alors qu'elle seront mère un jour ou l'ont déjà été horrible sont ces soignantes et praticiennes merci pour cet excellent post.
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Vieux 16/05/2008, 14h59   #4
kareena
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C'est horribles cette histoire.
J'ai entendu parlé par des membres de ma familles et des amies du comportement des sages-femmes et mes médecins.
On m'a dit que les femmes allaient toutes seules au bloc opératoire.

C'est qui me revolte le plus, en plus des humiliation et leurs méchansté, ils mettent en danger la femme et l'enfant.
Et etre battu par les sages femmes, c'est quelque chose de normal chez nous. Elle le font toutes.

Le métier de sage femme en Algérie a perdu toutes ces titres de noblesses.
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Vieux 16/05/2008, 15h06   #5
kikoz
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J'ai souvent enttendu parler de ces infirmieres qui perdaient patience face aux cris de douleurs des femmes en pleines contractions....
C'est quand meme grave!
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Vieux 16/05/2008, 15h09   #6
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oui c'est grave et pour les faire taire, elles les frapent.
Elle leurs disent qu'elles sont des chochotes que ça ne fait pas si mal que ça.
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Vieux 16/05/2008, 15h22   #7
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Je trouve pas les mots ,,,,c'est vraiment déguelasse, inhumain, horrible, humiliant,,,,,,ces gens ne méritent aucunement de travailler dans un hôpital, je m'imagine cette femme aux prises avec de telles barbares, ca me révolte de constater ce que ces femmes subissent.

Mais expliquez-moi comment il se fait que ces gens ne soient pas punis, pourquoi on les garde dans un milieu hospitalier?

Vous êtes sérieuses quand vous dites que c'est normal d'êtres battues par les sages-femmes?
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Vieux 16/05/2008, 15h26   #8
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Je dis normal dans le sense courant.
Personne ne s'est plaind à ma connaissance.
Ces femmes sont telement déseparées.
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Vieux 16/05/2008, 15h41   #9
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kareena
Je dis normal dans le sense courant.
Personne ne s'est plaind à ma connaissance.
Ces femmes sont telement déseparées.
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Même dans ce sens Kareena, c'est horrible. Accoucher en soi est déjà stressant quand il s'agit d'un premier enfant, si en plus la sage-femme te frappe et te cries apres , ca doit être terrible pour ces femmes, j'ose même pas imaginer ca,,,,,me semble que ca devrait être l'opposé ces sages-femmes devraient avoir comme '' devoir'' de s'occuper de ces futures mamans avec plus de douceur, de compassion et de non de violence.
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Vieux 16/05/2008, 15h43   #10
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je sais katherine mais malheuresement le cas
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