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Forum sur l’huile d’olive en Algérie

mardi 31 mars 2009, par Rédaction

La production de l’huile d’olive en Algérie demeure faible par rapport à la Tunisie et au Maroc selon les professionnels présents au forum méditerranéen de l’oléiculture.

L'huile d'olive en Algérie. Le premier forum méditerranéen de l’oléiculture (Oleomed) a pris fin hier à Alger. L’évènement a été, selon l’organisateur, M. Amine Bensemmane, président du groupe Filaha Innove, d’envergure nationale et méditerranéenne. Ce forum qui a vu la participation d’experts de l’oléiculture d’Espagne, d’Italie, de Grèce, de Tunisie et du Maroc se voulait beaucoup plus un rendez-vous de professionnalisation et de modernisation. Après deux journées de débats sur la production et l’exportation du produit, il ressort que l’Algérie vise en premier lieu à augmenter sa production nationale pour subvenir ainsi aux besoins des consommateurs. Des producteurs algériens nous ont indiqué que l’Algérie enregistre un taux très faible en matière de production d’huile d’olive de qualité. Selon les statistiques officielles, elle est de 35 000 tonnes entre 2000 et 2008. Ce qui place l’Algérie à la 8e place mondiale avec 1,2 % de la production. En ce qui concerne l’olive de table, notre pays est classé à la 6e place. Les experts ont convenu que notre huile ne peut pas être exportée tant qu’elle ne répond pas aux normes internationales. Selon eux, le taux d’acidité de l’huile ne devrait pas dépasser 0,8 %.

Les participants à ce premier Oleomed, dont les établissements Khodja et Co, producteur d’huile d’olive, ont estimé qu’il est capital, voire urgent que l’Etat subventionne cette filière pour commercialiser ses produits au niveau national et à l’étranger. Il est surtout fait allusion à la création de laboratoires spécialisés dans le contrôle du produit. « Nous utilisons actuellement le jargon de commercialisation de notre produit à l’étranger et non d’exportation. Avant de vendre, nous sommes soumis à analyse par des laboratoires du pays importateur. Il n’est pas intéressant d’aller à la conquête du marché extérieur puisqu’il nous revient très coûteux à cause du manque de moyens dans notre pays. Notre objectif est de couvrir la demande nationale car nous sommes toujours de grands importateurs », a annoncé le représentant des Ets Khodja et Co, M. Bachir Khodja. Il a ajouté que l’huile d’olive est cotée à 2,8 euros le litre au niveau de la Bourse mondiale. Cette entreprise qui a exporté cette année 80 tonnes d’huile d’olive vers l’Europe estime que cette quantité est insignifiante par rapport à celles de la Tunisie et du Maroc.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant