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Impact de la crise mondiale sur l’Algérie

mardi 3 mars 2009, par Rédaction

L’Algérie devrait prendre des mesures économiques difficiles en cas de persistance de la faiblesse du marché pétrolier.

L'Algérie face à la crise mondiale. L’Algérie pourrait être contrainte de « prendre des mesures d’ajustement plus radicales » si les perspectives de remontée des prix du pétrole s’éloignent, entraînant ainsi une poursuite de la diminution des réserves de changes et des ressources disponibles dans le fonds de régulation des recettes. Les experts de la mission économique de l’ambassade de France en Algérie, qui font ces projections dans leur dernière analyse de la situation économique de l’Algérie, expliquent que dans le cas où la crise persiste, « le budget d’investissement de l’Algérie serait alors touché ». Cela aurait pour effet d’entraîner « un renforcement de la fiscalité mis en place et le freinage des importations » qui ne concernerait plus les biens de consommations uniquement mais également « les biens d’équipement et les biens intermédiaires ». M. Patrick Gay, conseiller financier au niveau de la mission, va encore plus loin puisqu’il s’attend « à une dépréciation du dinar qui pourrait être recherchée afin de décourager les importations en renchérissant leur coût ».

« Le loi de finances complémentaire 2009 et la loi de finances 2010 devraient faire apparaître les nouvelles inflexions que l’évolution de la crise pourrait rendre nécessaires », ajoute-t-il encore. L’expert développe ce raisonnement en partant du constat que l’Algérie va enregistrer en 2009, et pour la première fois depuis 2001, une baisse de ses recettes en devises et de ses recettes fiscales, comme conséquence de la chute du prix moyen du pétrole entre 2008 et 2009. Cela a d’ailleurs été avancé par le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, qui prévoit des recettes pétrolières de plus de 30 milliards de dollars en 2009, alors qu’elles ont atteint 76 milliards de dollars en 2008. En dépit de la crise, l’Algérie a décidé de maintenir son programme d’investissement grâce à des réserves de changes de 140 milliards de dollars représentant 3 ans et demi d’importation et les 4 300 milliards de dinars disponibles dans le fonds de régulation des recettes qui autorisent environ 3 ans de déficit du Trésor, selon le ministre des Finances, M. Karim Djoudi.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant