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L’Algérie en retard dans le commerce en ligne

mardi 19 mai 2009, par Rédaction

Le développement du commerce en ligne en Algérie est freinée par le retard du pays dans l’utilisation d’internet et les systèmes de paiement.

Le commerce en ligne en Algérie. Le ministre du secteur, M. Hamid Bessalah, a indiqué hier, à l’occasion de l’ouverture du salon Med-IT, que, dans cette optique, la loi 2000-03 fixant les règles relatives à la poste et aux télécommunications « sera modifiée », sans pour autant préciser les aspects sur lesquels porteront ces modifications. Il a cependant affirmé que cette révision est « une priorité cette année pour le secteur », en ajoutant qu’avant « l’automne prochain, le texte modifié sera proposé au gouvernement ». La révision du cadre juridique répond aux exigences dictées par le besoin de développer une économie numérique en Algérie et d’édifier une société de l’information dans lesquelles le E-commerce, notamment, ne sera pas simplement une vague notion. D’ailleurs, le salon Med-IT 2009 a justement inscrit le E-commerce comme un thème central autour duquel des conférences, des débats et des discussions seront abordés durant les trois jours que dure la manifestation. M. Bessalah a souligné que pour développer des services en ligne pour le citoyen « il faut avoir une politique et mettre en place des mécanismes s’articulant autour de l’amélioration de l’accès aux ordinateurs et à l’ADSL et du développement du contenu ».

L’opération Ousratic 2, qui maintient les mêmes objectifs de 6 millions de PC à l’horizon 2015, répond à ces préoccupations puisque, a expliqué M. Bessalah, elle va permettre notamment de « segmenter la population par catégorie afin d’identifier les besoins et les moyens à mettre en place ». Seulement, développer le commerce en ligne en Algérie avec un taux de pénétration Internet autour de 12 %, un système bancaire défaillant et un nombre d’internautes d’à peine 3,5 millions s’avère difficile. Pour M. Emanuel Noutary, directeur de projet innovation et investissement au niveau du réseau Anima, « quand on a un petit nombre d’internautes et que le E-commerce ne représente encore rien, c’est difficile de parler de E-commerce. Mais il suffit de peu de choses. En 5 ans, la France est passée d’un taux minimum à aujourd’hui 50 % d’internautes ayant déjà acheté sur Internet. Ça peut aller très vite à partir du moment où la confiance est établie, que les paiements sont sécurisés et la qualité de service d’Internet rapide. C’est un environnement de qualité d’infrastructures, de technologies qui, à partir du moment où il est mis en place, peut aller très vite ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant