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L’Algérie et la Turquie pour une plus grande coopération

lundi 10 novembre 2008, par Rédaction

L’Algérie et la Turquie pourraient signer un accord de libre-échange dans le futur mais aucune date n’a été fixée.

L'Algérie et la Turquie coopèrent. L’Algérie n’est pas pressée d’établir une zone de libre-échange avec la Turquie qui en a formulé le souhait il y a environ un an, a déclaré l’ambassadeur turc à Alger, M. Ahmet Bigali, rencontré hier à la Safex à l’occasion de l’inauguration de Prodtech 2008, le Salon turc de machines et de technologies de production. « Cela fait un an à peu près que nous avons transmis aux autorités algériennes notre souhait d’établir une zone commune de libre-échange. Toutefois, le gouvernement algérien trouve que le temps n’est pas encore venu pour établir un tel accord. Nous respectons cette position », a-t-il déclaré. Le diplomate turc a estimé que « l’absence d’un accord de libre-échange entrave un peu le développement économique souhaité entre les deux pays ». Pour preuve, selon lui, les échanges économiques entre les deux pays atteignent 3,5 milliards de dollars dont plus de 2,5 milliards d’exportations algériennes, alors que les investissements turcs en Algérie restent extrêmement faibles avec 305 millions de dollars entre 2000 et 2007. Avec une balance commerciale largement en sa faveur grâce essentiellement à des exportations de GNL de l’ordre de 1,5 milliard à 2 milliards de dollars, l’Algérie ne juge pas utile de signer un accord de libre-échange avec la Turquie, d’autant qu’en dehors des hydrocarbures le pays n’est pas compétitif sur d’autres secteurs.

En dépit de l’absence d’une réponse algérienne, la Turquie ne désespère pas cependant d’aboutir à un accord de libre-échange tôt ou tard. « Nous avons des contacts avec les autorités algériennes depuis un certain temps pour commencer les discussions », a dit M. Bigali, en précisant cependant qu’aucune échéance ne peut être avancée. En attendant la signature d’un tel accord, la Turquie continue à revendiquer un meilleur traitement pour ses entreprises qui exportent en Algérie et qui sont, selon M. Bigali, « victimes d’injustice » parce qu’elles doivent payer des taxes douanières sur leurs marchandises à leur entrée sur le marché algérien trois fois supérieures à celles que payent les entreprises européennes. Loin d’être découragées, les entreprises turques multiplient leur va-et-vient sur le marché algérien à travers différents Salons spécialisés qu’elles organisent. Prodtech en réunit une quarantaine, jusqu’à mercredi prochain, venues étudier les possibilités de s’installer en Algérie ou simplement y faire des affaires. A l’inauguration du Salon, l’ambassadeur turc a incité les entreprises de son pays à saisir l’occasion « pour accroître les relations commerciales en Algérie et avoir des contacts fructueux » avec des partenaires algériens. Toutefois, pour certains exposants que nous avons rencontrés sur place, leur objectif premier et de trouver un marché pour leurs produits.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant