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L’Algérie face à la baisse de la demande pétrolière

jeudi 12 février 2009, par Rédaction

Les revenus d’exportations de pétrole de l’Algérie devraient fortement baisser en 2009 en raison de la baisse continue de la demande.

L'Algérie produit et exporte du pétrole. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit, dans son rapport mensuel rendu public hier, une baisse record de la demande mondiale de près de un million de barils par jour en 2009, soit 980 000 barils par jour (b/j), à 84,7 millions de barils par jour (Mbj), alors qu’elle anticipait auparavant une diminution de 500 000 b/j. En outre, l’AIE estime que cette toute récente réduction de la demande prévue ne sera peut-être pas la dernière. « Globalement, 2009 sera apparemment une année vraiment faible », selon David Fyfe, responsable de la division marchés et industrie pétrolière de l’AIE. Le ministre de l’Energie et des Mines de l’Algérie, M. Chakib Khelil, a déjà prévenu que l’OPEP baisserait sa production en mars, alors que les prévisions ne tablaient pas sur une baisse aussi importante. Face à la nouvelle donne, il est évident que les pays de l’organisation pétrolière n’auront d’autre choix que d’appliquer à leur tour une réduction conséquente pour stabiliser les cours du brut à un niveau acceptable, aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs. « Il est beaucoup trop tôt pour dire si l’on est arrivé au terme des révisions à la baisse de la demande parce que les retombées de la crise économique et financière continuent de se manifester ; nous sommes otages de tout nouvel affaiblissement de l’économie mondiale », selon le responsable de l’AIE.

La demande pétrolière mondiale est dorénavant attendue en baisse de 1,4 Mbj par rapport à 2007, avant la flambée du baril et ensuite sa chute brutale dans la foulée de la récession mondiale. « La tendance à une croissance de la demande pétrolière de plus de 1 % n’est plus d’actualité, premièrement après la flambée des prix et, plus récemment en raison de l’aggravation de la crise économique et financière », est-il noté de même source. L’AIE explique qu’elle a révisé sa prévision après que le Fonds monétaire international (FMI) eut ramené à 0,5 % sa prévision de croissance du PIB mondial cette année. « Les révisions continues et spectaculaires des derniers mois soulignent la faiblesse extrême de l’économie mondiale. Le ralentissement de l’activité industrielle et de la consommation est la retombée inévitable du chaos financier », affirme l’AIE, ajoutant que la croissance future de l’offre pétrolière est remise en cause par la chute des cours et les taux d’épuisement des gisements matures risquent de s’accélérer si le baril reste à 40 dollars. Dans la mesure où la demande a chuté, les stocks de l’OCDE sont restés à un niveau élevé. Ils représentaient à la fin de décembre 57 jours de couverture, contre 56,4 jours à la fin de novembre. Toutefois, poursuit l’AIE, si l’OPEP parvient à exécuter intégralement les dernières réductions de production décidées, l’offre sera inférieure de 1,5 Mbj à sa projection de la demande pour le pétrole de l’Organisation cette année.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant