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L’Algérie face à la cybercriminalité

mardi 13 janvier 2009, par Rédaction

L’Algérie est relativement à l’abris de la cybercriminalité en raison du retard accusé dans l’usage des nouvelles technologies dans les institutions algériennes.

L'Algérie et la cybercriminalité. L’Algérie n’est pas uniquement à l’abri de la crise financière, elle est également à l’abri de la cybercriminalité. La raison est le retard qu’elle accuse dans le développement de son système bancaire.
Ce retard a, jusque-là, permis de prémunir le pays contre la défaillance du système financier à l’échelle mondiale, de même qu’il a permis de le protéger contre les actes criminels qui utilisent l’Internet comme support, ont affirmé hier les participants au forum d’El Moudjahid consacré au phénomène de la cybercriminalité. Il faut savoir qu’un quart des attaques sur le net ont pour cible les informations et les détails contenus sur les comptes bancaires des individus. Le P-DG de l’EEPAD, M. Nouar Harzallah, qui a avancé ce chiffre, a également précisé que 44 % des informations disponibles sur les serveurs des cybercriminels sont en rapport avec les systèmes et les cartes bancaires ainsi que les transactions y afférent. En 2007, le chiffre d’affaires de la vente de données personnelles par des cybercriminels a représenté un montant de 276 milliards de dollars, ce qui a fait dire à M. Harzallah, que la cybercriminalité est avant tout « une affaire de business » dont les proportions sont de plus en plus alarmantes à travers le monde mais pas en Algérie.

Pour différentes raisons liées au fait que l’Internet n’est pas encore très développé, que le haut débit est limité et que les services bancaires sur Internet sont inexistants, l’Algérie « n’est pas vulnérable », a estimé le P-DG de l’EEPAD. Toutefois, selon M. Samir Benalala, représentant de la Sûreté nationale, « le fait que le web ne connaît pas de frontière signifie que personne n’est à l’abri de la cybercriminalité ». Pour se protéger, l’Algérie a promulgué une loi pour lutter contre ce phénomène et qui le définit comme « les atteintes aux systèmes de traitement automatisés de données ». Ainsi, la cybercriminalité est considérée comme « des actes à partir desquels on commet des infractions au code pénal comme les détournements ou les escroqueries et englobe également les atteintes aux données ou aux systèmes informatiques comme les accès illégaux ou encore les suppressions de donnés », a expliqué le représentant de la DGSN. Il a précisé, dans ce cadre, mais sans donner de chiffres, que « les plaintes en la matière ne sont pas nombreuses », mais par rapport aux catégories d’infractions, « le plus gros des affaires concerne les escroqueries par Internet ». Le problème, cependant, réside dans l’identification des auteurs qui appartiennent dans la majorité des cas à des réseaux hébergés aux Etats-Unis, ce qui nécessite l’existence d’une entraide judiciaire internationale. De manière générale, même s’ils sont basés en Algérie, les auteurs d’actes de cybercriminalité sont difficilement identifiables surtout si les infractions ont été commises à partir d’un cybercafé. Pour M. Harzallah, la solution « n’est pas dans la fermeture des cybercafés mais dans la mise en place de cahiers de charges à travers lesquels les responsabilités de chacun seront déterminées en cas de cybercrime ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant