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L’Algérie menacée d’une récession prolongée

lundi 11 mai 2009, par Rédaction

L’Algérie pourrait souffrir d’une récession prolongée en cas de persistance de la baisse des prix du pérole selon un rapport du FMI.

Une récession prolongée menacerait l'Algérie. Les économies des pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient, dont l’Algérie, risquent de connaître une récession prolongée si la tendance baissière de la demande et des prix du brut persiste, a souligné un rapport du le Fonds monétaire international (FMI) rendu public hier. Le rapport concerne les six monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), l’Algérie, le Soudan, la Libye, l’Irak et l’Iran. Ces pays, qui guettent le moindre signe d’une reprise de l’économie mondiale et qui étaient considérés, jusqu’ici, comme moins vulnérables aux retombées de la crise financière internationale, commencent à s’adapter à cette situation, notamment en apportant des changements dans leurs politiques de dépenses publiques, note le FMI. L’institution de Bretton Woods avait déjà averti, en février dernier, dans ses prévisions, que les pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord risquaient de perdre plus de 300 milliards de dollars si les effets de la crise économique et financière mondiale, dont une chute vertigineuse des prix du pétrole, ne s’estompent pas. Des pays, comme l’Algérie, seront plus vulnérables pour faire face à cette situation, estimaient alors les experts du FMI. Les prévisions de cette dernière sont plutôt sombres.

L’Algérie, à l’instar des 12 autres producteurs de pétrole brut, connaîtront une baisse de la croissance de deux points, passant de 5,6% à 3,6% durant l’exercice en cours, précise encore le FMI. Les recettes pétrolières de ces pays vont diminuer de moitié en 2009 en raison, notamment, de la baisse de la demande déjà amorcée en 2008 et qui a été à l’origine de la réduction de la production de plusieurs pays producteurs. Réduction qui n’a pas eu trop d’effet sur les cours qui restent bas, a expliqué Ahmed Massod, directeur du département du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale au sein du FMI. Les prix du baril de pétrole brut ont perdu 75% de leur valeur depuis juillet dernier où ils avaient atteint un seuil record avant que l’économie mondiale n’entre en récession. La Banque d’Algérie lucide La plupart des pays concernés vont devoir rationaliser leurs dépenses publiques, a préconisé le FMI. L’Arabie saoudite a annoncé qu’elle allait enregistrer un déficit de 17 milliards de dollars. L’Algérie a, quant à elle, vu ses recettes pétrolières diminuer de plus de 3 milliards de dollars, soit 77 milliards de dollars au lieu des 80 milliards attendus. Mais le manque à gagner sera plus important en 2009. Actuellement, les douze pays cités dans le rapport du FMI enregistrent, indique-t-on, un excédent de plus de 400 milliards de dollars qui va se transformer en déficit de 10 milliards de dollars, toujours selon l’institution dirigée par le Français Dominique Strauss-Kahn. Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, avait indiqué récemment que la balance des paiements globale de l’Algérie « pourrait être en équilibre », cette année, en dépit de la chute des prix des hydrocarbures.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Financier