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L’Algérie peut survivre à un pétrole à 50 dollars

dimanche 9 novembre 2008, par Rédaction

L’Algérie pourra continuer à fonctionner avec un baril de pétrole à 50 ou 60 dollars si la crise financière perdure mais à certaines conditions seulement.

L'Algérie exporte du pétrole. L’Algérie bien fonctionné avec un baril à 50 dollars par le passé et nous pourrons continuer à le faire si nous ne maintenons pas notre programme d’investissement à un niveau très élevé, a estimé, hier, le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil. Invité du forum d’El Moudjahid, M. Khelil a affirmé : « On ne peut pas dire qu’avec un baril à 60 dollars nous aurons des problèmes, car nous pourrons toujours étaler les programmes d’investissement ou encore faire appel aux financements extérieurs si nécessaire. » Tout dépendra de la durée de la crise financière internationale, mais, en tout état de cause, M. Khelil soutient que l’Algérie ne devrait pas connaître de problème si les prix du pétrole se maintiennent autour de 50 dollars, « sauf si la crise dure plus de deux ans, alors il faudra baisser les investissement ou recourir aux financements externes ». Toutefois, a-t-il ajouté, il est peu probable que cette crise aille au-delà de 2009, à en croire les experts. Le ministre a souligné que l’année 2008 a été exceptionnelle pour l’Algérie avec un prix moyen du Sahara Blend qui a atteint 108,2 dollars le baril, mais un prix entre 60 et 70 dollars constitue « une chose normale », a-t-il dit.

Baisse de la production de pétrole : l’Algérie perd 2 milliards de dollars
La baisse des prix du pétrole va engendrer une baisse des revenus, a reconnu M. Khelil, qui a indiqué que la réduction de 70 000 b/j dans le cadre de la dernière décision de l’OPEP va causer une baisse de 2 milliards de dollars dans les recettes du pays. Les recettes pétrolières atteindront néanmoins « 77 milliards de dollars avec la possibilité qu’elles touchent le seuil de 80 milliards ». La reprise des cours du dollar par rapport à l’euro fait qu’ »un baril de 50 dollars aujourd’hui équivaut à un baril de 70 dollars il y a deux ans », selon le ministre. Interrogé sur l’impact de la crise financière mondiale sur l’investissement des compagnies pétrolières en Algérie, il a estimé que « si elles y ont investi avec un baril à 20 dollars, il n’y a pas de raisons qu’elles ne le fassent pas avec un baril à 60 dollars ». Cela même si « les problèmes de liquidités au niveau international feront que les compagnies auront difficilement accès aux financements bancaires pour les besoins de leurs investissements ». En conséquence, « il y aura un impact sur le développement des gisements, notamment dans certains pays de l’OPEP, et sur la constitution de nouvelles réserves puisque beaucoup de projets seront retardés ». En Algérie, les investissements des compagnies étrangères vont continuer dans l’exploration, selon le ministre qui a assuré que la crise n’affectera pas le déroulement du 7e appel d’offres.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant