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L’Algérie s’inquiète du marché mondial du gaz

mercredi 20 janvier 2010, par Rédaction

Le ministre de l’Energie Chakib Khelil a exprimé les inquiétudes de l’Algérie quant aux menaces qui pèsent sur le marché mondial du gaz.

L'Algérie s'inquiète du marché mondial du gaz. Le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, a affirmé que les contrats d’exportation de gaz naturel à long terme des pays producteurs « sont confrontés à une réelle menace » et que le Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) devrait réagir aux mutations du marché gazier mondial. Selon M. Chakib Khelil, le marché du gaz naturel « traverse actuellement une mauvaise passe ». Il explique cela par le fait que « les contrats d’exportation de gaz naturel à long terme des pays producteurs sont confrontés à une réelle menace » car, estime-t-il, « les consommateurs ne veulent pas s’engager dans des contrats à long terme sous prétexte qu’ils déterminent des prix et des niveaux d’exportation fixes alors que le marché leur offre un plus large choix à des prix inférieurs à ceux stipulés dans les contrats à long terme ». Le ministre s’exprimait ainsi dans la capitale du Qatar, Doha, dans un entretien au journal jordanien El-Sabil, en marge de la réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz dont l’Algérie est membre.

Il a d’abord tenu à rappeler que la situation du marché mondial du gaz a connu de grands changements en une courte période. « Si l’on avait attribué les pressions dans le marché gazier à la hausse de la demande, aujourd’hui la réalité est que l’on se trouve dans un marché où l’offre dépasse la demande et les prix du gaz dans les marchés des contrats spot et à terme ont reculé à de faibles niveaux, et une menace réelle existe pour les contrats d’exportation de gaz à long terme », a affirmé M. Khelil. Il poursuit qu’il y a aussi l’impact de la crise économique mondiale sur le marché du gaz dont on ne connaît pas encore l’étendue avec exactitude. Aussi, le Forum des pays exportateurs de gaz dont l’Algérie est membre, devrait réagir aux mutations du marché gazier mondial, a estimé le ministre avant de se demander : « Devons-nous rester les bras croisés à regarder nos recettes gazières diminuer, ou réagir en tant que Forum et prendre les mesures nécessaires pour affronter la situation actuelle ? » Poursuivant son analyse du marché gazier mondial, le ministre a fait savoir que « les producteurs de cette énergie ont dû augmenter leur production pour maintenir les niveaux de leurs recettes, donnant naissance à une nouvelle concurrence ». « Au lieu que le gaz continue sa course à la substitution des produits pétroliers, une nouvelle concurrence gaz/gaz est née. C’est ainsi que les prix du gaz ont dégringolé sur le marché mondial », a-t-il observé. Le ministre a aussi expliqué que la structure complexe du marché gazier faisait d’autant plus baisser les prix du gaz, celle-ci étant basée d’une part sur des contrats d’approvisionnement à long terme et, d’autre part sur les contrats spot et à terme, en précisant que les contrats à long terme stipulaient des niveaux minimum et maximum du volume d’exportation du producteur vers le consommateur.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant