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Le commerce entre les pays du Maghreb demeure faible

jeudi 30 avril 2009, par Rédaction

Les échanges commerciaux entre les pays du Maghreb représentent seulement 4% de leur échanges extérieurs.

Le commerce entre les pays du Maghreb reste marginal. « Les pays de l’Afrique du Nord, entre politiques de libéralisation économique et ouverture politique. » C’est le thème d’un séminaire organisé hier par la faculté de droit de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Des universitaires et chercheurs venus de différentes universités du pays, notamment Alger, Batna, Tlemcen, Msila, Khemis Meliana, Béjaïa, Boumerdès et Saïda, ont pris part à cette rencontre qui s’est fixé pour objectif de cerner la problématique de développement des systèmes économiques et politiques des pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye et Mauritanie) et leurs répercussions sur les conditions sociales. Après l’ouverture officielle des travaux du séminaire, prononcée par le recteur de l’université de Tizi Ouzou, la première séance a été entamée avec une communication du docteur Mohammed Ridha Mezoui intitulée « Plus d’Etat, moins d’Etat, un développement durable et citoyen d’Afrique du Nord ». Il a expliqué que, juste après l’indépendance, les Etats maghrébins ont lancé un processus de construction des institutions en important des systèmes politiques étrangers. Il fallait trouver une meilleure manière d’accélérer le développement tout en donnant plus de force aux régimes en place. Plus tard, quand les populations sont devenues plus exigeantes et que les conditions sociales et économiques se soient dégradées, poursuit le Dr Mezoui, les régimes en place ont opté pour la politique de « moins d’Etat ».

Une politique qui s’est traduite par la vente des entreprises publiques et le basculement vers le système de l’économie de marché. En somme, les Etats du Maghreb sont des Etats artificiels, selon l’expression de l’intervenant. Ce dernier ajoute que c’est cet état de fait qui explique les tentatives de récupération par des organismes tels que l’Union pour la Méditerranée et le Grand Moyen-Orient. C’est ce qui explique également que le taux des échanges intérieurs entre les pays du Maghreb ne dépasse pas les 4 %, tandis que les échanges avec l’extérieur vont au-delà des 90%. M. Kacher, de l’université de Tizi Ouzou, a abordé le processus d’introduction de la démocratie dans les systèmes maghrébins. Ceux-ci se sont traduits globalement par le renforcement du processus électoral et la modification de la loi fondamentale. Il a cité l’exemple de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie où le recours à la révision de la Constitution se faisait « pour maintenir la sécurité et la stabilité du pouvoir ». C’est pour cette raison que la démocratie dans ces pays est une « démocratie formelle » reposant sur l’application du droit politique du citoyen qui est le vote, sans pour autant lui accorder ses autres droits économiques et sociaux. On précise cependant que les pays du Maghreb doivent créer des pôles d’excellence à travers une meilleure exploitation des ressources humaines et naturelles, et ce pour arriver à la création d’une union locale à même de relever les défis posés actuellement et faire face aux tentatives de récupération étrangères et aux enjeux internationaux.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant