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Le port d’Alger demeure encombré

lundi 10 août 2009, par Rédaction

Le port d’Alger connaît toujours une situation de congestion malgré les efforts déployés récemment par les pouvoirs publics.

Le port d'Alger est toujours encombré. Beaucoup reste à faire en matière de traitement de containers au port d’Alger, selon un cadre du port, qui ajoute qu’« on a ramené le nombre des bateaux en rade de 50 vers la fin juin à 30 navires au 15 juillet dernier. Il y a une certaine amélioration, mais beaucoup reste à faire ». En effet, la situation au port d’Alger reste tout de même pénalisante puisque des navires demeurent en rade pendant près d’un mois, voire plus. Et chaque journée d’attente coûte entre 1500 et 2500 dollars au Trésor public. Les pouvoirs publics ont récemment décidé de diriger tous les navires transportant du rond à béton, du bois, des produits alimentaires et divers non conteneurisés vers d’autres ports du pays. D’aucuns pensent que cette mesure risque de s’avérer comme un coup d’épée dans l’eau. D’ailleurs, cette décision a suscité l’inquiétude des opérateurs économiques. « Cette mesure va contribuer à l’allégement de la congestion au niveau du port, mais elle n’aura pas de conséquences considérables », apprend-on de la même source, qui révèle que les autorités portuaires ont entamé une opération d’extension pour dégager de nouveaux espaces pour le transit des containers, au même titre que l’éventualité d’aller vers l’ouverture d’un port sec pour l’évacuation de containers.

Il est à signaler en revanche que les raisons structurelles de cet encombrement des plus pénalisant pour l’économie nationale, sont à chercher ailleurs. « Les moyens existants sont inadaptés. Nous sommes toujours au stade de transition. Notre rendement reste faible par rapport aux pays voisins », estime notre interlocuteur, en précisant que le port d’Alger souffre d’un problème « d’espace » pour accueillir le flux de marchandises. D’après lui, l’infrastructure portuaire n’a pas suivi le rythme du développement des importations et des exportations de l’Algérie. Expliquant le goulot d’étranglement au niveau du port d’Alger, notre interlocuteur impute cette situation aux mesures édictées par le ministère du Commerce, portant obligation de présenter un certificat de qualité phytosanitaire de tout produit entrant en Algérie.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Watan