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Les banques étrangères financent peu de projets en Algérie

jeudi 6 août 2009, par Rédaction

Le gouvernement estime que les banques étrangères implantées en Algérie ne s’engagent pas assez dans le financement des PME algériennes.

Les banques étrangères en Algérie. La décision de supprimer l’octroi des crédits à la consommation, dont on s’accorde à dire qu’elle est motivée par le souci des autorités de limiter l’endettement des ménages et le niveau des importations, n’est pas sans conséquences sur l’activité de certaines filiales de banques étrangères en Algérie qui avaient fait de ces produits financiers sinon leur créneau de prédilection du moins un axe non négligeable de leur développement en Algérie. De l’avis de nombre de spécialistes, une telle disposition était prévisible, le discours récurrent de l’Etat exhortant les banques étrangères à s’impliquer activement dans le soutien aux investissements productifs n’ayant pas trouvé d’écho. Quand on sait que la stratégie d’expansion de ces banques en Algérie a pris appui sur une politique du crédit entièrement orientée vers la consommation et le commerce extérieur (ces deux volets étant structurellement liés dans notre pays), on ne peut que s’interroger sur les retombées macroéconomiques de leur démarche.

Le rôle de régulation de l’Etat, réactivé un peu partout dans le monde du fait de l’ampleur et des répercussions massives de la crise financière internationale, se déploie évidemment aussi dans une sphère bancaire dont on a pu constater certaines évolutions dangereuses suite aux défaillances relevées dans leur supervision. Tel est également le cas en Algérie où l’intervention des pouvoirs publics en matière de réglementation et d’encadrement bancaire s’inscrit dans un contexte désormais indissociable de la crise mais décrypté et appréhendé compte tenu des spécificités de l’économie nationale. Ces spécificités sont telles qu’elles ont conduit les autorités à sécuriser davantage des ressources extérieures totalement dépendantes des fluctuations du marché pétrolier. Au niveau institutionnel, la sécurisation des moyens de paiement extérieur passe par la rationalisation de la gestion des réserves de changes non plus seulement en termes de placement, mission assurée par la Banque d’Algérie selon les standards internationaux, mais aussi au regard des contreparties économiques escomptées.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant