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Les champs pétroliers matures produisent moins de pétrole

samedi 8 novembre 2008, par Rédaction

La production de pétrole des champs pétroliers matures baisse de 9 % par an en raison des désinvestissements.

Le pétrole et les champs pétroliers matures. C’est ce qu’affirme l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport sur les perspectives énergétiques mondiales 2007-2030 basé sur les statistiques historiques de production de 800 champs de pétrole dans le monde. Cette baise est due au fait que les champs de pétrole en exploitation sont de plus en plus petits et de plus en plus souvent en mer. Autant de facteurs qui font dire à l’AIE que le prix de l’or noir évoluera en moyenne à 100 dollars le baril sur la période 2008-2015 et pourrait atteindre 200 dollars en 2030. « La baisse de production actuellement observée est susceptible de s’accélérer dans toutes les régions du monde », explique l’AIE qui dit s’attendre à ce que la baisse de production « naturelle » des champs matures atteigne 10,5 % par an d’ici à 2030. L’AIE estime, toutefois, que les champs pétroliers les plus grands connaissent les baisses de production les plus faibles une fois arrivés à maturité, c’est-à-dire quand ils ont dépassé leur pic de production. Les champs pétroliers onshore connaissent, selon le même rapport, des taux de déclin de production moins rapides que les champs offshore.

« Le risque pour l’approvisionnement pétrolier n’est pas un manque de pétrole, mais plutôt un manque d’investissement », souligne l’AIE.
Expliquant plus ses prévisions des prix, l’agence déclare tabler dans son rapport sur une moyenne de 100 dollars le baril pour 2008-2015, en dollars constants de 2007, c’est-à-dire hors inflation. Le rapport se base aussi sur un prix du pétrole « juste au-dessus de 200 dollars le baril » en 2030, ce qui, en soustrayant l’inflation projetée, correspond à « plus de 120 dollars » en termes réels. Des chiffres que l’AIE qualifie d’ »ajustement majeur » par rapport à ses prévisions de l’an dernier, « en raison d’une réévaluation des perspectives de coûts de production et de demande ».
L’AIE, qui s’inquiète d’un manque d’investissement pouvant menacer l’approvisionnement en pétrole face à une demande mondiale croissante, évalue à 26 000 milliards de dollars les investissements nécessaires dans le domaine énergétique sur la période 2007-2030.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant