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Les entreprises algériennes du BTP veulent s’investir dans les grands projets en Algérie

jeudi 25 mars 2010, par Rédaction

Les entreprises algériennes du secteur du BTP estiment que l’Etat devrait leur accorder une plus grande part dans la réalisation des grands projets en Algérie.

Les entreprises algériennes du BTP veulent s'investir dans les grands projets en Algérie. Les opérateurs algériens du secteur du BTPH estiment que le nouveau code des marchés publics, en cours de révision, devrait favoriser les entreprises nationales publiques et privées afin de les associer à la réalisation des grands projets en Algérie inscrits dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014. Pour eux, les nationaux sont presque écartés des chantiers des travaux publics et de la construction sous prétexte qu’ils n’ont pas la technologie ni les compétences requises pour réaliser des projets de grande envergure. « Un argument infondé, car ces mêmes entreprises ont fait leurs preuves à travers la sous-traitance », selon les opérateurs qui ont participé à la rencontre sur les marchés publics et le principe de la concurrence tenue hier au centre de presse El Moudjahid. Plus de 40 % des 450 000 PME existantes activent dans le BTPH, pourtant elles n’arrivent pas à se frayer un chemin auprès des entreprises étrangères qui ont raflé la quasi-totalité des marchés. « C’est aberrant ! » s’indigne un opérateur du secteur tout en revendiquant que le nouveau code des marchés devrait leur accorder plus de chances.

« Le seul moyen de s’approprier la compétence et la technologie, c’est de nous intégrer dans ces marchés », a-t-il insisté, en relavant l’inexistence d’un programme de mise à niveau des entreprises du BTPH et de l’hydraulique. Un programme qui existe pourtant dans le cadre du MEDA.
Le président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Habib Yousfi, a souhaité que le nouveau code soit plus transparent et surtout équitable vis-à-vis des entreprises nationales en leur permettant de s’affirmer sur le terrain au lieu de faire appel exclusivement aux entreprises étrangères. Fervent défenseur des nationaux, M. Yousfi a affirmé que le retard dans les délais de réalisation de leurs projets en Algérie est dû beaucoup plus à la pénurie des matériaux de construction qu’au rythme des entreprises. De plus, les sociétés étrangères, qui font de grosses commandes, sont prioritaires que celles nationales, ce qui oblige souvent celles-ci à se tourner vers le marché noir. Pour sa part, le président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), Mouloud Khelloufi, a rappelé que le code des marchés a subi des modifications en 2003 après le séisme de Boumerdès, mais également en 2008 ; cependant beaucoup reste à faire. Le gouvernement avait promis sa modification dans un sens plus favorable aux entreprises nationales.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant