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Les ventes de voitures en Algérie en baisse

lundi 17 novembre 2008, par Rédaction

Les ventes de voitures neuves en Algérie ont connu une baisse en raison de l’introduction de la taxe automobile selon les concessionnaires.

Baisses des ventes automobiles en Algérie. Tous les agents agréés et concessionnaires de voitures en Algérie s’accordent à affirmer que depuis l’introduction de la taxe sur les véhicules neufs le 25 juillet dernier, leur chiffre d’affaires a été affecté. Si pour certaines marques et genres de renom et destinés pour une clientèle généralement aisée et ne recourant que rarement à la formule de facilité, les voitures, dont les prix oscillent entre 400.000 et 800.000 dinars, plus accessibles aux petites bourses, sont moins vendues de nos jours. Selon un responsable commercial d’une agence agréée, « si avant, on arrivait à vendre jusqu’à 8 voitures par jour, actuellement, on arrive difficilement à en en vendre une seule ». Pour lui, « les clients potentiels se sont de nouveau rabattus sur la voiture d’occasion, dont le cours a été également augmenté sous l’effet de boule de neige ». Cette situation a été appréhendée quelques jours seulement après la promulgation de cette mesure contenue dans la loi de Finances complémentaire 2008 par l’association des concessionnaires automobiles d’Algérie, et dont le président, Mohamed Bairi, a indiqué que la vente des voitures, dont le prix varie entre 400.000 et 800.000 dinars, représente 80 % du marché des véhicules. Il a précisé que c’est exactement les acquéreurs de ces petites cylindrées qui seront pénalisés par cette taxe, jugée par les concessionnaires « trop élevée ».

Aujourd’hui, nombreux sont les citoyens, surtout ceux qui appartiennent à la classe moyenne, et ayant déjà formulé des commandes, réclament aujourd’hui leur remboursement. Leur nombre est important et cela crée des situations de confusion au niveau des points de vente. Les concessionnaires ont, par ailleurs, contesté l’instauration d’une taxe de 1% sur le chiffre d’affaires des concessionnaires automobiles en Algérie, alors que les autres secteurs ne sont pas concernés. Un membre de l’association a affirmé que cette taxe permettra à l’Etat d’engranger « quelque 20 milliards de dinars par an ». A Oran, plusieurs clients, notamment ceux ayant postulé pour l’achat de véhicules par facilité, se sont vus subitement désorientés. Un d’eux explique : « après avoir déposé ma demande il y a plus de 8 mois pour l’acquisition d’un véhicule de type Cherry QQ et que je devais réceptionner 4 mois après, mon attente dure toujours en raison de l’introduction de la nouvelle taxe et je me retrouve dans un cercle vicieux entre l’agent agrée basé à Oran, la maison mère à savoir le concessionnaire et la banque. Vu que cette dernière nous a accordé que 12 millions pour le premier versement en attendant la livraison pour le versement de la totalité du montant et dont le délai a été largement dépassé. Ce retard a fait que mon véhicule que je devais réceptionner avant le 25 juillet de l’année en cours ne l’est pas encore et ce, jusqu’au jour d’aujourd’hui. Du coup, je me retrouve concerné par cette taxe qui n’était pas comprise au départ, une taxe que je refuse de payer ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant