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Ouyahia défend ses mesures sur l’investissement en Algérie

dimanche 28 juin 2009, par Rédaction

Les mesures prises dans le dossier des investissements étrangers en Algérie ont justes selon le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia.

Ahmed Ouyahia s'exprime sur les investissements en Algérie. L’Algérie « prend ses décisions en toute souveraineté et nul ne peut s’arroger le droit de lui dicter ce qu’elle doit faire », a affirmé hier le ministre depuis Constantine lors d’un point de presse, organisé en marge d’une visite à l’est du pays. Face aux réserves exprimées par la commissaire européenne au commerce extérieur, M. Djaâboub a estimé que l’Algérie, qui constitue « un grand marché de 51 milliards de dollars, se doit de prendre les mesures d’encadrement de l’investissement à même de sauvegarder ses intérêts ». Catherine Ashton, commissaire européenne au commerce extérieur, avait notamment critiqué dans sa lettre, datée du 12 juin 2009, la décision d’imposer aux investisseurs étrangers une ouverture de capital à hauteur de 51% au profit d’un partenaire algérien et l’obligation faite à une société d’importation étrangère de céder 30% de ses parts à une partie algérienne. Des décisions assimilées à des restrictions au commerce et à l’investissement par les Européens mais jugées en accord avec la volonté de l’Algérie de remettre de l’ordre dans sa réglementation de commerce extérieur. Selon M. Djaâboub, les décisions prises, et entre autres l’imposition aux sociétés commerciales étrangères d’ouvrir leur capital à une participation algérienne de 30% au moins seront « strictement respectées et appliquées, quelle que soit la réaction de ces sociétés », a ajouté le ministre.

Catherine Ashton, commissaire européenne au commerce extérieur, reproche notamment au gouvernement algérien l’effet rétroactif des mesures Ouyahia sur l’investissement qui, selon elle, « sape la certitude juridique », et appelle le gouvernement algérien de « reconsidérer les mesures et d’explorer la possibilité de suspendre leur application ». Pour le gouvernement, il n’y a ni état d’âme ni fléchissement. Pour la mesure des 30% d’ouverture de capital par exemple, la mise en application est déjà effective, et les sociétés d’importation implantées en Algérie qui ne se conformeront pas à la loi risquent la radiation au 31 décembre 2009. Ahmed Ouyahia avait d’ailleurs exprimé sa détermination à appliquer et à assumer, ce qui s’apparente, aux yeux des partenaires étrangers, à un revirement dans la politique de commerce extérieur de l’Algérie, mais qui est pour le gouvernement une redistribution des rôles dans un scénario visant le rééquilibrage des relations commerciales. Sur les directives du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, le gouvernement entend en fait mettre en application un plan de remise en ordre des règles économiques et d’échanges avec les partenaires étrangers.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Watan