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Oxford Business Group optimiste pour l’Algérie

vendredi 12 décembre 2008, par Rédaction

Oxford Business Group a dévoilé son rapport sur l’Algérie dans lequel il se dit optimiste quant aux perspectives de développement du pays.

Un rapport de Oxford Business Group sur l'Algérie. Lors d’une conférence de presse tenue à Alger, Robert Tashima, directeur régional de Oxford Business Group, a présenté une conclusion analytique de l’économie algérienne d’un optimisme démesuré. Evoquant une croissance de l’ordre de 4,6% du PIB de l’Algérie, dont 45% tirés des hydrocarbures, le conférencier a tenté tant bien que mal d’expliquer « la bonne santé de l’économie algérienne ». Le rapport annuel du cabinet londonien a été édité, faut-il le préciser, sur la base d’un large éventail d’interviews d’officiels algériens, à l’image du président Bouteflika mais aussi de Mourad Medelci, Chakib Khelil, Abdelhamid Temmar et Karim Djoudi, respectivement ministres des Affaires étrangères, de l’Energie et des Mines, de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement et des Finances. A la question de savoir si les chiffres officiels ne sont pas de nature à fausser les conclusions du rapport, M. Tashima s’est contenté de répondre qu’« il est souvent difficile d’obtenir des chiffres exacts ». Il est allé jusqu’à certifier que « l’Algérie sortira indemne des effets de la crise financière internationale et ce, grâce à ses réserves de change ».

L’orateur, tout en mettant en valeur les 32 milliards d’excédent commercial de l’Algérie, a ajouté que « le surplus de budget toujours croissant, combiné à une politique de développement et à une politique macroéconomique prudente, assurera, en ce climat d’incertitude économique globale, la position de l’Algérie sur la scène internationale ». L’optimisme démesuré de ce responsable d’OBG a été nuancé par Lachemi Siagh, expert financier et président-directeur général de Strategica Finance, qui a estimé que les réserves de change ne peuvent couvrir, au rythme actuel, que 3 à 4 années d’importations. Le rapport annuel d’OBG fait ressortir un chiffre de 6 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2008. M. Tashima, se basant sur les interviews des responsables algériens, a fait comprendre aussi que les investissements dans le secteur de la pétrochimie s’élèvent à quelque 30 milliards de dollars. En un mot, le rapport évaluatif 2008 d’Oxford Business Group semble trop optimiste pour une économie exclusivement dépendante des recettes pétrolières.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après El Watan