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Polémique en Algérie sur la révision de la constitution

lundi 3 novembre 2008, par Rédaction

Le projet de révision de la constitution en Algérie par voix parlementaire n’a pas obtenu l’adhésion de tous les partis politiques.

La révision de la constitution en Algérie divise. Le Front national algérien (FNA) vient d’emboîter le pas aux formations d’Ennahda et du RCD, pour exiger la soumission des amendements que compte porter le président de la République à la Constitution de l’Algérie, au référendum. Le FNA a d’ailleurs adressé une lettre au président de la République lui exprimant son « attachement » à soumettre les amendements souhaités par ce dernier au référendum et à promouvoir les libertés individuelles et collectives des Algériens. Le débat d’aujourd’hui s’articule désormais sur la question : peut-on oui ou non soumettre la nouvelle mouture de la constitution aux parlementaires sans recourir au référendum ? Moussa Touati donne un éclairage sur la question : « L’APN est loin de représenter le peuple algérien. Il n’y a qu’à voir le taux de participation lors des législatives de mai 2007 qui a vu son installation. » Fustigeant l’institution parlementaire, M. Touati s’est interrogé sur l’utilité d’une instance (l’APN, Ndlr) qui « ignore la gérance de l’argent du peuple algérien ». Une « humiliation », s’est-il indigné. Pour lui donc, la question de la révision de la loi fondamentale, fût-elle partielle, doit « impérativement avoir le consentement du peuple ». Faute de quoi, le FNA va opposer son niet au projet.

Bien au-delà de la volonté du Président de postuler un troisième mandat, M. Touati reste convaincu que cette façon de faire renvoie beaucoup plus à une « volonté de réduire » la volonté populaire qu’à un problème d’agenda . « Nous ne sommes pas contre Bouteflika mais contre cette façon d’agir car ce sont les Algériens qui doivent se prononcer dans une affaire qui les concerne en premier lieu », a-t-il lancé en réponse à la question sur le 3e mandat que compte briguer l’actuel président. A ce propos, M. Touati révèle qu’il a été derrière l’article 174 de la Constitution qui limite le mandat présidentiel en Algérie : « C’est moi qui avais proposé à Zeroual de limiter la mandature à deux », souligne le futur candidat à la présidentielle. Enfonçant un peu plus le clou, Moussa Touati révèle que « les amendements proposés ne sont en vérité que le fruit de pressions de groupes d’intérêts qui sont derrière ». Des intérêts « beaucoup plus économiques que politiques », a-t-il précisé, sans aller toutefois au bout de sa pensée. M. Touati préconise un « éveil national » pour la consécration des droits politiques et économiques des Algériens, considérant que tout ce qui sort du cadre officiel est un « écartement du peuple sur la souveraineté ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Jeune Indépendant